A la frontière du secteur Calixis et des étendues du Vortex hurlant, au 42 Millénaire, pendant la croisade indomitus, le sous secteur Alaman lutte pour sa survie.
 
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 Chapitre 2: Le Défi des Dieux.

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MessageSujet: Chapitre 2: Le Défi des Dieux.   Sam 3 Fév - 17:42

Azazel montait les décombres de la redoute central. Des colonnes de fumée s'élevaient toujours à des kilomètres à la ronde. Le ciel était en feu et une chape de nuages noirs encore enflammés recouvrait l'horizon d'un rideau de flammes. Pouvait-on s'habituer à de tel décors d'apocalypse? Chaque fois que le maître de Chapitre observait les vestiges de la guerre, de ses propres yeux ou à travers ses osculaires, il ne pouvait s'empêcher d'y voir le défi des Dieux à l'Imperium de l'humanité. En vérité il n'était pas si loin d'avoir raison. Le paysage sur lequel il posait son regard était à son image, labouré par la colère et la douleur. Un pan de Plastbéton s'écroula sous son poids entrainant dans son sillage des plaques, des briques et une trainée de poussière épaisse et blanche.

- Rapport! Ordonna-t-il aux systèmes de son armure qui lancèrent divers protocoles afin de lui afficher, avec le plus de précision possible les évènements qui avaient eue lieu ici et sur d'autres champs de batailles disséminés sur l'ensemble de la planète.

Enniev s'afficha sur ses lentilles. Des traces rouges faisaient de légers sillons sur la surface rondes de l'agri-monde. Des cicatrices que laissaient le Tyran et ses armées sur cette planète. Enniev souffrait de façon intolérable.

**Analyse en cours, récupération des donnés.**

**Neuf, quatre vingt six pour cent de la planète est maintenant sous le contrôle des forces d'invasion. **

Azazel tourna son regard vers le ciel enflammé. D'un mouvement des yeux il fit agrandir une fenêtre de données.

**Constat de la carapace noir, blessure non invalidante détectée au niveau de la poitrine. Analyse en cours.**

- Oublie, ordonna Azazel d'un ton ferme, affiche les rapports que je puisse me faire une idée de ce que nous allons affrontés au cours de cette campagne.

** Affichage en cours, rééquilibrage par injection de drogues de combats. Mesures anti-douleurs bloqués.**
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MessageSujet: Re: Chapitre 2: Le Défi des Dieux.   Lun 5 Fév - 17:31

++Force de Défense planétaire de Croiseur "Iron Strike": Le barrage vient de céder! Je répète, le barrage vient de céder! La marine tente d'intercepter les modules d'invasion, préparez vous au contact. Nous ferons notre possible pour qu'il en arrive le moins possible.++

Il était inutile à Guillem Domjanov, Kommandant de la 10éme Compagnie du second détachement de défense planétaire de recevoir les rapports du "Iron Strike". Les batteries de défense avaient toutes tournés leurs têtes vers le ciel qui lentement c'était enflammé. Les premières entrés atmosphériques avaient enflammé l'oxygène et la fumée qui suivaient les objets violant le ciel d'Enniev avaient commençés à recouvrir l'horizon d'une chape de nuages noirs au ventre orange. Au milieu des trainés de flammes, des lumières plus éblouissantes illuminèrent les ténèbres comme la naissance de dizaines d'étoiles perçant le toit enflammé de ce monde. Les batteries se mirent à tirer dans un vacarme assourdissant, lacérant le ciel de leurs munitions auto-traçante.  

++Bombardement imminent.++

Guillem se frotta le menton. De nombreux commandants avaient ordonnés aux soldats de rejoindre des abris, mais certains, comme lui, avaient pris la décision de les laisser aux emplacements stratégiques prévus pour tenir la ligne. Le premier bombardement avait été si catastrophique pour les hérétiques que les pertes des défenseurs avaient avoisinés les quelques milliers d'hommes seulement sur toute la planète. Enfermé dans la soute de sa Chimère le Kommandant n'avait pas à supporter le regard de ses hommes qui se tournaient vers le VAB, en attente d'un ordre de replis. La radio resta silencieuse alors même que la chape nuageuse s'ouvraient en siphon en de multiples endroits. Le feu s'enroulaient autour de colonnes de lumière qui venaient frapper le sol. Quelques secondes après l'impacte une explosion aveuglante suivit d'un tremblement de terre, puis un champignon s'élevait et une vague de chaleur irradiait sur des dizaines des kilomètres brûlant tout sur son passage. Les arbres mourraient les premiers en s'enflammant comme victime d'auto combustion, puis le souffle faisait s'écrouler les bâtiments les plus fragiles et soulevait véhicules et habitations les plus petites en les disloquant, enfin un souffle puissant suivaient et rasait ce qui restait. Guillem suivait les impactes depuis les écrans de bord de la chimère, une main gantée de noire devant la bouche. Il se mit à prier l'Empereur de lui pardonner son erreur quand il comprit que les brouilleurs de ciblage qu'il avait demandé ne seraient pas à la hauteur de leur tâches. Sur le champs de bataille, à trente-six kilomètres au nord de sa position, les forces hérétiques au sol arrivaient. C'était eux qui devaient permettre aux traîtres en orbite d'atteindre la surface pour entamer la conquête d'Enniev.
Guillem avait commencé à pleurer avant la fin des bombardements.

++ Ici le Kolonel Mika Kanov à bords du Banesword Léviathan, ou sont les soutiens? BORDEL, Kommandant, répondez, par l'Empereur ou je vous fait fusiller après cette bataille. OU SONT MES SOUTIENS d'infanterie?++

Le chars super lourd avait pris le flanc droit, à six kilomètres au Nord, Nord-Est de la ligne Drusius et de Bastion "Sillo-One".
La voix tremblante Guillem ouvrit la radio pour répondre mais il fût devancer par l'un de ses Sergents qu'il remercia intérieurement.

++ Ici le sergent Jonathan Milliev, il semble que la Chimère de commandement ai un problème de transmission. Vous ne pourrez pas compter sur un quelconque soutien, Kolonel... Nous sommes décimés. Nous...++

La transmission fût coupé par une explosion derrière lesquels on pouvaient entendre les cris de soldats mourants.
Guillem toussa et sécha ses larmes d'un revers de manche. Il devait reprendre le contrôle, pour Egueup, pour l'Empereur. Il se racla la gorge et oublia son cœur qui battait trop fort dans sa poitrine.

-" Ligne rétablie," mentit-il en essayant de cacher la faiblesse dans sa voix,  "soldats, tenez vos positions. Kolonel je vais demander un soutien d'artillerie. Donnez nous la position et la nature des hostiles."

++ Un putain de Seigneur des crânes, connard! Et trois drones de nature inconnus. J'vous jure que je vais avoir votre peau Domjanov! Pourquoi vos hommes sont restés à découv...++ La promesse du Kolonel sonnait sincère et Guillem regretta aussitôt d'avoir repris le commandement. Tant pis il devait faire avec. Il réclama l'état des pertes à ses sergents et fût horrifié par les pertes qui s'affichaient sur son écran. Prêt de vingt mille hommes avaient succombés avant même le début de l'attaque et le Bastion Sillo-two c'était écroulé sur toute sa façade sud.

++Kommandant, visuel sur hostiles en position 12.23 Charlie/Bêta... Putain, par la Sainte de Terra, c'est des Berzerks... FEU! Les laissez pas approcher! Un Démon arrive par le ciel, UN PUTAIN DE DEMON, Kommandant, ordonnez aux batteries de faire barr...++

++Domjanov de Urgen Tallson...++

-"Je ne peux pas Psyker Primaris, trop de choses..."

++ Les morts avançent sur la redoute central, il faut demander un bombardement immédiat ou nous allons crouler sous le nombre, je ne pourrais pas les retenir, ils sont des milliers, vous m'entendez Kommandant?++

Guillem observait les écrans. Il savait que derrière la barrière de métal blindé de sa chimère l'enfer venait de s'ouvrir sur Enniev et que des milliers de démons venaient pour son âme. Il avait coupé la radio et s'épongeait le front avec un mouchoir blanc immaculé. Il prit une grande inspiration. La bataille venait de commencer.
***

Azazel ferma les yeux. Il n'avait nul besoin de voir pour comprendre. Une erreur de jugement avait fait basculé l'avantage en faveur des hérétiques dès le début de l'assaut. Il se tourna vers l'Est pour voir une colonne de motard de la Night Wing filer vers le lieu ou le Léviathan avait tenu la ligne, soutenu par le Komandant Foued Sedkaoui.

- "Envoie le rapport du Kommandant du second fer de lance du 81éme. Je veux savoir pourquoi nous n'avons pas écrasé les lignes ennemis comme prévus, en les prenant par l'Est."

++ Tout de suite Grand Maître.++
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MessageSujet: Re: Chapitre 2: Le Défi des Dieux.   Lun 12 Fév - 10:39

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MessageSujet: Re: Chapitre 2: Le Défi des Dieux.   Mar 20 Fév - 10:38

- "Contournez la ligne, Kashif, maintien la vitesse, Sabri, tourelle trente-huit degrés, Nord-Nord-Est, vise le panache de fumée noire et détruit tout ce qui pourrait en sortir. Shakir prêt à charger de nouveaux obus, Sharaf, Canon laser prêt à tirer sur la même cible que le canon Vanquisher, donne moi une estimation pour la portée des Multi-fuseurs, je veux abattre ce truc!"

Tout l'équipage était affairé à son poste. Le Lieutenant Foued Sedkaoui gardait un œil vigilant sur son artilleur secondaire. Après la mort du sergent Jamal Bahjat il n'avait pas eue le choix du recrutement et on lui avait remplacer le vétéran par le jeune Shakir. Il avait à peine la majorité pour se battre et son teint pâle, ses cernes et la transpiration trahissait un état de stress qui pouvait les tuer tous. Une seule petite erreur aurait raison de l'équipage en entier.

- "Lieutenant? La fumée noire, c'est le Léviathan?"

Foued ne répondit rien. Il posa son œil sur l'auspex de bord et tourna la molette d'observation. A l'avant de sa formation les six Hellhound avançaient à pleine vitesse pour atteindre les colonnes de mort-vivants et de cultistes qui se jettaient sans relâche sur le redoute que défendait Urgen Tallson, le Psycker Primaris. Les véhicules du 144éme de reco se servaient de l'obscurité et de la vitesse pour aller au contact des légions hérétiques. Foued eue une pensée pour eux. Il savait comment les choses avaient tournés à Kinum. La multitude de cette chairs à canon avait fait tomber des Leman Russ lourdement blindés. Il comprenaient mieux la réputation des hommes du 144éme. Des explosions secouèrent le chars et Foued détourna son attention pour revenir à sa cible principale. Il adressa une courte prière à l'Empereur quand une silhouette massive, haute comme quatre étages d'un immeuble se dessinna à travers les panaches de fumée qui envahissait l'horizon. La chose, monstrueuse, était à dix septs kilomètres de leurs position, et pourtant il surplombait le champs de bataille de sa masse comme un Dieu de la guerre. Sa hache monumentale tournait autour de lui avec la lenteur de ce qui est trop lourd, trop gros, trop massif pour que le cerveau humain puisse lui donner sa vitesse réelle. Des morçeaux du léviathan s'en détacher encore et tombaient au sol en soulevant des volutes de poussières qui masquaient encore la cible.

- "Un seigneur des crânes, il vient vers nous. Par le trône..." La voix de Shakir trahissait un peur panique, et la tâche d'urine sur son siège inquiétait plus encore Foued. Il hurla de nouvelles coordonnés.

- "Kashif, tu maintien la vitesse!" Prévint Foued en lançant un regard vers le pilote qui avait accéléré malgré lui. Un affirmatif lui fût retourné tandis que les moteurs baissés de régimes. Sabri était concentré, son pied droit martelait frénétiquement à quelques centimètre de la pédale de tir, prêt à envoyer dès que l'ordre lui serait donné.

- " Shakir, prépare les fumigènes, si ce truc ne tombe pas il vaut mieux que son canon ventral ne nous trouve pas trop facilement. A mon commandement..."

Les quelques secondes qui suivirent furent palpable, tous l'équipage était tendu, prêt à exécuter les ordres le plus rapidement possible. Le chars avançait trop lentement, la tourelle s'alignait comme elle pouvait malgré le chaos de la route et les tirs d'obusiers qui le faisait trembler. Foued jeta un dernier regard sur le jeune garçon qui tenait les manettes du canon laser et des multi-fuseurs en main. Il priait en silence, les doigts si serrés autour des gâchettes que ses phalanges en étaient blanches.

- "... FEU et FUMEE!" Hurla le lieutenant. Au même moment le chars fit une embardée alors que le canon Vanquisher crachait sa charge dans un panache de poussière qui l'enveloppait seulement découpé par le rayon laser qui traçait un trait net vers la chose monstrueuse qui déchirait le rideaux de flammes de son propre carnage.

***

- " Rafat, rentre la tête, putain de bordel!"

Le sergent Artur Kucharczyk savait qu'il n'y avait pas grand chose à faire pour maintenir l'ordre dans cette boite de conserve. Les kilomètres étaient avalés avec le plus de vitesse possible. Le maitre artilleur, Alladi Ben Zaouar, avait prévenu que les Wyverns allaient entamer un long barrage sur les troupes qui encerclaient la redoute centrale. Il avait besoin de connaître la position des cultistes. Kucharczyk lui avait répondu d'un bref "Affirmatif, Seigneur." tout en souriant. Une fois que lui et ses six Hellhound seraient au plus prêt des hérétiques il ne resteraient plus que des cadavres calcinés à bombarder.

- "RAFAT," hurla de nouveau le sergent, si tu rentre pas ta tronche tout de suite..." La menace fût couper par une explosion qui fit faire une embardée violente au blindé. Ulryk jura en reprenant le contrôle des commandes, tous les chars autour durent manœuvrer pour éviter une collision. Rafat, rentra la tête et fit tomber la terre qu'il avait sur les épaules et le casque avant de relever les yeux vers son sergent.

- "... Pas passée loin celle-là! Putain de saloperie." Plaisanta-t-il avant de se mettre à son poste. Il attrapa une bouteille et en but une longue rasade avant de la reposer sur le tableau de bord. Celle-ci faillit tomber quand le chars léger rebondie sur un trou d'obus et Rafat hurla de nouvelles insanités en la remettant en place. Il ouvrit le rideau d'écoutille et se mit à sourire.

- "Spectacle son et lumière offert par l'Empereur en personne, bande d'enculés!" Dit-il en s'avançant comme pour voir mieux.

Artur affichait lui aussi un sourire carnassier.

- "Chiens de l'enfer un et deux, ouvraient les vannes, déchainés la colère sur ces misérables."

A peine son ordre fût entendu que les Hellhounds crachèrent de longues flammes de prométhéum sur les légions de Cultites. En même temps que les canons inferno et les lance-flammes lourds arrosaient de feu collant les centaines d'hommes qui leur faisaient face que les chars entraient dans les flancs des colonnes, les ouvrants comme l'Empereur aurait ouvert la Mers. Au son des combats, des mitrailleuses et des explosions vînt s'ajouter celui des cris effrayants des hommes en train de brûler et l'odeur de la chair qui crâme.

- "Allez tous vous faire enculer par Leman Russ!" Explosa Rafat en riant comme un dément, tournant les manettes des canons pour faire un maximum de carnage dans la marée humaine qui les ensevelissait maintenant.
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MessageSujet: Re: Chapitre 2: Le Défi des Dieux.   Mar 20 Fév - 10:49

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MessageSujet: Re: Chapitre 2: Le Défi des Dieux.   Mar 6 Mar - 15:47

-" Les Berzerks... Ils enfoncent nos lignes... Ils nous déciment..."

-"Stop!" Ordonna Azazel tout en utilisant ses yeux pour désactiver à la fois la lecture du rapport et les vidéos auspex qui défilaient en surimpression sur le champs de bataille qui se déployaient à ses pieds depuis les ruines de la redoute centrale.

A sa gauche, à environ quinze kilomètres, la plate-forme skyshield s'élevait, massive, torturée par les impacts d'obus, enveloppée des fumées noirs qui saignaient de ses plaies.

Un peu plus au nord les maisons de citoyens, travailleurs, miniers, convoyeurs, familles, toutes victimes du premier assaut. A sa droite les plaines et les ruines des bâtiments de l'administratum. De chaque côté, s'élevant comme de sombres gardiens déchus, les bastions Silo-1 et 2.

D'une simple mouvement de ses yeux le Maître de Chapitre change de point de vue. Au bas de la plateformes les lignes aegis forment un labyrinthe qui semble impénétrable.
Cette zone devait être défendu par le gros de l'infanterie, mais les choix du Kommandant ont décimé les lignes aussi sûrement que les bombardements ennemis, et les Berzerks entrent dans les tranchés comme si on les y avaient invités.

Le reste n'est qu'une succession de massacres.  La bataille était perdu avant même d'avoir commencé. Les Space-marines renégats, rendus fous par la soif de sang et la rage entrent dans les tranchés, les hommes qui leur font face sont en train de se réorganiser comme ils peuvent, leurs défenses ne sont pas en place, leur matériel fracassé ou démonté afin de pouvoir survivre à un bombardement que leur chef a décidé de les laisser subir à découvert. Les haches tronçonneuses se lèvent, non pas dans un combat pour la suprématie du terrain, mais dans un travail de boucher, un abattoir humain.
Et derrière eux, le Démon s'élèvent dans les airs, flamboyant d'une colère qui irradie comme un soleil au dessus du massacre.

-"Il y a quelque chose qui m'échappe!" souffle Azazel dont l'esprit amélioré ne cesse de tourner à la recherche d'une explication viable à ce massacre. Il envisage plusieurs scénarii tactique différents, et toutes les probabilités qui en découlent. Aucune de ses réalisations mental ne découlent sur un tel carnage. Pourtant Guillem Domjanov ne semble pas laisser l'ennemi entrer aisément. Cela ressemble plutôt à de l'incompétence, à une forme de choix stratégique illogique.
La vidéo se remet en route après un bref clignement d'œil et les tourelles de défenses anti-aérienne tournent leurs lourds canons vers le prince démon. Ils ouvrent le feu dans un fracas assourdissant de lumière et de poussière...

-"Avance, J+6, H-15 point 34."

Afin de protéger les batteries d'artillerie le Kommandant Domjanov ordonne aux Ogryns de charger les Berzerks. Le choix est intéressant. Les brutes sont capable de tenir au corps à corps et les combats vont durer des jours. Face aux space-marines l'issue est inéluctable, pourtant les combats dans les tranchés vont maintenir les forces hérétiques plusieurs jours d'affilés dans la boue et le sang des lignes aegis permettant à l'artillerie de continuer le travail le plus longtemps possible. Cela ne colle pas avec le reste des décisions ratés.

Un changement d'angle permet à Azazel de voir les batteries Basilisk, derrière lui. Des jours et des nuits de bombardements ont labourés le champs de bataille transformant les champs d'Alombra en vaste terrain dévasté d'arbres brisés, de boue humide et sanglante, de cratères fumants. Pas une once de terrain n'a pas été retourné par les obus de l'Impérium ou ceux des hérétiques du Tyran. Les hommes sont épuisés, ils avancent en trainant derrière eux des sacs de terres humides sous leurs bottes, Ils rechargent les longs canons chenillés, écoute les ordres que leur hurle les artilleurs ou le Maître Alldi Ben Zouar. En relevant les yeux, Azazel peut voir le rayon brûlant d'un canon orbital ouvrir le ciel dans un cyclone de nuages et s'abattre sur le Seigneur des crânes. La machine démon semble plier sous la puissance du rayon qui l'inonde, mais lorsque celui-ci disparaît en laissant un trou béant dans la voute nuageuse, il se relève et hurle, il avance vers la position des  Chars du Kommandeur Sedkaoui.

- "De Sedkaoui à Maître Alladi, frappe d'urgence aux coordonnées 24-8 Golf/Papa. Si vous n'arrivez pas à arrêter cette horreur, nous allons crever, vous m'entendez, nous sommes entre deux feux! Frappe maximum immédiate!"

Azazel se retourne pour voir les Basilisk changer de position de quelques degrés, les chenilles creusent la boue, les hommes s'activent tout autour, déchargent les douilles large comme des boeufs, enfournent de nouvelles munitions et les canon se lèvent dans un grincement que même la fureur des combats n'arrivent pas à étouffer totalement. L'une après l'autre, et sans relâche, elles crachent la mort. Plusieurs hectares des champs d'Alombra disparaissent dans la terre soulevée par les explosions. Elles continuent de s'acharner pendant de longues heures, bien après que leur objectif soit accomplis, incapable, dans la fumée de la destruction, de s'apercevoir qu'elles pilonnent la carcasse du monstre qu'elles visaient.

-"Il y a de la force et de la volonté chez les hommes de l'Astra Militarum."

Azazel se tourne. Absorbé par la lecture du rapport il n'avait pas entendu son frère monter la butte qu'avait été la redoute avant qu'elle ne s'écroule sous les assauts d'une légion de mort-vivants.

-"C'est la douleur qui leur donne la force de résister. Leur souffrance, le prix qu'ils payent pour rester en vie, est aussi le don de l'Empereur pour leur donner courage et obstination. Pourtant, mon frère, je ne comprends pas ce qui c'est passé. Les décisions prisent par le Kommandant de compagnie sont erratiques, parfois logiques, parfois..."

-"...Illogique et laisseraient penser à de la trahison si elles avaient toutes eue le même objectif." Termina Baphomet avant de retirer son casque pour le fixer à sa cuissarde. "C'est comme s'il n'était pas lui même en fonction des jours qui passent, retrouvant une forme de lucidité avant de sombrer de nouveau dans la folie."

Azazel resta silencieux. Il laissait la plaie qui creusait un trou dans sa poitrine irradier sa morsure brûlante. Aucune émotion pour tous ces morts stupides, pour cette bataille qui relançait une guerre qui ne pourrait être courte et qui allait se prolonger dans le sang et la nuit. Mais cette douleur était sa tristesse, sa culpabilité, son ressentiment et sa haine. Il parcourus des yeux le champs de bataille figé, les Leman Russ Punisher qui prenaient l'ennemi par surprise, au loin, au nord-nord-Ouest, points brillants que l'on devinaient par leur feux nourrit malgré la distance. Il tourna son visage pour observer celui, mutilé, de son frère. De fins câbles se reliaient à des crochets qui s'enfonçaient dans les paupières de Baphomet et lui maintenaient les yeux ouverts avec tant de force que la peau semblait sur le point de se déchirer et de s'étendre sur la chair en dessous. Baphomet avait était si beau, songea Azazel, ses longs cheveux blancs tranchaient avec le sang séché qui maquillait ses yeux écarquillés. Mais la blessure était symbolique de la charge que portait le Maître des librarians du Chapitre.

-"Sonde pour moi, mon frère, trouve le défaut."

-"Tu as déjà vue, le défaut. Tu es passé dessus, mais il était si évident que tu l'a occulté car il te semblait trop grossier pour être notable. Ton esprit affiné n'a pas pris le temps de s'attarder sur cette illogisme."

Azazel resta silencieux et baissa son regard sur les monceaux de débris qui s'écroulaient sous ses pieds.

-"Il te faut maintenant observer tes ennemis, l'un d'eux est celui que tu recherches!"

-"Un des nôtres?" demanda Azazel tout en connaissant la réponse. "Un déchus était ici? Il serait la cause de cette débandade?"

-"Non, mon frère." Répondit Baphomet en posant un gantelet de métal sur l'épaulette de son Maitre de Chapitre. Il afficha ce sourire, si rare chez les autres membres des Hellraisers ou même de la première Légion et tourna son regard vers un point du champs de bataille.

-"Un des esprits, ici, n'était pas là tout au long de la bataille. Il apparaît et disparaît, comme un pulsar, une étoile mourante en train d'être dévorée. Mais je n'ai aucune preuve à t'apporter, rien qui ne puisse t'aider plus que ce que je t'ai déjà dit. Tu dois trouver par toi même, j'en suis désolé, mon frère."

Azazel lui rendit un signe de tête.

-"Je veux voir les enregistrements ou apparaissent les commandants de la force hérétiques. Anark, puis Sulpiss."

L'armure répondit immédiatement Jour de combat: 12, Heure 21, Minute 56, Position 24-8 Uniform/Lima.
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MessageSujet: Re: Chapitre 2: Le Défi des Dieux.   Mar 6 Mar - 16:24

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MessageSujet: Re: Chapitre 2: Le Défi des Dieux.   Mer 7 Mar - 17:43

Il était immense. Ce n'était pas le guerrier élancé et massif qui forgé les rangs de L'Astartes. Il était aussi grand qu'un Primaris, son armure était souillée de la douce corruption de Nurgle. Son regard brulait à travers les lentilles de son casque d'une lueur maladive qui n'avait plus rien du rétroéclairage naturelle des armures. Une brume blanchâtre s'échappait de sa grille buccale, si bien que pour celui qui croisait son regard il semblait un démon s'échappant des entrailles éthérées d'un enfer pollué. Des insectes s'échappaient des plaies rouillés de son armures, des furoncles de métals formaient de larges bosses à certains endroits, quand une corne maladive ne venait pas crever la surface, agressives, menaçantes, renforçant l'aura quasi surnaturelle d'Anark. Des câbles épais reliaient la charpente épaisse et massive du chevalier d'Agarès à son arme. La faux qu'il faisait tournoyer sur le champs de bataille faisait deux fois sa taille et la lame courbe avait l'air bien trop lourde pour pouvoir être maniée avec autant de dextérité.

Les Leman Russ prirent position. Leur chenilles creusant des sillons humides dans la boue tandis que les tourelles tournaient sur leur pivot dans un grincement de métal gémissant. Les Canons Gaitlings avait entamé une course sifflante avant de cracher leur pluie de plomb et de mort sur le prêtre du Vertueux. La terre à ses pieds, autour de lui, avait commencé à voler en éclat, comme si les monstre de métal de l'Impérium avait décidé d'écorcher la planète elle même pour en retirer la chose qui souillait son âme de sa seule présence. Ajouté aux éclats de terre, de pierre et à la fumée des impacts des bolts, un essaim de mouches épaisses tournoyaient dans la tourmente, certaines explosaient sous un impacte brutale. Quand les tirs céssèrent, que la terre retomba en mottes informe, quand les canons brûlants à blanc finirent de tourner sur leur axe en sifflant sous l'effet de la chaleur, quand la poussière fût lentement soufflée par la brise inconstante que les combats alentours enflammés, les mouches ralentirent le rythme. Elles ressemblaient à un cyclone s'effondrant sur lui même, alors les équipages des chars comprirent. Au milieux de l'essaim qui se calmait, à travers les volutes qui s'effilochaient, la sombre silhouette d'Anark, Sorcier de Nurgle, favori de Père Agarès le Vertueux, s'avançait en déchirant le rideaux de destruction sans avoir simplement ralentie.

Il était entré dans la formation avec une rapidité fulgurante malgré sa masse et sa démarche grotesque, entre les flots de mouches qui essayaient de le suivre et les rideaux des parchemins impies accrochés à son armure, la lame de sa faux brilla d'un éclat rougeâtre. Elle sifflait autour de lui tandis que les lance-flammes arrosaient la forme ténébreuse qui traversait leur mire et que les lourds canon Punishers essayaient de suivre la menace. Une chenille d'adamantium explosa sous la faucheuse, un pan de métal blindé s'ouvrit comme une plaie béante, déchirée dans un moulinet, un réservoir explosa, et, tout autour d'Anark, l'obscurité envahissait le champs de bataille sous la forme d'un milliers d'insectes qui entraient dans les pots d'échappement, dans les conduites d'aération et dans les fûts des canons. Certains hommes ne mourraient pas dignement, en affrontant la mort qui leur faisait face comme un spectre invincible; ils crèverait étouffés par le porteur de la putrescence qui habitait l'âme du sorcier, les narines et la bouche, l'anus et les oreilles, la peau elle même boursouflée par l'invasion des mouches.

Un des Punisher qui tentait une manœuvre d'évasion et reculait ouvrit le feu de son canon principale à quelques mètres seulement du chevalier d'Agarès. Anark reçut le tir de plein fouet et se protégeât en croisant les bras devant lui. Plusieurs bolts touchèrent son casque avec une violence telle que la visière finit par éclater sous les impacts répétés. Lorsqu'il releva son visage toute la partie droite avait sauté. Pourtant, malgré l'absence de la lentille, l'œil du démon brillait toujours d'un feu interne qui éclairait les fumerolles en train de se dissiper. Les plaies purulentes qui s'ouvrait dans la chair de son visage lui donnait l'aspect d'un cadavre en décomposition, trop longtemps resté immergé dans une eau sale. Il souriait. Anark, le Fléau d'Egueup se mit à marcher sur le Tank de son pas lourd qui s'enfonçait dans la terre meuble du champs de bataille en laissant une empreinte noire à chacun de ses pas. Il fit passer sa faux d'une main à l'autre tout en faisant face au monstre d'acier qui s'élevait devant lui en faisant rugir son moteur. Anark poussa un cris tout en enfonçant son poing dans la chaire blindée de l'engin. Le crissement de métal lui fit penser au cris d'agonie d'un animal mourrant. Il arracha câble et pièces de métal comme il aurait retiré les organes d'un monstre à terre, puis, de ses deux mains, se mit à écarter la plaie béante. Le Chars essayait de fuir, ses chenilles raclant la boue sans que le Tank ne bouge d'un seul centimètre, s'échinant à creuser en faisant hurler les moteurs. Arnak ouvrit le chars en deux jusqu'à ce que le Leman Russ explose en une boule de feu illuminant tous les Champs d'Alombra d'un soleil de rage et de destruction. Alors, ceux qui avaient levé les yeux pour essayer de comprendre ce qui ce passait là-bas, virent une colonne de mouches noirs s'élever vers le ciel comme un pilier élevé à la gloire du Père Vertueux et de son Père, Nurgle. Un cris à la gloire des puissances de la ruine s'élevait en même temps que l'obscurité et les ténèbres reprenaient leur place sur Alombra.

-"Stop!" Ordonna Azazel. Capture une pict et fais là relayer par un astropath vers les instances Impérial de Bherl-One."

Le servitor qui l'accompagnait et portait un lourd lustrin qui débitait des rouleaux de parchemins fît une pause.

Sous ses yeux, ses frères Hellraisers et quelques équipe du médicae de l'astra militarum, fouillaient les décombres du champs de bataille en recherchant du matériel ou des blessés qui n'auraient pas succombé. Azazel comprit qu'ils ne trouveraient rien, que c'était une perte de temps. Il pris la décision de ne pas faire cesser les fouilles, les hommes auraient besoin d'espoir pour les combats à venir. En surimpression de sa vision le visage d'Anark le narguait. La gueule ravagée tressautait sur l'image, un casque à moitié déchiqueté derrière lequel un visage de mort semblait alterner entre rage, mépris et amusement.

-"Que l'Empereur nous préserve", souffla Azazel en soutenant le regard brûlant du démon qui s'affichait en vidéo dans ses optiques. Il focalisa son attention sur la plaie ouverte au niveau de son sternum. Cette plaie était celle qu'il partageait avec le Lion, avec l'Empereur, c'était la plaie qui lui rappelait sa propre mortalité et l'ignoble injure que ce prêtre d'Agarès faisait à la face de l'humanité tout entière. Il ressentit une haine brûlante pour cette immonde chose grotesque. Azazel cligna des yeux pour effacer la vision du monstre. Il ne savait pas que la colère qu'il venait de ressentir n'était rien à côté de ce qui allait lui ouvrir l'âme en deux sur les images suivantes.

-"Change d'auspex, je veux voir celui qu'ils nomment Sulspiss."
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MessageSujet: Re: Chapitre 2: Le Défi des Dieux.   Mer 7 Mar - 18:05

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MessageSujet: Re: Chapitre 2: Le Défi des Dieux.   Mer 14 Mar - 10:54

La première hache découpe l'homme en deux, envoyant les viscères et le sang éclabousser le visage de son frère d'arme. Le soldat n'a pas le temps de comprendre ce qui ce passe alors que le liquide chaud et rouge lui explose à la gueule en même temps que les dents acérés de la seconde hache s'enfoncent dans sa tempe en mordant les os et en déchiquetant la chair.

Vork reçoit un bolt qui s'écrase sur son mantelet en explosant. Il accuse le coup en bronchant à peine. Sa masse se lève et il l'écrase sur le casque du Berzerk avec une telle violence qu'il brise la visière. D'un geste rapide il redresse son adversaire d'un coup de son bouclier qui termine d'éclater le casque. Le berzerk hurle sa rage. Un pas en arrière lui permet de retrouver ses appuis. Il arrache les lambeaux de son casque et le jette à terre en se tournant vers le Bullgryn. Il n'aura pas le temps de lever sa hache, la masse crépite et lui arrache la moitié du visage. L'ogre s'acharne, le premier coup fait tomber son adversaire dans la boue, le second et les suivants réduisent le crâne et la cervelle en une pulpe sanguinolente qui se mélange rapidement à la terre. Le Bullgryn pousse un cris de victoire en se redressant, ses bras et son visage grossier recouvert de boue et de sang jusqu'à le rendre méconnaissable. Une hache tronçonneuse s'écrase contre son mantelet  et il la repousse prêt à affronter l'adversaire suivant. Les berzerks hurlent, frappent, ils sont venus à bout des Septs Ogryns qui défendaient la position, sacrifiant leurs vies pour contenir la furie rouge qui se déversait sur les positions de soutien d'artillerie. Un centaine de soldats sont entrés dans la mêlée et le terrain entre les Chimères de commandement et les tranchés Aegis sont devenus un champs de bataille sanglant ou les combattant doivent faire face à leurs ennemis en évitant de glisser dans la boue et sur les morceaux de cadavres ou de viscères qui tapissent le sol.

Sulpiss relève son visage. Les longues cornes qui ornent son casque et se recourbent au dessus de sa tête lui donne l'apparence d'un démon. Ses bras nues sont gonflés par les drogues de combats, le poids des haches qu'il manie sans la moindre difficulté malgré leurs lourdes carrures. Quelques minutes auparavant il aurait été capable de mettre en place une stratégie, au moins de distinguer amis et ennemis, mais sa vision c'est réduite au champs de bataille en face de lui ou les tirs de lasers, les explosions et les éclats du métal contre le métal sont devenus des agressions sensorielles trop brutales pour sa psyché brisée. Il pousse un hurlement, il a besoin que tout ça s'arrêtte, comme un orgasme devenus trop violent. Il a besoin que cela se poursuive, comme un orgasme toujours à la limite d'arriver sans jamais être atteint. Il se met à courir en resserrant ses doigts sur les poignets de ses armes qui se mettent à hurler à l'unisson de sa rage. Il entre dans la mêlée en bousculant un soldat et l'envois valser d'un coup d'épaule. Il est rapidement achevé par un berzerk sous l'œil agressif de Sulpiss. Celui-ci n'attends pas, il lève sa hache et entame le carnage. Il tranche un homme d'un revers, le coupe en deux, puis un autre, et encore un autre. Il ressemble à un prophète ouvrant une mers de sang en deux. Les armes tournent et chaque coup abat plusieurs hommes en même temps. Une de ses haches rencontre de la céramite et tranche dans l'armure énergétique jusqu'à mordre la chair, sa sœur jumelle coupe une tête en deux au niveau des joues, encore un coup pour éventrer un autre soldats, la hache rugie quand elle ne rencontre plus de résistance. La première ressort de l'armure énergétique et s'y replante plus profondément coupant un membre puis la tête de qui y était rattachée non loin. Sulpiss avance. Il hurle en même temps, un cris de rage noire qui s'élève jusqu'à l'Empyrean et fait trembler les démons qui s'accumulent à la lisière pour humer l'odeur du sang qui est déversée.  On le percute sur le côté. Il ne cherche pas à se rétablir, accompagne la charge et plante la lame tronçonneuse dans le flanc du fou qui vient de lui rentré dedans. Lui et son adversaire tombent au sol, roulent dans la boue. Sulpiss plante sa seconde lame dans le corps du guerrier qui pensait venir à bout de lui. Il se redresse en arrachant sa hache, entrainant des morceaux de muscle et de peau dans son mouvement. Il abat ses haches sur le cadavre à ses pieds, le dos du guerrier est réduit à une bouillie de chairs, d'os éclatés et câbles sanguinolent avant qu'il ne s'arrête de le tourmenter. Lorsqu'il s'arrête et observe le champs de bataille il découvre que son sillage et fait de nombreux cadavres. Parmi ses victimes des berzerks. Les corps s'entassent autour de lui jusqu'ici, au centre du champs ou les corps s'élèvent en un tas morbide jusqu'à ses cuisses. D'un pas lourd il s'élève en marchant sur ses ennemis et ses frères vaincus. Il est maître de sa montagne de mort.

- "Du sang... pour le Dieu du Sang." Souffle-t-il dans une brume blanchâtre qui s'échappe de sa grille faciale. "Des crânes..." L'orgasme est presque là, il lui manque encore un peu. Ses bras son lourds et douloureux mais il ne peut pas s'arrêter, pas tant que la jouissance, à si courte portée, ne soit pas atteinte. "Pour le dieu des crânes." Il le voie, du haut de sa pile de cadavre il porte son regard sur le Bullgryn. Celui-ci lève son mantelet et reprend sa masse en main. L'orgasme serat-il là, dans ce sang, au travers de ce crâne?

Le Bullgryn charge. Sulpiss saute de sa montagne, les deux haches levés au dessus de sa tête. Seul la mort compte. Le choc est brutal, sans concession, viscéral. La première hache rencontre le mantelet et le bullgryn grimace de douleur en sentant les dents mordre dans l'adamantium et le coup qui vibre dans tout son bras. La seconde hache frappe de biais au dernier moment, elle mord atrocement dans l'épaule épaisse. Les griffes de la tronçonneuse déchire le muscle mais le bullgryn ne lâche pas sa masse. L'orgasme est si proche!

L'énorme Ogre recule de plusieurs pas, manquant de perdre l'équilibre, et quand il le retrouve Sulpiss est déjà sur lui. Les deux haches s'abattent avec violence sur le mantelet que Vork doit maintenir à deux mains pour ne pas le lâcher. Les lames s'abattent à plusieurs reprises et l'adamantium souffre, s'enfonce, se déchire un peu plus à chaque impact. L'ogryn, recule à chaque impacte, il souffre et reste incapable de riposter sous la fureur et la vitesse des attaques qui se multiplie. C'est épuisé qu'il baisse ses bras endolorie qui n'arrivent plus à porter le mantelet devenus trop lourd pour lui. Sulpiss respire vite. L'orgasme est là. L'ogryn affiche une grimace et tente de relever son bouclier mais le coup est rapide, précis, parfait. La lame tronçonneuse s'enfonce dans sa tempe et éclate les os et les dents en traversant le visage. L'orgasme arrive... Sulpiss regarde autour de lui, plus rien à tuer... Il est si proche, si proche! Il hurle sa frustration, il faut qu'il tue, encore, il faut qu'il tue!

***

Azazel ne pleure pas. Il étend les bras et la plaie qui s'ouvre sur son buste s'écarte au maximum. Un clignotant rouge indique la blessure dans un coin de l'affichage de son casque. L'Ange qui tient une lourde épée calibanite sur le casque du guerrier berzerk ne fait aucun doute sur l'appartenance du fanatique. C'est un déchu.

-"Mon frère." Salut Molock en mettant un genoux à terre devant le Maître de Chapitre des Hellraisers.

- "Molock... Je veux que tu mette fin à ce massacre. Je veux que tu redonne l'initiative aux forces de l'Empereur."

Molock arbore une armure rouge comme le sang et une robe de bure d'un bleu apaisant. La lame rangée à sa hanche est large, scuptée de motif qui rappelle son monde d'origine, Caliban. Son visage est fin, ses cheveux blonds tombent en rideau autour d'un visage doux et carré, mangé par une courte barbe. Ses yeux d'un vert intenses expriment une profonde tristesse dont aucun frère n'a pu percer le secret. Azazel connaît le supplice que c'est imposé le Maître de la Première compagnie, il connaît sa signification et son symbolisme et son respect à été accrue par cette découverte.

- "Noie les ennemis de l'Imperium dans le sang et la vengeance, mon frère."

- "Bien, mon frère, la Blood-Wing n'attendait que ça." Répond Molock de sa voix caverneuse rendue encore plus grave suite à une blessure à la gorge.

- "Prend des hommes de la sixième avec toi, je veux que tu te charge d'un objectif secret pour moi..."

Molock hoche la tête avant de se tourner vers le champs de bataille, les champs d'Alombra dévastés.

-"Tout ce que tu veux mon frère. Je ferais honneur au Chapitre et au Lion. Nous reprendront le contrôle de cette Campagne avant que les loups arrivent sur Enniev."

-" Nous les attendront de pieds ferme" compléta Azazel avec un froid pragmatisme. "Que l'Empereur et le Lion t'accompagne Molock."
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Chapitre 2: Le Défi des Dieux.
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