Les Chroniques D'Alaman

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 Chapitre 3: Priez pauvres pêcheurs...

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MessageSujet: Chapitre 3: Priez pauvres pêcheurs...   Lun 19 Mar - 17:22

L'Inquisitrice Tamaraz marchait d'un pas lent dans les longues coursives du palais du Gouverneur. Le mur, à sa droite, était décoré de nombreuses statuts de saint et même de quelques primarchs. A certains endroit les marques de tableau ou de bustes retirés attiraient l'œil, même dans la pénombre du lieu qu'éclairait à peine les hautes fenêtres en ogive du mur de gauche. Il était impossible de deviner la vue qu'offrait les ouvertures tant la lumière crue et blanche aveuglait le monde au dehors. Tamaraz croisa quelques servitors qui devançait un Palatin les bras chargés de parchemins. Elle le salua en venant toucher le bord de son large chapeau rond mais sans s'attarder. La réunion avait commencée et les nouvelles n'étaient pas bonne. La guerre arrivait à leurs portes et les forces hérétiques étaient massés sur de nombreux fronts. Les batailles qui allaient éclatés seraient des plus féroces, jamais vue encore, même sur Egueup.

-"Il n'aurait pas dut tomber!" grondait une voix lourde et grave qui résonnait avec colère dans les couloirs. Visiblement les hostilités avaient déjà débutés. Tamaraz reconnaissait la voix forte et puissante d'un Space Marine mais n'arrivait pas encore à mettre un nom dessus. "Nous avons fait toutes les vérifications, nous avons découvert que le Prométhéum que nous fournis le culte méchanicum est de si basse qualité que les Agressors n'ont pas pu ouvrir le feu."

- "Je vous rappelle que Somala est tombé. Nos réserves s'épuisent et les stocks que nous arrivons à maintenir sont frocèments..." La réplique tomba net quand le Marines lui coupa la parole. Tamaraz n'avait pas eue besoin d'entrer dans la pièce pour savoir que Thalys, l'Archimagos, répondait en son nom depuis un holograme. Certainement incapable de répondre de son erreur face à celui qui contenait bien mal une colère incroyable.

-"Nous n'en sommes à nos premières observations de dysfonctionnement dans les effectifs et les esprits de la machine."

-"On parle de trahison?" Demanda Tamaraz en entrant. La salle était pleine, chacun des protagonistes qui devait participer au briefing s'étant entourés de scribes et autres assistants.

-"C'est insensé, par l'Omnimessie, Maitre Azazel, je ne vous laisserais pas déshonoré le culte, vous perdez l'esprit!"

Thalys était bien présent sous forme d'hologramme. Tamaraz regrettait déjà son retard et sa présomption en découvrant que le Space-Marine en colère n'était autre que le grand Maitre des Hellraizers. Azazel dépassait d'une tête et demi toute l'assemblée humaine. L'ancien capitaine Lazarus, qu'elle avait connue lors des affrontement contre les Nécrons était là, lui aussi, hissé au rang de porte bannière du Chapitre. Il tenait la hampe de son étendard sans éprouver la moindre fatigue et cela donnait aux Hellraizer une présence bien plus appuyée et menaçante. Tamaraz ne put s'empêcher de frisonner, même si elle crut déceler une vague de sympathie dans le regard de l'ancien Capitaine quand elle avait croisé son regard.

-"C'est la guerre que nous sommes en train de perdre Archimagos, et je vous en tiendrais aussi responsable que nous si je devais encore ratifier des dysfonctionnements."

-"C'est noté, " accorda Thalys en baissant la tête dans un signe de salut. Aucune émotion n'avait trahis dans le ton de sa voix mécanique. Ni peur, ni colère, l'Archimagos était de ceux a qui on ne fait pas de menace en l'air et Tamaraz espérait que ce n'était qu'une passade et que les tensions s'apaiseraient plus tard, peut-être avec une victoire pour l'Impérium. Après la perte de Somala, le Culte était extrêmement tendu, après celle d'Egueup, l'invasion d'Enniev et le départ des Guardians of the Covenant, l'Astartes avait des choses à se prouver, et les défaites qui suivaient les rendaient nerveux. Tamaraz pouvait sentir une douleur sourde et explosive émaner de chacun d'entre eux, et elle n'avait pas besoin de ses dons psychiques pour en deviner les raisons.

L'holograme finit par s'évanouir le Maître des Hellraizers se tourna enfin vers la nouvelle venue.

-"Merci de vous joindre à nous, Inquisitrice Tamaraz. Nous allons avoir besoin de vous."

A la place de l'Archimagos une représentation d'Enniev illumina la pièce de ton verdâtres. Partout de larges cercles rouges pointaient comme des furoncles à la surface de l'astre. La position des Hérétiques. Presque un tiers de la planète, un peu moins. Les surfaces bleus représentaient les positions tenus par les forces impériales. La moitié de la planète baignait dans l'obscurité d'un chaos qui pouvait basculer d'un côté ou de l'autre.

-"Les Space Wolfs vont essayé de passer les blockus que nous impose le tyran pour mener un assaut planétaire sur leurs positions, mais cela ne ralentira pas pour autant les forces imposantes qu'il envoie sur nos propres positions." Azazel semblait avoir étudier la carte et les stratégies qu'il décelait dans les mouvements des forces à sa surface. Il n'essayait pas d'impressionner la cours qui l'entourait, il savait ce qui allait se passer et savait comment essayer de l'empêcher.

- "Des forces monumentales sont en mouvement sur les grands centre de tri ou d'assainissement de la planète. Une fois les sites industriels pris nous n'aurons plus que les forteresses ou nous replier. Et là nous entamerons un sièges qui ne dépendra plus que du temps que le Tyran va s'octroyer et peut-être du succés des Loups."

-"Mais vous ne comptez pas dessus, grande Maître," intervint Alan Mc Grant, "Vous ne croyez pas en leur chance de succés?"

Tamaraz se promit de prendre quelques minutes pour rejoindre le Seigneur Commissaire. Elle avait eue la chance de le connaître lors de la défense d'Engoloc quand les Nécrons c'étaient éveillés. Alan Mc Grant était un de ces rares hommes en qui on pouvait faire une absolue confiance. Un des rares hommes, aussi, à pouvoir soutenir le regard d'un Astartes tant son palmarès de batailles était important. Le Seigneur Commissaire était de ces héros qui constituaient l'Impérium dans ce qu'il avait de plus humain. Les Cicatrices qu'il avait ramené de la lune d'Engoloc en étaient le témoignage le plus poignant. Son bras droit n'était plus et il était remplacé par un gantelet énergétique directement greffé à son corps. Dans son uniforme noir, impeccable, il faisait honneur aux humains qui se battaient pour Alaman.

-"Je ne compte pas sur la chance Commissaire, pour gagner une guerre, pour la renverser, dans notre cas, et je n'ai aucune idée de la stratégie des loups, mais je ne leur connais aucune finesse, sinon celle de l'odorat."

Plusieurs têtes se baissèrent, mais aucun ici n'aurait osé rire ou même pouffé au trait d'humour. On ne se moque pas impunément des Astartes, et cela même si la plaisanterie était émise par l'un d'eux.

-"Je compte sur la foi, l'abnégation de chacun d'entre vous et sur le courage qui vous anime. Je crois que nous pouvons gagner si nous tenons ces positions. Le Tyran va y envoyer des forces tels qu'Alaman n'en a jamais vue encore. Si nous arrivons à maintenir nos positions nous lui porterons un coup, au moral, aux troupes et à la foi hérétique qui les poussent vers la Porte."

-"Vous avez une idée de ce qui peut nous attendre?" Demanda le Kolonel Saa Ben Almont de sa voix douce qui le faisait paraître timide. Peut-être était-ce le cas, d'ailleurs. Tamaraz avait connus bien des hommes mal à l'aise dans une pièce comme celle-ci et capable de faire face à un démon une fois sur le champs de bataille. Elle ne savait pas quoi penser du Kolonel, mais pour quelqu'un qui avait la réputation de ne jamais aller au combat, voilà qu'il s'y présentait pour la seconde fois, à peine remis de ses blessures reçus lors de la première invasion du tyran sur ce monde.

-"Je sais seulement que le pire arrivera pour prendre le site d'Alombra Prime. Nous avons vue deux des champions du Tyran se battre sur les Champs et la bordure de la cité industrielle. Alombra Prime est la plus grosse industrie et, a elle seule, elle peut nourrir un régiment ou deux."

-" Vous voulez planifier toutes les attaques et participer à celle-ci?" Demanda Tamaraz en s'avançant dans la pièce pour mieux regarder le plan d'Alombra Prime sur la table stratégium. Sur le côté était inscrit les forces qui devaient être engagés sur cette simple bataille et l'Inquisitrice eue un mouvement de recul.

-"Kolonel Ben Almont vous mènerez le 4éme fer de Lance du 81éme blindé, Tempestor Tinian Rossi, Janus Karli, vous mènerez le quatrième Bataillon du 3éme Régiment Tempestus." Azazel se tournait, au fur et à mesure qu'il désignait les rôles de chacun.

-"Inquisitrice, avec l'aide de mon frère vous mènerez le septième Bataillon de la troisième compagnie des Hellraizers. Nous aurons besoin de votre foi et de votre courage car je soupçonne de nouveaux alliés d'avoir rejoins notre ennemis."

-"Moi même je mènerais le sixième bataillon de la 6éme compagnie des Hellraizers, et le Commissaire Mc Grant ménera le cinquième Bataillon du 9éme d'Infanterie."

-"Et qui mènera le cinquième fer de lance du 162éme d'Artillerie? Le Kolonel Cristobal est remis de ses blessures?" Demanda Mc Grant en relevant sa casquette.

Saa répondit silencieusement d'un signe de tête négatif, mais il ne put ouvrir la bouche, toute l'assemblée se tournait vers la porte que venait de franchir un trio auréolé de lumière. Azazel reprit la parole pour parler au nom de la Sainteté.

-"Le cinquième fer de lance, ainsi que toute l'armée sera dirigé par la lumière de l'Empereur. Nous opposeront leur foi à la notre!"
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MessageSujet: Re: Chapitre 3: Priez pauvres pêcheurs...   Mar 3 Avr - 11:05

Ils lui ont dit qu'il n'avait plus l'âge. Dimtri est un fermier d'Enniev. Il cultive et s'occupe de champs immenses depuis son plus jeune âge. Il va bientôt atteindre les cinquante ans. Quand sa fille est entré dans le neuvième Régiment d'infanterie toute la famille c'était réunis pour fêter son départ. Une grande famille qui vivait en paix et qui s'imaginait déjà leur gamine en héro de l'Impérium, visitant des mondes inconnus et combattant à la Gloire de l'Empereur. La seule qui n'avait pas partagé la liesse familial de voir un membre de la fratrie s'envoler vers les étoiles c'était Emma, sa mère. Elle avait fait semblant, elle avait rit, elle avait pleuré en laissant croire que c'était de la joie, elle avait accueillie tout le monde et c'était occupé de préparer un repas pour toute une compagnie. Mais elle avait aussi avoué à Dimtri qu'elle savait qu'elle ne reverrait plus sa fille. Elle en avait eue le cœur brisé. Dimtri avait essayé de la rassurer en lui expliquant que les jeunes recrues étaient éloignés des fronts et devaient faire leur preuve avant de rejoindre les coins les plus dangereux. Il lui avait dit qu'elle aurait des nouvelles, il l'avait réconforté avec des mensonges aux quels il essayait lui même de se faire croire, qu'ils la reverraient un jour, et qu'elle reviendrait sur Enniev en héro de l'Imperium. Mais les choses ne c'était pas passé comme ça. Le Neuvième avait été reconstitué et la guerre était venue jusqu'ici. L'ombre du Tyran c'était étendue depuis Somala, une rumeur, des radotages sans importance. Somala était même une planète du Mechanicus, loin d'Enniev, un monde en dehors des frontières d'Alaman. Les Guardians of the Covenant, successeurs des Dark Angels prenaient les choses en main. La guerre, si lointaine, ne pouvait atteindre ce monde. Puis Egueup était tombée. Les noms des monstres qui apportaient l'horreur avec eux commençaient à résonner jusqu'ici avec, dans leur prononciation, une peur qui se cantonnait à des histoires de croque mitaine. Anark, le fléau d'Egueup... Sulpiss, Le Tyran... Ils étaient encore à des années lumières d'ici, mais le neuvième était partis sur place pour combattre. Ce n'était pas un monde éloigné emplis de légendes et de faits héroïques, c'était à leur porte. Emma pleurait toutes les nuits et se réveillait en sursaut lorsque des Valkyrie de l'Armée de Défense Planétaire survolait la ferme. Dimtri lui racontait alors les exploits d'Hektorius et lui expliquait que sa fille était en sécurité avec les Guardians. Des mensonges dont il essayait de se persuadé.

L'une des Valkyrie c'était arrêté à la ferme quelques semaines après que les alarmes des grandes cathédrales c'étaient mise à sonner le tocsin. La flotte du Tyran arrivait. Les hommes qui en étaient descendu avait un air grave. Dimtri avait demandé à sa femme de le laisser pour recevoir les nouvelles, mais elle avait voulus resté. Elle était tombé à genoux en hurlant et en pleurant quand on lui avait rendu les affaires de sa fille. Il avait fallut l'aide de Stanis et de Oleg pour la relever et l'éloigner. Dimtri retenait ses larmes, les poings serrés espérant que les hommes s'en aille vite, mais ils étaient restés. La conversation avait été trop longue, malgré tout Dimtri était un hommes des plaines glacés d'Enniev et il avait gardé ses larmes, sa douleur et sa colère en lui, tout au long de l'échange.

Les régiments se préparaient à contenir l'assaut des forces du Chaos, la croisade noire du Tyran. Ils recrutaient des "désignés volontaire." Des soldats qu'ils venaient chercher dans toutes les maisons de la planète, tous ceux capables de se battre pour libérer Alaman et repousser les envahisseurs. Stanis, leur jeune fils était sur la liste des conscrits. Dimtri avait d'abords refusé, il avait négocié, avait tenté de les corrompre au péril de sa propre vie, il avait même proposé d'échangé sa place, mais rien n'y avait fait. C'était les ordres du gouverneur et ils émanaient du corps Tempestus, des Seigneurs Commissaires.

Voilà comment il c'était retrouvé dans ce hangars ou deux cents hommes et femmes attendaient d'embarqué pour rejoindre le front, dans la périphérie des usines d'Alombra. Ils étaient six milles en tout, répartis dans différents hangars, mille d'entre eux étaient des Commando Tempestus Scions, les autres, des gamins, sans expérience à qui on avait refourgué des uniformes et des fusils. Il avait cherché son fils dans quatre hangars avant de trouver le bon. Il avait présenté une pict aux officiers jusqu'à ce qu'on lui dise ou il se trouvait. Il voulait lui dire au revoir, il voulait lui dire à quel point il l'aimait.

Il avait traversé le vaste hall en jouant des coudes au milieu de la foule des conscrits jusqu'à l'endroit ou Stanis devait attendre avec son paquetage. Lorsqu'il était arrivé il n'avait trouvé qu'un vieux lit de toile et de métal sur lequel reposait les affaires de son fils. Son voisin avait expliqué au fermier que Stanis avait été appelé par le Commissariat pour aider au chargement des munitions dans les engins de transport logistique. Dimtri avait attendu de longues minutes, assis sur le lit de camps en cherchant du regard son fils. Il attendait et baissait souvent les yeux sur la photo qu'il avait emporté. Il y avait Stanis, un jeune garçon qui avait quatorze ans sur la pict et sa fille Annabella. Tous les deux partageaient des cheveux blonds et des yeux clairs, un visage fin, juvéniles et un sourire qui augurait de jours heureux passés. La pict avait deux ans. Il avait caressé le visage de ses enfant du bout de son pouce en sachant que plus jamais il ne pourrait le faire en vrai, ni pour sa fille, ni pour son fils.

Des servo-crânes c'était mis à voler dans la pièce pour annoncer l'imminensce de l'embarquement, des lumières rouges c'étaient allumés en gyrophare. Aux portes du hangar des prêtres du ministorum avaient commencés à faire des incantations pour bénir les soldats qui partaient au front. En vérité les seuls déjà prêt étaient les scions qui allaient mener un assaut aéroporté. Tous les autres tentaient de terminer leurs préparations dans un désordre que les sergents et commissaires essayaient de contenir.

L'un d'eux s'approcha de Dimtri et se planta face à lui d'un air sévère. Il avait, sur le visage, des cicatrices de vérole qui lui donnait un air méchant, et un œil augmentique qui devait remplacé celui qu'il avait dut perdre au combat.

-"Ton nom soldat!" aboyât-il en posant les poings sur les hanches.

-"Olganiev, mon seigneur." répondit Dimtri en donnant son nom de famille. Le commissaire observa le nom qui était inscrit sur le paquetage posé non chalement sur le lit de camps et attrapa le col de Dimtri.

-"En uniforme, tout de suite, couard, tu es affecté à mon unité! Je vais te montrer, moi, ce que c'est de lambiner quand l'ennemi est aux portes de nos maisons."

Dimtri se releva d'un bond sans chercher à répondre aux hurlements du Commissaire. Il rangeât en vitesse la photo dans l'une des poches de l'uniforme qui attendait derrière lui et commença à se changer en toute hâte. Le Commissaire attendit quelques secondes que l'uniforme soit passé et lui ordonna de rejoindre le détachement du Seigneur Commodeph. Dimtri se doutait que ça devait être lui. Il lui semblait avoir déjà entendu ce nom, un nom qui avait donné espoir aux citoyens d'Enniev lors de l'assaut du Tyran qui avait été repoussé, la première fois aux Bastions "Da Kinum". Il ne savait pas s'il devait en être soulagé ou pas mais il termina de s'équiper et de rejoindre les rangs.

Il était presque arrivé aux portes ou les sergents formaient les escouades pour rejoindre les Valkyrie quand il vit un jeune garçon de seize ans entrer en courant. Les cheveux blonds, une barbe duveteuse, les yeux clairs et un peu inquiets du retard.
Il ne dirait jamais à Stanis combien il l'aimait. Stanis ne saurait jamais ce que son père avait fait pour lui. Mais est-ce que tout ça avait de l'importance. Dimtri suivis son fils du regard et l'observait encore quand celui-ci découvrit que toutes ses affaires avaient disparus. Un Tempestor était en train de lui dire de dégager sans vraiment écouter ses explications. Dimtri fit les derniers pas et entra dans la valkyrie. Le sas se refermait lentement pour plonger la dizaines d'hommes et de femme dans une obscurité qui ne laisserait plus jamais place à la lumière. Il toucha la poche de sa veste ou il avait déposé la photo de ses deux enfants. Alors que la carlingue de l'engin se mettait à trembler sous les effets des repulseurs, le fermier pria l'Empereur pour qu'il veille sur son fils et sa femme. Par le hublot il vit son garçon qui, sans comprendre, sur le pas de porte des hangars, regarder les transports décoller avec, non loin, les thunderhawk des Hellraizers. En formation serrés les aéronefs prenaient lentement la route vers le front, vers Alombra qu'assiégés les horreurs du Warps et les hérétiques millénaires.

-"Je t'aime, mon fils," murmura Dimtri en s'accrochant à la rambarde de sécurité et à son fusil. Derrière lui le Seigneur Commissaire Commodeph l'observait. Peut-être se demandait-il pourquoi, parmi tous les soldats, Dimtri était le seul qui souriait alors que tous savaient qu'ils allaient à une mort certaine. Ou peut-être le savait-il.
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Agarès



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MessageSujet: Re: Chapitre 3: Priez pauvres pêcheurs...   Mer 11 Avr - 18:48

Il ne cesse de pleuvoir sur les visages endurcis des homme du 9ème...
La promesse de la bataille à venir renforce la détermination de certains et mine le moral des autres.
Depuis des heures des vaisseaux passent à l'horizon, larguant depuis les cieux des déchets et des cadavres... expédiés depuis le ciel aux lois de la physique, s'ecrasant au sol avec fracas à quelques centaines de mètres à peine de la ligne que tiennent Dimtri et ses jeunes conscrits tiennent.
Le vieux paysan est plus alerte, plus expérimenté que ses camarades. On le jette pas la pioche lorsque son manche se brise... aussi ces débris largués lui évoquent plus une manoeuvre stratégique qu'un véritable débarras.
Ces putins de conscrits mangent de la merde et sont équipé de papier chiotte. Il lui fallut attendre que la nuit tombe pour mettre la main sur une pairr de jumelles digne de ce nom.
C'est là, à la lueur blafarde du crépuscule, que se mirent à briller les cadavres et statues libérées depuis les cieux. La terre et le granit se fend pour laisse apparaitre les armures d'une legion oubliée.
Dans la nuit tombante se dessine une ligne bleutée, éthérée. Comme un million de luciole s'approchant d'un feu.
L'armée de rubric se met en marche, silencieuse comme seule l'âme d'un mort peut l'être.
Dans l'obscurité, seul le cri de Dimtri rententit, seule alerte donnée à l'avance inexorable des Tears of Magnus.
Au lever du soleil, la lumière révèlera combien ce cri d'alerte aura sauvé de vie, et si le vieux paysan sera devenu un héros, mort... ou vif...
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