Les Chroniques D'Alaman

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 Chapitre 4: Haroun'Kar l'immortel.

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MessageSujet: Chapitre 4: Haroun'Kar l'immortel.   Mar 7 Aoû - 12:29

Le sergent Einars c'était arrêté en haut de la colline. C'était le point central de la zone d'exploration de la 11éme Compagnie du 81éme Régiment. Le dixième bataillon avait marché toute la nuit sous le commandement du neuvième bataillon de la 2nd Manipule des Skitarii de Somala mené par l'archi-magos Thalys lui même. La chose qui commandait les troupes de Somala semblait oublier que les hommes des Régiments d'Alaman n'étaient pas des machines. En vérité Einars détestait ces choses. Leur logique froide, leur décisions dénués de tout sentiments, comme si la faculté d'avancer en automate pouvait compenser les armes les plus importantes d'un vrais soldat, son instinct et sa foi en l'Empereur-Dieu.

Einars était un homme qui allait sur les cinquante ans, en témoignait sa coupe courte qui grisonnait là ou les cicatrices n'avait pas laissés un sillon de peau blanche. Il avait enlevé son casque et gratter ses joues mangés par une barbe poivre et sel. A deux mètres sur sa droite son second avait mis un genoux en terre, à moitié caché par les herbes folles d'un vert émeraude qui recouvrait tout le paysage. Il vérifié son fusil plasma en mâchant de la chique. Einars sortit un paquet de cigallos de sa poche et en tira un bâton. La pluie constante des trois derniers jours avait détrempé le tout, mais il espérait pouvoir en allumer un quand même. La zone ou la relique devait se trouver n'était plus très loin. Deux de ses hommes étaient en train de déployer l'autocanon de l'escouade à un emplacement à la fois couvert et bien en hauteur pour pouvoir arroser la zone s'il y avait besoin.

- "Vous en pensez quoi, sergent?" Demanda Svinsson en crachant un molard de chique et en reprenant son fusil plasma en main. Il avait les yeux rivés sur les nuages en face d'eux. D'un noir d'encre ils semblaient évoluer comme une créature abyssale, comme animée d'une vie propre. Ils étaient clairsemés d'éclairs d'un vert émeraude qui lui illuminait les entrailles en flashs succincts.

-"Qu'on avait pas besoin d'une tempête devant en plus d'un connard derrière." Einars avait répondu en cachant son briquet d'une main et en l'actionnant de l'autre. Rien à faire, l'humidité constante et le vent qui venait d'en face ne le laisserait pas allumer son cigallos mouillé. Il rageât intérieurement et accepta finalement une boulette de chique que lui tendait Svinsson. Il la fourra dans sa joue et se détourna pour regarder les deux hommes à l'autocanon installer la bande de cartouche dans son emplacement.

- Le Sergent Nauris pense que ça pourrait-être les Xenos qui habitaient là.

- Le Sergent Nauris à l'avantage d'être complètement paranoïaque et c'est une qualité dans notre métier, mon petit, répondit Einars en indiquant à deux de ses hommes de se mettre de part et d'autre de l'emplacement de l'arme lourde. Ils obéirent au pas. Einars jouissait d'une solide réputation et d'un certain charisme, il n'avait aucun effort à faire pour se faire obéir par son escouade.

- J'ai combattu sur plusieurs planètes, j'ai vue des choses étranges, j'te jure petit, des trucs incroyable, des choses mauvaises, des Orks plein de haine, des Aeldarii plein de vices, et même une fois, des Anges de l'Empereur pour combattre des trucs qui existaient pas tout à fait. Mais un nuage qui annonce l'arrivée d'une armée… Il cracha un jus de chique sur le sol boueux. Jamais entendu un truc aussi con, surtout pour une armée comme celle des T'au, ils sont réputé plutôt lâches et furtifs.

Il c'était tourné vers le bas de la colline ou grimpait encore une partie de son escouade, fusil sur l'épaule et discutant tranquilement en pateaugeant dans les herbes hautes.

- Bougez vous le cul bande de merde de Grox ou je vais vous foutre mon pied au cul et vous livrer aux T'aus pour faire de la pâté de piaf.

- Je crois pas qu'il parlait des T'au, Sergent... Svinsson n'eut jamais l'occasion de finir sa phrase. Un éclair illumina le ciel et Svinsson éclata en cendre tout de suite avalé par le vent qui soufflait de plus en plus fort. Einars reçus une partie des cendres sur lui, et comme si ça l'aidait à réaliser ce qui était en train de se passer il tira son épée tronçonneuse et l'alluma d'une pression sur la gachette.

- A COUVERT BANDE DE CONS, PREPAREZ VOUS...

L'autocanon c'était mis à tirer, personne ne c'était apperçus qu'Einars avait rejoins Svinsson dans les courants violent d'un vent surnaturel.

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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Haroun'Kar l'immortel.   Mar 7 Aoû - 12:52

- Pose la base ici, ce rocher devrait offrir un bon couvert à l'autocanon tout en offrant une bonne visibilité. Conseilla Nauris en aidant à poser la caisse de munitions non loin.

- Turkish et Banat, allez jeter un œil prêt des ruines de cette immeubles en face, je veux pas de surprises, surtout avec la tempête qui avance sur nous, criat-il a deux soldats qui lui répondirent d'un signe de tête avant de s'éloigner.

Nauris était un sergent assez jeune. Il en avait vue pour en arriver là ou il était. Un Bolt d'un astartes hérétique lui avait arraché la pommette gauche sur Somala, ce qui donnait à son visage un air sévère et lui donnait un aspect fondue. Il compensait son aspect par une attention presque paternelle envers les soldats de son escouades. Il avait perdu de nombreux hommes mais ne s'en remettait toujours pas. Il avait remplacé son casque par une casquette sous laquelle il passait parfois une main afin de frotter son crâne aux cheveux rasés.

-Je veux une vigilance constante, je ne m'attends pas forcèment à une force T'au, cette lune est maudite, et par Alan Mac'Grant, je ne veux pas renouveler les erreurs des types qui étaient là quand la lune est tombé.

Certain des soldats de son escouades n'avaient aucune idée de ce dont il parlait. Cette guerre avait un siècle et Alan Mc Grant, même s'il était assez vieux pour l'avoir vécue, était surtout un vieillard aussi éloigné des hommes du rang comme eux que l'Empereur lui même, bénie soit-il. Pourtant l'idée de la mort éveillait les consciences durement touchés par la fatigue et le froid.

-Si tout va bien on fait juste une pause, le Neuvième bataillon du 2nd Manipule récupère leur truc et on rentre boire un café sur le vaisseau. Mais c'est pas une raison pour relâcher maintenant.


Les premières gouttes de pluies commençaient à tomber en claquant durement sur les armures carapaces et sur les parties en métal des fusils laser. Nauris avait jeté un regard vers le haut de la colline qui s'élevait sur la droite de sa position. Trois ou quatre kilomètres le séparait de l'escouade du sergent Einars qui se trouvait au sommet du monticule. Il aurait aimé que son ami soit ici. Einars était bourru, mais c'était un bon. Nauris chassa ses pensées qu'il jugea parasite et récita une prière à l'Empereur. L'orage se mit à gronder. Un mouvement attira son regard vers la ruine, un de ses hommes revenait en courant et en faisant de grands gestes. Un éclair vert le frappa et le réduisit en un nuage de cendres que balaya le vent. Le spécialiste plasma à sa droite se releva.

-Putain, ils sont partout, par le trône c'est quoi c'est trucs?


Il avait épaulé son fusil et avait pressé la détente envoyant une boule de feu bleu vers les ténèbres de la ruine. Pendant une fraction de seconde la lumière du micro-soleil illumina les ombres d'où s'extirpait, avec une lenteur terrorisantes, d'énormes machines insectoïdes qui flottaient au dessus du sol, à moitié là et parfois translucides. Comme des fantômes, ou des démons.

-Ne tirez pas enc… commença Nauris avant d'être frappé par un rayon vert. Son bras explosa en particules et fut balayé. Il tourna son regard vers la colline ou une pluie de rayons vert était en train de s'abattre. Il voulu donner l'ordre à ses hommes de ne pas tirer, mais déjà ils ripostaient de tout feu. L'autocanon crachait ses munitions dans un tonnerre de détonations tandis que les douilles rebondissaient sur le sol humide. La cartouchière se faisait avaler sans qu'aucune ne fasse le moindre mal aux monstres qui avançaient sur eux. Nauris vit deux de ses hommes disparaitre en fumée avant de les rejoindre.

La bataille venait de commencer et partout sur le front les soldats de l'Imperium subissait la fureur d'outre-tombe des Xénos de métal. En quelques heures à peines deux cents hommes avaient péris sur tout le front.
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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Haroun'Kar l'immortel.   Mar 7 Aoû - 19:23

Mika Kanova sortit la tête de la tourelle de son chars Leman Russ Punisher. Son escadron et celui du lieutenant Janus avait avancé sur le flanc gauche. Les six chars avançaient à mi-vitesse en ouvrant le feu sur tout ce qui était à porté. la pluie tombait drue dans cette tempête à l'aspect surnaturelle. Les chenilles des Punishers laissaient de larges sillons boueux dans les herbes de la plaines. Le ciel noir était strié de longues trainés verdâtres, le feu des xénos n'avait pas faiblis pendant les deux jours qui avaient suivis la perte de contact avec les escouades Einars, Nauris et les huits autres déployés en ligne de front. Mika était un homme aux larges épaules et, malgré l'inconfort des cabines de chars, il estimait que rien ne pouvait mieux coller à son caractère que celui de ces machines de guerre et de métal. Comme lui les monstres d'acier avançaient coût que coût en écrasant tous les obstacles. Il n'y avait pas à réfléchir, agir était la seule chose à faire sur un champs de bataille. Il fallait être une bête et les Leman Russ ne portaient pas ce nom pour rien. Le sien avait été durement touché par l'attaque surprise des Nécrons. Les Xénos avaient profité des ténèbres pour s'en prendre à eux. Thalys savait que la relique qu'ils cherchaient était ici. Le corps d'Haroun'Kar, ancien chef de guerre de cette merde métallique qui leur avait tendue une embuscade. Un siècle que cette chose dormait ici. Mik se demanda, en observant le cadre des protèges chenille explosés et crachant une fumée noire et chaude si ces trucs n'avaient pas attendu tout ce temps qu'on les réveil. Et est-ce que cet enculé de Thalys n'en avait pas eue la prémonition, sinon pourquoi le 81éme Régiment avait-il été envoyé en avant de la seconde manipule des Skitarii de Somala. Thalys était à une dizaine de kilomètres derrière, dans les ruines d'une base avancée du fort Onzel. Dans les ruines principales du fort les loups luttaient contre les T'au. Engolop était une sacrée saloperie. Une fois la relique récupérée un Exterminatus serait sûrement la meilleur chose à faire.


-Kolonel, cible en avance rapide à douze heure. L'artilleur avait hurlé pour se faire entendre par dessus le vacarme de six chars au lourd tonnage qui avançaient en tirant sur des cibles bien trop souvent floue ou faiblement éclairés.

-Kolonel, l'Archimagos Thalys demande à ce qu'on tienne la position. Il dit…

-Négatif! répondit Mika en baissant la tête vers les entrailles de son chars pour que son opérateur radio puisse voir son regard et y lire la détermination. Cet enculé n'a qu'à venir tenir sa position lui même. Nous sommes le 10éme bataillon, 11éme compagnie du 81éme Blindé et pas une bande d'automates décérébrés Somalannes. Je l'emmerde, lui et ses troupes robotisés, on avance sur l'ennemi et on en termine avec cette merde sur le champs. Artilleur Karlson, préparez le canon gaitling, vérifiez la chaleur des tubes et armez les multifuseurs en tourelles, canon laser sous tension, je vais atomiser ces saloperie, pour l'Empereur et mes amis.

Mika ressortie la tête de la coupole et attrapa sa radio pour donner ses ordres à tous ses escadrons. Les uns après les ordres ils confirmèrent la réception. Mika Kanova n'était ni réputé pour sa patience, ni pour son calme, en revanche il l'était pour son efficacité et le plaisir qu'il prenait à écraser les ennemis de l'Empereur. Il se tourna vers les ténèbres en face de lui et vit les Canoptek qui avançaient. Ces choses en aurait effrayé plus d'un. Les machines flottaient à tout allure, disparaissant parfois, comme happé par l'obscurité, pour réapparaitre quelques mètres plus loin. Elle semblaient être à un endroit et à un autre en même temps.

- Chef! Les augures n'arrivent pas à trouver un point de mire et à cibler.

Une des choses fantôme n'était maintenant plus qu'à quelques mètres. Elle se déphasait et reparaissait toujours plus prêt. Mika pouvait maintenant voir son visage, sa tête aux occulaires rond dans lesquels brillait une conscience éteinte, meurtière, une conscience millénaire et morte depuis longtemps.

- Feu! Connard, FEU!

L'artilleur n'attendit pas de prendre une autre volée d'injures, qui suivrait sans le moindre doute. Il appuya sur les gâchettes et le canon rotatif se mit à tourner en sifflant. Les fuseurs tirèrent, le canon laser transperça le premier Canoptek en le faisant éclater en une boule de feu et de métal coupant. Un des morceaux frôla la tempe de Mika qui se mit à sourire. Quand les bolts du canon gaitling se mirent à arroser le flanc de la colline et les machines fantômes le tank rua, comme un cheval voulant cabré. L'arrière des chenilles se plantèrent dans la boue. Autour d'eux les six machines de guerre exprimèrent leur rage. Kanova souriait. La plus part des bolts touchaient leur but. Ils frappaient les machines sans leur faire de dommage ou en passant au travers, c'était comme de tirer sur des esprits désincarnés. Mais la pluie de métal était si intense qu'elle fit des dégats. Les horreurs de métal avançaient sur eux sans la moindre peur, comme si les pertes ne comptaient en rien. Les canons punishers étaient à blanc et la pluie se transformait en vapeur avant de les atteindre.

-Continuez! Gueula Mika Kanova, flinguez moi ces putasserie!

Six Canon gaitling hurlaient leur rage. Le corps d'un Canoptek atteignit presque le Leman Russ de Kanova et s'effondra en creusant un long sillon dans la terre à moins d'un mètre de celui-ci. D'autres arrivaient, bravant la tornade de bolts que balançait les deux escadrons de Leman Russ. La Vallée étaient éclairée par le feu constant des chars d'un jaune fureur, d'éclairs de mort, et du rouge scintillant des canon lasers qui transperçaient la nuit comme si l'Empereur lui même était descendu de son trône pour illuminer la nuit.

-Alan's Pride, hurla Kanova dans sa radio, j'ai besoin d'un soutien aux coordonnées suivantes. Le kolonel récupéra un bout de parchemin que lui tendait son opérateur radio. Celui-ci prit l'eau tout de suite et se mit à coller à la main de Mika sans que celui-ci ne lui porte plus d'attention. En quelques secondes il avait avalé les chiffres qui n'avait fait que confirmer ses propres estimations.

- Feux sur la position 24 Delta - 48 Foxtrot. Allumez moi ces enflures par l'Empereur.

D'autres spectres étaient en train d'avancer alors que les canons gaitling sifflaient sous l'effet de la chaleur. L'escadron sur la gauche avait déjà cessé le feu pour éviter la surchauffe et que les tourelles ne soient endommagés, mais l'escadron du Kolonel continuaient à tirer. Les lieutenants et artilleurs savaient qu'il risquaient une lourde punition s'il cessaient avant que le Kolonel n'en donne l'ordre.

D'un seul coup tout le bas de la colline s'illumina comme si une bande de fanatiques y avait allumé un feux de joie à partir d'un petit immeuble. Pendant quelques minutes, du bas de la colline jusqu'à dans la vallée ou Nauris et son escouade avaient péris on y vit comme en plein jour. Le bruit de dix huit bolters lourds et quatre canons lasers tirant à l'unisson résonna comme un défi à la nuit et aux fantômes qui y règne de venir combattre les hommes de l'Impérium. Les dégâts furent catastrophique. Les Canopteks jaillissaient toujours des ombres de la ruine en face mais des trio de ses créatures tombaient à chaque nouvelle salve. Toutes la nuit les chars firent feux jusqu'à rejoindre la vallée, toutes la nuit les Canoptek chargèrent avec une obstination de sociopathes. Au matin la dernière de ces choses s'écroula dans la boue avant de se déphaser. L'herbe avait disparue pour ne laisser qu'un champs de boue, et, là ou auraient du se trouver une trentaine de cadavre mécanique, il n'y avait que les douilles et la terre labourée.

- Cessez le feu! grogna Mika Kanova en se demandant ou était passé les choses qui les avaient harcelés toute la nuit.

Lorsque le dernier canon arrêta de tourner, en sifflant sous l'effet de la chaleur et de la pluie, lorsque les derniers craquements des rotors et des bolters lourds se turent, le silence revint dans la vallée, assourdissant, malaisant, angoissant presque.
Ils c'étaient battues toutes la nuit contre des choses qui ne mourraient pas. Peut-être même ne c'étaient-ils battues que contre des monstres nées de leur imagination. Comme pour confirmer cette idée tout un pan de la ruine, en face de leur position, s'effondra soulevant une nuage de poussière qui vint se mêler au ciel bas et sombre du petit matin. La pluie était moins intense maintenant. Le vent emporta le nuage de poussière en le sculptant sous la forme d'un arbre éthéré et torturé. Là-bas, à l'angle de la partie effondrée une armée de chose avançait en silence, d'un même pas. Leurs canons à fission balançant aux rythme de leur déhanchement et éclairant faiblement les créatures mortes d'une lueurs maladive. Leurs yeux, par l'Empereur tout puissant, leurs yeux étaient des puis de mort et de souffrance, de haine et de promesses d'une fin inéluctable. Ces enculés semblaient sourire, leurs crânes ricanaient en crachant les ténèbres et la tempête qu'ils emportaient dans leur sillage funeste.

Mika se frotta les yeux du pouce et de l'index laissant une trace noire de suie sur sa tempe. Ses yeux le piquait et son esprit semblait tourner au ralentit, comme dans un putain de rêve. Il secoua la tête avant de lever la radio à sa bouche.

-Leman Russ Punisher de tête à tous les chars des escadrons un et deux. J'espère que vous-vous êtes bien reposé cette nuit parce qu'on à du taf pour la journée. Puisse toutes les vierges du monde trône vous sucer les boules quand nous aurons accomplis notre devoir mes frères, mais en attendant je veux qu'on se secoue le trou du cul, sortez vous les doigts bordel de merde, est-ce que vous croyez que le Saint Imperium vous paye une misère à ne rien branler? En avant sur les coordonnées qui vous sont envoyés, rechargez les canons, ils ont soif de mort!

Kanova rebrancha le micro sur son emplacement. Il aurait tué pour un café. Au moins l'une de ces options lui serait accordé avant la fin du jour.

- Vitesse moyenne, je veux qu'on puisse les arroser correctement quand on sera à porté. Indiqua-t-il à son pilote.

- Affirmatif, mon colonel, répondit le pilote du Leman Russ en enfournant une bouchée de pates énergétique dans sa bouche. Puis le chars accéléra légèrement en secouant son équipage.
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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Haroun'Kar l'immortel.   Mer 8 Aoû - 22:21

L'un des chars Leman Russ frôla le mur de plastbéton qui s'écroula sur lui même dans un craquement de tonnerre et un nuage de poussière grise. Six chars Punisher avançaient lentement pour prendre position. Le Kolonel Kanova avait beau être à vingt cinq kilomètres au nord-ouest, les deux lieutenants d'escadrons avaient une totale confiance en ses estimations. Ils avançaient prêt à faire leur devoir. Derrière eux l'escouade de vétérans d'Hank McAvoy se servait de leur masse comme d'un couvert sur et avançait au rythme des mastodontes.  

Hank avait les yeux rivés sur la ligne courbe et déchirée de la colline. Les chars roulaient doucement, même s'il savait que ce n'était pas tant pour les couvrir eux que pour assurer un tir maximum lorsque les horreurs qui leur faisaient face surgiraient des ténèbres pour brutalement mettre fin à leur existence. Cela lui suffisait amplement. Il serrait dans son poing son pistolet bolter en jetant, parfois, des regards sur le reste de ses hommes afin qu'il ne relâche pas leur attention en laissant dépasser un membre de derrière les chars d'assaut et fasse une cible trop évidente.

Le sol tremblait alors que les chenilles des tanks grattaient la terre, arrachaient l'herbe et écorchaient le sol pour ne laisser que la boue humide, comme si la lune saignait sous le passage de ces béhémoth d'acier.
Derrière chacun des chars une dizaine d'hommes avançaient, les pieds dans la boue, les traits tirés, le visage abimé et couvert de suie ou de terre. Chacun serrait un fusil à pompe ou la tige d'un lance-flamme lourd éteint.  On entendait, au loin, de l'autre côté de la colline, les tirs sporadiques de canon lasers et les hurlements des canon gaitling.
Hank se dit que ça devait sacrément chauffer là-bas, et il était content que lui et ses hommes soit sur le flanc droit qui semblait plus calme. A quelques kilomètres, vers la colline, Hank discerna la silhouette massive d'un Armiger qui avançait d'un pas calme et assuré. La machine de six mètres de haut environ, se mouvait comme un prédateur s'approchant de sa proie en silence, un chien de guerre à l'affut. Et dire que c'était les plus petites unités de la maison Belliante. Pourtant Hank était rassuré de le savoir prêt d'eux. Cela ne l'empêchait pas de lancer un ordre, de temps en temps, pour surveiller ce flanc quand il sentait que la vigilance de ses hommes succombait à la fatigue. Toute la nuit le flanc gauche c'était illuminé de flash agressif et du claquement mordant des Punishers. Au milieu de la nuit, alors que la planète Engo était au plus haut dans le ciel au point d'être visible malgré les lourds nuages que projetait l'armée nécrons, comme si la mort elle même avait déposé un linceul sur ce champs de bataille, les armes du Shadowsword c'étaient éveillés et avaient commencé un lourd tir de suppression.

Le canon Quake c'était mis en branle et faisait battre le ciel toutes les quinze minutes environ. Une comète traversait alors la chappe nuageuse pour aller s'abattre sur les rangs arrières des xénos. Hank ne pouvait s'empêcher de lever les yeux sur cette ligne qui défigurait l'obscurité et taillait le ciel avant de s'écraser au loin dans une explosion qui grondait sur tout le champs de bataille. Les squelettes avaient éveillé la colère du Alan's pride. ils allaient en payer le prix.

Alan Mc Grant était un Seigneur Commissaire qui avait combattu sur cette lune, un siècle auparavant et qui avait donner du fil à retordre à ces batârds en métal. On dit même qu'il était présent lors  de la dernière chasse, quand les Guardians of the Covenant avait assassiné leur chef et son fils dans la foulé. Lui même commençait à avoir un âge avancé pour ce genre de conneries, mais les traitement réjuvénants médiocres qui tournait parmi les soldats vétérans lui donnait l'aspect d'un homme d'une cinquantaine d'année. Il avait pourtant combattu sur Somala lorsque le Tyran et un démon majeur, fils présumé de l'entité dénommée Agarès, avaient attaqué le monde forge. Il avait vue des choses que son esprits n'acceptait toujours pas. Parmi ses hommes beaucoup le croyaient le fou. Et lui même était certains que ceux là avaient raison. Il c'était mis à boire pour essayer d'oublier les horreurs de Somala sans que jamais les visions d'apocalypse ne s'effacent vraiment de son esprit. L'un des escadrons de chars pris un peu d'avance et Hank fit signe à ses hommes de les suivres d'un geste de son épée tronçonneuse. Par le saint trône, une chose était sûr, il rêvait de se servir de cette lame sur ces créatures pour les tuer une bonne fois pour toute et, enfin, mettre fin à son devoir dans la mort et le repos éternelle qu'il trouverait dans la lumière de l'Empereur Dieu.

Il tourna le regard pour vérifier que tous ses hommes étaient bien à couvert, puis leva le poing en baissant le coude quand les chars ralentirent jusqu'à s'arrêter. Tous ses hommes mirent genoux à terre sans se soucier ni de la boue, ni des flaques d'eau gelée qui imbibaient leurs vêtements. Son opérateur radio vint le rejoindre en restant le plus bas possible.

-Qu'est ce qui ce passe, sergent? Demanda-t-il en chuchotant et en décrochant le combiné qui était fixé à son auspex dorsal.

Hank ne répondit rien. Il avait l'oreille tendue. Il essayait de discerner quelque chose malgré les craquements des combats qui se déroulaient de l'autre côté de la colline.

-J'en sais foutre rien mon gars, finit-il par cracher, mais bouge pas de là, je vais voir.

-Sergent, ce n'est pas à vous... commença l'opérateur avant de se résigner en voyant son supérieur partir en avant tout en longeant la ligne compacte du Char derrière lequel ils progressaient. Un des soldats rejoignit l'opérateur mais celui-ci ne pût que lui donner l'explication qu'il connaissait. Le sergent McAvoy était dingue et imprévisible.

Hank n'entendit pas toute l'explication, mais assez pour en déduire le contenue. En vérité la raison était peut-être la bonne, mais la vérité c'est qu'il avait vue trop de ses frères crever sur Somala. En quelques semaines des milliers d'hommes étaient tombés, deux cents en quelques heures, rien que pour tenir la plate-forme Skyshield de la forge principale, tombée sous les coups d'une horreur du Warp contre laquelle aucun des soldats présent n'aurait rien pu faire. Il ne pouvait plus les voir tomber, alors que lui avait vue assez de massacres pour plusieurs vies, assez pour que la mort le délivre enfin de ses cauchemars. Pourtant quand on lui avait proposé une retraite ou les traitements il avait pris les traitements. Il lui était interdit de laisser ses hommes se battrent seuls alors que lui vivait. L'armée impériale ne cherche pas des héros, tout ce qu'on demande à un soldat c'est de prendre son fusil et d'aller mourir sur les champs de bataille. Lui, comme de nombreux vétérans, ne le faisaient plus pour gagner, pour l'honneur ou même pour l'empereur. Lui, comme beaucoup d'autres vétérans le faisaient pour l'homme ou la femme qui se tenait à côté, un fusil laser à la main.

Il se glissa sous la tourelle gauche du chars de tête et s'accroupis dans l'ombre. Le canon du fuseur tournait sur lui même dans un grincement à faire claquer des dents. Hank ferma les yeux un long moment avant de les ouvrir à nouveau. Ils n'avait dormis que trois ou quatre heures ces trois derniers jours. Le matin allait se lever. Il était fatigué et ses hommes aussi. Il espérait juste que ce soit une fausse alerte. Mais les démons du warp se riaient de ses espoirs.

En face, sur une large ligne, des lumières verdâtres commençaient à apparaitre. Elles se balançaient comme au rythme d'une marche lente mais cadencée. Hank essayait d'avoir une estimation, sans vraiment y parvenir. Chaque fois qu'il pensait que la marée était arrivée à son terme, d'autres lueurs appraissaient, toujours plus nombreuses. Les canons des fusils Xénos, puis leurs yeux, vides de toute conscience mais emplis d'une haine immortelle et d'une soif de sang insasiable.
Hank s'accrocha à la carlingue du Punisher quand enfin il put discerner la légion qui avançait sur leur position. Ils devaient être au moins deux cents et s'étalaient sur presque trois kilomètres de large, dévorant la ligne d'horizon de leur silhouette cadavérique. Hank n'arrivait pas à bouger. Il savait qu'il devait retourner à l'arrière, qu'il devait prévenir ses hommes, mais la vision de ces morts marchant ainsi, toute une armée pour tenir ce flanc, le paralysait totalement. Ce qui le tira de sa torpeur fût le sifllement des canon gaitling qui commençaient à tourner en prenant de la vitesse. Quand ils commençairent à gronder, en éclairant les horreurs qui s'échappaient de la nuit, de flash stroboscopiques il détala, les mains sur les oreilles, pour rejoindre son peloton.

- On avance, hurla-t-il à ses hommes en faisant de grand signes pour que ceux qui n'ettendent pas puissent comprendre.

- Bougez vous le cul! Ils sont là.

L'opérateur radio repris ses ordres pour les plus éloignés. Hank ne connaissait pas son nom. Non pas que l'opérateur fût nouveau, mais cela faisait longtemps qu'il ne faisait plus l'effort d'apprendre des noms qu'il faudrait tôt ou tard essayé d'oublier. Il se planta entre le chars de queue et la double file de ses hommes qui partaient en courant, tout en restant le plus pas possible. Il compta environ trentes hommes avant de partir pour rejoindre la tête. Ils devaient profiter du soutien des chars pour essayer de rejoindre le point Alpha, là ou la relique devait se trouver. Sur leur droite les Leman Russ et les cadavres échangeaient des tirs qui éclairaient l'aube de flash mortels.

Le peloton de Hank rejoingit la colline au petit matin. Quelques rayons de soleil dardaient timidement à travers les lourds nuages qui recouvraient l'armée ennemie. Le peloton McAvoy avait progressé durant des heures, sous la pluie drue, dans les aspérités de la colline et le long de son flanc. Ils étaient maintenant en place. L'opérateur radio c'était posé sur un gros rocher. Il avait réussit à joindre le PC de la seconde Manipule pour leur indiquer leur position et la possibilité d'agir pour récupérer la relique. La réponse, traduite du binaire, le techno-language du Mechanicus, avait été d'attendre les rapports de destructions et de pertes. Les hommes du peloton c'étaient posés, dans leur uniforme trempés et avait pris un repas frugal. Certains essayaient de ne pas s'endormir, le visage reposant malgré eux dans la paume de leur main. D'autres fumaient ou vérifiaint leur fusil à pompe. Hank, lui, était sur un promontoire rocheux. Ses yeux le brulait de par la fatigue mais il ne céssait d'observer les combats, un peu plus bas, entre les escadrons de chars qu'ils avaient quitté et les legions Xénos. Il savait que l'ordre d'agir dépendrait du résultat de ce secteur. Les squelettes tombaient comme des mouches sous les tirs soutenue des Punishers. C'était une hécatombe. Toute la nuits les échanges avaient été nourris si bien qu'au matin Hank ne comptait plus qu'une vingtaine de squelettes.

- On va bientôt entrer dans la partie, dit-il à son opérateur radio afin qu'il guette le signal transmis par le PC du second Manipule Skitarii de Somala.

Les chars Leman Russ céssèrent de tirer. Les quelques cadavres de métal qui restaient semblaient éteints, sans vie. Pendant presque une heure la seule chose qui bougeait sur ce flanc était les tanks qui entamaient leur progression pour prendre position, puis, quelque chose attira le regard de Hank. Il dut se frotter les yeux pour être sur que ce n'était pas une hallucination dût à la fatigue extrême à laquelle il était soumis. Il releva les binoculaires et zooma sur le champs de cadavres.

- Non, c'est impossible! Dit-il pour lui même. Ceux qui avaient entendu se levèrent pour le rejoindre et essayer de voir ce qui pouvait troubler le sergent à ce point.

Là-bas, là ou il n'aurait dut se trouver qu'un champ de métal inerte et de terre retournée par les bolts, les cadavres se relevaient. Lentement l'obscurité reprenait ses droits sur la vallée tandis que les cadavres se réassemblaient. Hank tourna ses jumelles vers le centre des lignes ennemis. Derrièrre une armée de cadavres s'élevait une créature qui tenait, dans son bras dréssé vers le ciel, une orbe de gaz vert qui dardait des rayons, comme une insulte faite à la vie et à la lumière du jour. Les rayons frappaient le champs de bataille. Hank ne pouvait entendre, mais il voyait la machoire squelettique s'agiter, comme si ce maitre de la nécromancie psalmodiait quelques incantations. Et comme l'orbe frappait la terre, les morts se relevaient.

Hank tourna la tête vers la radio.

- Ici le peloton de vétérans McAvoy, répondit l'opérateur qui prenait une transmission.

Hank attendait avec, dans le ventre, une boule qu'il ne connaissait que trop bien, celle là même qui lui tordait les entrailles quand il savait qu'une décision allait prise et qui allait le mener, lui et ses hommes, vers une boucherie d'ou aucun ne sortirait vivant.

- Sergent, ils veulent que nous avançions.

- Les squelettes sont toujours là, gronda Hank à l'adresse de la radio comme si les opérateurs de l'autre côté pouvait entendre jusqu'à sa colère.

- Je leur ai dit, chef, mais ils disent que la relique et la priorité. S'il y avait eue quelques pertes ils ne nous auraient pas envoyés, mais le fait qu'il n'y en ai aucune, ils disent qu'ils n'ont pas le choix, sinon de tout tenter.

- Au péril de NOS vies, bande d'enculés. Hank pris le combiné. Et se mit à hurler dedans; Allez vous faire foutre, par le trône et les couilles de tous les saints, allez vous faire EN.CU.LER.

Il avait jeter le combiné avant même de finir sa phrase. Puis il avait ramassé son épée tronçonneuse qui reposait contre un gros rocher. Il était monté dessus et c'était tourné vers ses hommes qui avaient tous levé les yeux vers lui pour essayé de comprendre sa colère. Le silence avait suivis l'esclandre si bien que Hank n'eue pas à élever la voix pour se faire entendre.

- Allez mes frères, debout, avancez, allons nous battre et mourir pour le trône.

Tous les hommes se levèrent.

A l'horizon les Nécrons, eux aussi, reprennaient leur marche. Ils avançaient comme si la nuit de carnages et de combat n'avait jamais eue lieu.
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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Haroun'Kar l'immortel.   Sam 11 Aoû - 20:54

Le Kolonel Kanova venait de sauter du Tank. Ses pieds avaient atterris dans la boue humide en faisant gicler la boue trempée. Il avait allumé une clope et c'était servis une tasse de café de son thermos en aluminium cabossé. Autour de lui on pouvait entendre le staccato de tirs plus ou moins lointain et le ciel, toujours aussi sombre et lourd, s'éclairait régulièrement de flashs meurtriers. Il c'était penché sous la tourelle gauche du Leman Russ pour observer le mécano qui c'était accroupis en dessous. Une paire de lunette ronde de protection le protégeait des étincelles que faisait sa lampe à souder.

- Alors? Demanda Mika en tirant sur sa cigarette. La lampe à soudée fût la première à répondre en s'arrêtant, projetant uniquement une petite flamme bleue.

- Alors? Répondit le mécano en relevant ses lunettes qui laissèrent deux empreintes blanches sur un visage entièrement noircie par les résidus d'huile, de boue et de poudre à canon. Alors s'il tient c'est un miracle, puisse l'Empereur m'entendre. En attendant je pense que je ne pourrais rien faire de plus et que nous allons devoir compté sur les compétences de Straboï pour allumer les squelettes. Les auspex sont mort et sans les protections de chenilles nous serions au ralentis.

Mika c'était relevé, étiré les épaules et avait bu une gorgée de café après avoir tiré sur sa cigarette. Une explosion avait envoyé des gerbes de boues tout autour, à quelques mètres à peine. L'une des mottes avait atterrit sur sa manche, et il s'en était débarrassé d'un geste de la main méprisant, comme un dandy retirant une poussière de son épaule.

A deux pas de là l'un des Punisher avait fait tirer son canon laser, éclairant la vallée d'une lumière rouge intense qui avait décrue pour laisser de nouveau place à une obscurité plus intense. Mika engloutit son café et jeta sa cigarette dans une flaque. Celle-ci s'éteignit en flottant à la surface de l'eau qui stagnait dans l'empreinte de chenille.

- Mon Kolonel, appela le chef opérateur depuis la tourelle. Carlson avait perdu cinq kilos en une semaine, ses yeux étaient cernés de violet et ses globes oculaires éclatés de veinures sang. Il était celui qui dormait le moins malgré le fait qu'il ne prenait aucune autre garde que celle des messages entrants ou sortants. Sa barbes n'était pas rasé et aucun des membres d'équipages n'avait pu se laver correctement de toute la semaine. Les combats étaient incessants, la nuit qui précédait les Nécrons était tout aussi éternelle que leurs guerriers. Pas mal d'hommes et quelques officiers avaient commencé à raconter qu'ils c'étaient enfoncés en enfer ou les attendaient la mort elle même, elle jouait avec eux les obligeants à combattre pour l'éternité. Mika n'était pas de ce genre là. Une série de détonation avait attiré son attention du côté de la colline, mais il ne s'en préoccupait pas vraiment. Il avait levé les yeux vers la chape de ténèbres qui les surplombait. L'opérateur attendait toujours sa réponse mais Mika n'avait pas l'air d'avoir envie de lui répondre.

-Demande une analyse auspex, Carlson.

- Tout de suite, en revanche l'archimagos Thalys demande…

- Refusé! coupa Kanova sur un ton qui ne permettait aucune injonction.

L'opérateur du char de tête sortit la tête de la tourelle et se mit à gesticuler.

- Ils reviennent, les même saloperie reviennent vers nous.

- A vos postes, hurla Mika en filant un coup de pied sans la moindre retenue à son canonier qui dormait contre la chenille du chars, le cul dans une flaque d'eau.

- Déjà, dit-il en se frottant les yeux, étalant la boue qui m'acculait sa manche. Merde! ajout a-t-il en regardant sa montre. Ca fait seulement vingt minutes. J'ai pas dormis depuis…

- Ta gueule, monte dans ce chars et prépare toi au combat, l'invectiva Kanova en grimpant à l'échelon de coque. Mika Kanova n'avait pas dormis depuis soixante douze heure et, étrangement, il semblait presque se réjouir de la reprise des combats. Carlson rentrait la tête dans la coupole pour laisser passer le Kolonel et les deux membres de l'équipage qui suivait. Mika descendit dans la cabine et prit place dans son fauteuil de commandement. Que donne les Auspex?

- Les enculés! Répondit Carlson en observant les relevés que lui envoyait le Pc de la seconde manipule. On va en prendre plein la tronche!
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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Haroun'Kar l'immortel.   Dim 12 Aoû - 18:51

Inka-Toth-Rah avait levé les bras au ciel. Il s'élevait au dessus des masses des légions de la mort comme un Dieu de métal et de haine. Comment ces insectes avaient-ils pu penser que la mort, elle même, les laisseraient violer leur territoire, violer leur mémoire, violer le corps de leur Seigneur à tous? Inka-Thoth-Rah tenait l'orbe de résurrection dans sa main comme un sceptre de pouvoir. Il lançait des éclairs vert sur le champs de bataille en tonnant comme si un démon hurlait son indignation et chaque fois qu'il battait le sol du champs de bataille les hordes de métal se relevait pour retourner au combat. Comment ne pas sentir, en son cœur, tout le pouvoir qui faisait de lui un être divin? Inka observait ses légion avancer sous impulsions mentales sans même qu'il n'est un ordre à crier. Les légionnaires de la dynastie Kar avançaient, combattaient, mourraient et se relevaient dans un silence de cimetière. Pourtant il faisaient preuve d'une détermination sans faille, la sienne. Pendant un siècle entier le Phareos Haroun'Kar avait attendu, enterré là, non loin de son fils, que ses assassins reviennent, et pendant tout ce temps son armée avait ruminé la colère d'une telle insulte. Depuis des siècles les légions s'étaient lentement éveillées à une vie sans saveur, à une vie sans âme, à une vie qui n'était dévouée qu'à la vengeance, la réponse à l'offense faite au Seigneur du vide.


Inka leva les yeux vers le ciel dont l'orbe, éclatant en éclair de meurtre et de renaissance nécromantique vert, recouvrait la voute d'un chape d'obscurité profonde. Le voile noire, le linceul qui accompagnait les troupes d'Haroun'Kar et de son dévoué et loyal serviteur. Les orbites du Cryptek brulèrent d'un feu de jade intense et les nuages se déchirèrent d'un coup comme s'il s'animait d'une vie prédatrice et ouvrait une gueule aux dents ascèrées pour dévorer toute vie sur Engolop. Alors les Nightcythe pllongèrent vers la terre dans un hurlement strident. En forme de croissant de lune les chasseurs emportèrent, le long de leurs ailes en forme de lame, la vapeur des nuages enténébrés. Ils passèrent au dessus de l'armée du Phareos en sifflant leur mécontentement et leur besoin de sang. Inka aurait voulu sourire, il aurait voulu sentir dans sa main le pouvoir de l'orbe bruler sa chair, il aurait voulu sentir dans sa gorge le rire de satisfaction qui aurait dut y naître. Alors il reposa son regard aux orbites vides sur les rangs humains qui s'accumulaient au front et sut qu'il verrait son crâne de demi-dieu ricaner à leur face de primates mortels.

Les vaisseaux passèrent en hurlant au dessus des lignes de combattants qui s'affrontez autour de la colline de la dernière chasse. Ils laissaient dans leur sillage la ligne funeste de leur réacteur qui crachait un feu d'un bleu pâle. Ils piquèrent vers une colonne de blindée humain en ouvrant le feu de leur armes mortelles qui firent éclater la terre sous l'impacte de munitions vertes. Des lignes de feu brûlant s'ouvraient sous les impactes au sol qui faisait éclater la boue en longues colonnes destructrices.
En passant au dessus du convois de blindé les Nightcythes larguent leurs bombes.

Mika dut se tenir aux accoudoirs de son fauteuil de commandement pour ne pas être éjecté sur son canonier. Le char avait été touché par un obus. Tout autour d'eux n'était que feu, fumée et explosion de terre. Il hurlait ses ordres, d'avancer, d'avancer, de tirer. Sans se soucier des aéronefs ennemis qui le survolaient le Kolonel Kanova ordonnait de concentrer les tirs sur les machines que l'ennemi envoyait à leur rencontre, à moins que celles-ci ne soit tout simplement les même que celles qu'ils avaient tués quelques jours auparavant, ou les jours qui précédaient ceux-ci, encore.

- FEUX!

Le canonier ouvrait alors le feu, le propre hurlement de son canon couvert par les explosions incessantes qui retournaient la terre autour de leur chars. Une explosion monumentale fit trembler tout le mastondonte de métal, au point que le pilote du faire son possible pour manœuvrer son tank et éviter qu'il ne se renverse sur le sol.

- Bordel, hurla Carlson en pianotant sur les runes qui parsemaient sa console. On a perdu le stentor II, Il en arrive encore, j'essais de contacter l'Alan's Pride mais j'ai que de la putain de friture.

- Sort nous de là! S'exclama Straboï en s'adressant au pilote du Tank qui tentait de maintenir une allure minimum tout en essayant de prédire ou attériraient les prochains obus largués par les chasseurs Nécrons.

- On a est pris pour cible! Carlson avait retiré son casque pour être certains que Kanova l'entende et qu'il puisse entendre sa réponse.

- Sans blague, plaisanta Straboï en appuyant frénétiquement sur ses gachettes et en tournant la tourelle pour prendre une nouvelle cible. C'est les insectes fantômes ou les chasseurs ennemis qui te font dire ça, Carlson?

- Je veux dire, "l'arche du jugement dernier"nous prend pour cible! Son canon est en charge, on reçoit des data de pics d'énergies provenant de la machine Xenos et nos auspex confirme que nous seront la prochaine cible.

Personne ne répondit rien, chacun continuait de se battre en se concentrant sur sa tâche. Kanova défit sa ceinture de sécurité et se retourna pour prendre son pistolet bolter. Puis il ouvrit la trappe de la coupole avant d'en sortir le torse. Il chercha du regard l'arche sans la voir. A quelques kilomètres il pouvait voir la masse du Alan's pride. Le BaneSword
avançait en écrasant sous son poid tout ce qui lui faisait obstacle, mais il ne serait pas en haut de la colline avant la salve dont allait le gratifier l'engin maudit des squelettes. Mika se tourna cherchant les silhouettes des Armiger de la Maison Bélliante. Il en vit deux qui arrivaient sur leur ligne arrière, quand aux deux autres…

Mika se tourna vers la menace des Canopteks et tira quelques coups de pistolets bolter, moins pour tenter d'en blesser un que pour exprimer sa frustration.

- Tente d'ouvrir un liaison avec la Maison Bélliante, grogna-t-il en s'adressant à Carlson, demande leur ou se trouve leurs Armigers et s'ils peuvent éliminer cette Arche avant qu'elle ne fasse feu.

-Ils sont en soutient de nos unités blindés sur le flanc droit, chef. Le dernier rapport de l'Alan's Pride indique qu'ils essayaient de détruire l'Arche mais qu'ils n'y arrivaient pas.

- Tu déconne? Le Banesword est un tueur de TITAN, hurla Straboï en faisant virer brutalement son canon gaitling pour allumer un Canoptek. Celui-ci mourut non sans s'écraser avec violence sur la carlingue du chars en y laissant un impact.

Carlson n'avait pas prété attention au canonier et attendait les ordres du Kolonel. Mika était resté pensif quelques secondes, sans doute avait-il envisagé toutes les solutions possibles, sans doute avait-il déjà calculé leurs chances. Il fit une grimace plein de colère et toucha le pendentif de l'aquila qui se balançait autour de son cou au rythme des secousses qu'imposait le combat au chars d'assaut.

- Accèlère, feu à volonté, on va en tuer un maximum tant qu'il nous reste du temps. Que l'Empereur me prenne en témoin, je suis fiers de vous mes petits. Dit-il avant de sortir son torse de la coupole et d'arroser les ennemis cadavres de son pistolet Bolter.
Au bout de quelques minutes on entendit le rugissement de la lame tronçonneuse qui ne le quittait jamais, puis le ciel, la terre et l'univers se teinta d'un vert émeraude éblouissant avant que le monde ne se renverse et ne deviennent noir et assourdissant, le bruit des combats dévorés par le métal qui se tord et craque sous le poid d'un Tank qui fait des tonneaux. L'Arche avait rendu son jugement.
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MessageSujet: Re: Chapitre 4: Haroun'Kar l'immortel.   Lun 13 Aoû - 18:13

L'horizon fût éclairé d'un halo vert pendant quelques secondes. A travers les auspex de Chéron, Gilleas fût éblouis quelque secondes avant que les optiques ne s'adaptent à la lumière aveuglante de l'artillerie Xénos. Moins d'une minute après une explosion suivis sur le flanc gauche, puis une autre. Là bas des colonnes de feu et de fumée noire s'élevait. Les rapports indiquaient que le stentor II, le Machina Deus et le Macharius Rain étaient perdu. Avec ce dernier on pouvait craindre la mort du Kolonel Mika Kanova du 81éme blindé d'Alaman. Saloperie cracha Gilleas en appuyant sur les commandes de son Armiger Warglaive. Chacun de ses pas faisait trembler la terre. Les foulés du monstre d'acier, lourd de plusieurs dizaines de tonnes et haut de six mètres l'emmenait toujours plus prêt de la ligne de front. Chéron était une machine ancienne, l'un des joyaux de la maison Bélliante qui partageait avec Raptor les plus hautes distinctions. Gilleas avait insisté auprès de l'archimagos pour aller en première ligne avec les hommes du 9éme Régiment, mais celui-ci avait refusé, expliquant que le rôle des chevaliers serait trop important durant la batailler pour risquer de les perdre durant les premières heures.

Ainsi Thalys savait, eux même était au courant, mais les rapports radio parvenus des simples soldats n'avaient que confirmé ce dont le banneret se doutait, ils avaient été maintenue dans le secret d'un affrontement qui était presque certain.

-Sergent McAvoy à toutes les unités du secteur Delta, les Squelettes s'emparent d'un sarcophage, nous pensons que c'est le colis!

- C'est ça, intervint l'Archimagos sur la ligne. Sa voix mécanique trahissait une excitation étrange que ne lui connaissait pas Gilléas. On entendait derrière le maître de Somala les tirs sporadiques de bolter lourds. Il était donc au combat. Il fallait que cette relique soit d'une importance capitale pour sortir le maître des forges sous les tirs ennemis.

- De Chéron à Warhound et Cerbérus, pleine vitesse pour engager l'ennemi. Ils ne doivent pas sortir le colis de là, s'ils se replis vers les ruines de la cité oubliée ont ne pourra plus les arrêtter.

Les deux autres Armigers répondirent par l'affirmative. Les chars Leman Russ sur la droite lançaient des rapports de pertes chez l'ennemis qu'ils pilonnaient à l'aide de leurs canons Gaitling. Gilleas atteint enfin la crête droite de la colline. A quelques kilomètres en devers les hommes de McAvoy avançaient sous les tirs pour rejoindre les légions de squelettes et tenter de les prendre au corps au corps. S'ils y parvenaient ils feraient gagner un temps précieux. Un sacrifice dont aucun ne ressortirait vivant.

Les Auspex émirent un clignotement, un peu plus haut sur la colline une silhouette gigantesque et trapue se dessinnait sur le ciel zébré d'éclairs. Warhound était en position, il releva la tête vers le ciel et fit sonner son cors comme un loup hurlant à la lune. Sa bitronçonneuse reaper résonna à l'unisson. L'armiger planta un de ses pieds dans le sol avec une telle force que le rocher en dessous c'était brisée et roulait le long de la pente en petit morçeau. Sur sa droite, dans la valée, éclairé par le feu constant et nourrit des Punishers Cerberus se mit en place. Celui-ci tendit son Canon à fusion devant lui, visiblement empréssé de l'utiliser contre les ennemis de l'Imperium.

- Empêchez les de se replier en bon ordre, ordonna Gilleas d'une voix calme. Nous sommes la réserve et je veux que ces hommes puissent retrouver de l'espoir après cette semaine et demi de combats acharnés dans cette fange boueuse. Déchainez la colère de Morgane sur ces choses impies!


A peine eue-t-il terminé que les trois Armigers se baissèrent légèrement, les pistons de leurs jambes mécaniques sifflèrent alors que les compresseurs renforceaient leur assise. Les Mitrailleuses sur leurs carapace se mit à cracher, refoulant les douilles en pluie de métal. Les cibleurs dansaient sur les Squelettes fournissant de nouvelles cibles, passant de l'une à l'autre, dansant d'une victime à la suivante. Pourtant Gilleas compris que certains d'entre eux se relevaient comme les rapports de la semaine précédente en avait fait état.

- En mouvement! Si ces saloperies se relèvent nous allons faire en sortent que leurs pièces détachés soient éparpillés aux quatre coins de cette foutus lune. Bélliantes, avec moi.

Espacés de plusieurs kilomètres chacun les trois Armigers se mirent en marche au même moment. Chacune de leur foulée leur faisaient avaler les mètres par dizaines. Ils ne semblaient génés ni par les formations rocheuses, ni par la pente, ni par les tirs que leurs carapaces accusés quand ce n'était pas le bouclier ionique qui les absorbaient. Les lances thermiques se mirent à hurler en faisant fondre des squelettes qui, de sur, ne se reléveraient pas. En bas entre la colline de la dernière chasse et les ruines de la cité oubliée, plus de cinq cents Squelettes attendaient le jugement des Chevaliers de la Maison Bélliante pour ce seul crime ignoble d'exister. Et ce jugement arriverait au plus tôt.

Alors qu'il passait presque en courant devant les vétérans de McAvoy, ceux-ci le gratifièrent de louanges et d'encouragements qu'il ignora, trop concentré sur la destruction à venir. Au loin, les lueurs vertes continuaient d'illuminé l'horizon d'un vert funèbre et de pilonner le flanc gauche des troupes de l'Imperium.

Des dizaines de Squelettes s'écroulaient tout en essayant de rejoindre leurs lignes pour trouver refuge derrière les forces innombrables des morts de métal. Ils avaient la relique.

- Nous y sommes presque! Annonça Warhound sur la radio. Pour l'Empereur, pour la Maison Bélliante, purifions l'Impie.

Les mitrailleuses continuaient de tirer quand les machines de guerres entrèrent dans les lignes des Squelettes en les balayant de leurs Bitronçonneuses.

- Gloire à l'Omnimessie, Gloire au trône d'or! hurla le pilote de Warhound en massacrant par dizaine les soldats de métal Xénos.

Gilleas sourit en partageant cette sensation de puissance que ressentait son ami. Emeline, qui pilotait le Cerberus se mit à rire, éprouvant certainement la même sensation que ses deux compagnons. Gilleas leva son arme tronçonneuse et envoya valser un quinzaine de squelettes, épurant la zone autour de lui d'un seul geste qui envoyait valser des moçeau de corps métallique dans les airs. Il avait l'impression d'ouvrir une mer d'ennemis. Chaque coup tuait par dizaine, chaque pas l'enfonçait un peu plus dans la masse des légions de Nécrons, chaque salve de mitrailleuse détruisait un xénos en train de se reconstitué. Son arme de plusieurs tonne balayait comme une faux dans un champs de blé, la moisson mortelle fit valser plusieurs soldats dans les airs. Malgré le carnage des trois Armigers dans leurs rangs les Squelettes continuaient leur lutte acharnée pour sortir la relique de cette position. Ils tombaient sous le feu des punishers, sous les lames des chevaliers, mais mue par une inconscience immortelle, ils continuaient de combattre sans relâche.

- Celui-là est pour moi! désigna le pilote de Warhound en tendant sa lame vers celui qui semblait être le chef de cette armée.
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Chapitre 4: Haroun'Kar l'immortel.
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