Les Chroniques D'Alaman

Règles pour une Campagne fleuve à l'échelle d'un secteur.
 
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 M42-A102-M02-J14 - Port Spatial "Noitide"

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MessageSujet: M42-A102-M02-J14 - Port Spatial "Noitide"   Jeu 13 Sep - 11:25

Pendant plusieurs jours les unités du 4éme corps des forces de défense planétaire 9-162 avaient consolidé la place principale du spatio-port. Les plates-formes Skyshield avaient été renforcés, des boucliers voïds installés avec une rapidité et une efficacité digne des anges de l'Empereur. Pendant tout ce temps les hommes et femmes qui soudaient, renforçaient, plaquaient, gardaient les yeux rivés vers le ciel ou des étoiles filantes ne cessaient de percer une couche nuageuse de plus en plus dense.
La présence des vaisseaux Xénos perturbait le champs magnétique terrestre et sa gravité était violée de tel façon que des tempêtes et des ouragans avaient éclatés à de nombreux endroits. Le ciel c'était recouvert d'une chappe grise qui empêchait les troupes au sol de pouvoir suivre le ballet mortel d'étoiles combattantes. La bataille spatiale faisait rage, mais les rapports étaient formels, les Aeldarii poseraient le pied sur le sol de Supteda. Les forces de l'Imperium avaient concentrés leurs défenses autour des spatio-port, principal accès de liaison avec les réserves spatiales et contrôle essentiel des défenses sol-orbite.

Et pendant ces quelques jours ou le 4éme corps des 9éme et 162éme Régiments d'Alaman avait effectué un travail titanesque de renforcement, les modules Xénos avait frappé la terre en pluie de feu continue. Nuit et jours, pendant une demi semaine, le ciel c'était percé de leur lumière; cicatrices éphémères annonciatrice d'un combat mortel.

Gauthier Violente, Seigneur Commissaire vétéran des guerres du Vortex avait géré la tactique avec un pragmatisme qui porterait ses fruits. Il avait désigné les points de défense et de couverture des trois détachements qui protégerait Noitide. Le port spatial était l'un des plus important de la planète, et tous ceux présent ici s'attendait à l'une des bataille les plus meurtrière de cette guerre.

La première patrouille du 144éme Régiment de reconnaissance, commandée par Gédéon Jalowski lui même devait protéger les flancs les plus vulnérables du spatio-port. Des sentinelles blindés patrouillaient sur les collines d' "Onlemam". Lui même et ses hommes avaient pour mission d'empêcher des incursions dans le village de "Seirvu" ou les Basilisks avaient été placés afin de soutenir les défenses principales.

Le 11éme bataillon du 81éme blindé et du 101éme aéroporté serait la force de frappe qui manquait cruellement aux 4éme corps de Défense.

A l'aube du quatrième jour, alors que les travaux prenaient fin la pluie de modules Xénos avait commencé à se tarir. la pluie d'étoile filante se faisait moins dense, les flammes dans le ciel moins présentes et le ciel commençait à s'apaiser. Partout dans le spatio port les hommes et femmes d'Alaman observaient l'horizon avec une tension palpable comprenant que le début des hostilités au sol était sur le point de commencer.

Les premiers bombardements commencèrent. Pendant près d'une journée des rayons larges comme des immeubles s'abattirent sur les troupes au sol avec la fureur d'un Dieu en colère. Toute la nuit les hommes d'Alaman durent supporter les frappes, incapable de trouver le sommeil ou le moindre repos, coincés dans des abris de fortunes qui tremblaient et semblaient sur le point de rompre à tout moment. Les Servo-crânes qui voletaient autour des garnisons ne cessaient de diffuser la voix colérique du Seigneur Commissaire Violente qui exhortait à la juste colère et au courage digne de l'Empereur et de la sainte Terra. Toute la journée et toute la nuit le spatio-port fût ravagé par les tirs orbitaux des vaisseaux Xénos et malmenée par les hurlements abrutissant des commandants et prêtres qui haranguaient les hommes à tenir et à se préparer au combat.

Quand les tirs cessèrent et que le ciel fit taire sa voix destructrice le silence fut si assourdissant que certains crurent avoir perdu l'ouïe.

Volkarfdt juché sur une rampe de la zone de traitement et de raffinage des combustibles avait toujours la tête levé vers le ciel. Sa main droite posé sur son oreille il écoutait les rapports qui n'allaient pas tarder à arriver. Aucun son ne venait troubler ce silence de cimetière qu'était devenue le port spatial Noitide. Lui même n'osait rompre le bruit blanc qui crépitait dans son auspex. Il avait entendu le sergent Murk Romus chuchoter quelque chose en armant son bolter lourd d'une grande claque sur la culasse. Celle-ci avait résonnée comme une insulte dans le silence des lieux. Sur la tour de raffinage l'escouade "Reser" n'osait même pas bouger, pourtant les hommes qui la composaient étaient visiblement tendus. Ils fouillaient du regard les environs cherchant des fantômes qui ne voulaient pas apparaître.

Moins d'une minute après l'assourdissant silence de la fin de la tempête de feu Gérold se mit à hurler. Il n'était qu'à quelques mètres du Commandant de Compagnie Volkardft. Un bras tendu vers lui il ordonna de se jeter à terre, une demi seconde avant que le commandant ne tombe sur le rideau de fer de la rampe B12. Le silence n'avait pas été troublé, le tir avait été silencieux, à peine trahis par un sifflement aigue. Volkardft c'était allongé de tout son long comme soudainement endormi, un shuriken brillant planté profondément dans son crâne.

-"Sniper!" Hurla le sergent Reser en tendant la main vers Murk qui se redressait en calant fermement son bolter lourd sous son bras à la manière d'un Space-Marine.

- Ils arrivent! Grogna Murk en ouvrant le feu frénétiquement. Au bas de la structure un Seigneur fantôme avançait d'un pas lourd, s'échappant de la brume qui recouvrait l'endroit comme pour donner un sens au nom qu'il portait. Celui-ci se mit à tirer sur la Wyvern qui avait été placée à couvert sous les rampes de la station de raffinage.

Une explosion lointaine se fit le témoin que la bataille venait de débuter aussi subitement que le feu du ciel c'était arrêté. Les radio c'était mise à cracher des ordres et des rapports de toutes parts.

-"Le Bastion BPFR est pris par l'ennemi, nous sommes sous le feu de nos propres armes automatisés!" crachait la radio de l'escouade Reser. L'ignorant le sergent indiqua à son binôme d'arme lourde sa prochaine cible. Murk tirait rafale sur rafale. Des plates-formes antigrave, des armes lourdes de conception Xénos avaient rejoins le seigneur fantôme, ainsi que des gardes dont les lance-flammes améliorés éclairaient la plaine, en dessous, de lueurs éthérés et mortels.

-"Ils sont partout!"

La Wyvern subissait le feu nourrit du Seigneur fantôme. Les hommes qui étaient en charge du véhicule hurlaient des apelles à l'aide tout en ripostant de leurs pistolets lasers sur une cible trop proche pour être prise sous le feu de leur mortier StormShard.

Depuis la tour de ravitaillement le lance missile avait craché son projectile qui avait filé en dessinant une trainée de fumée blanche et tourbillonnante. le missile avait filé jusqu'à sa cible puis avait explosé dans un geyser de flammes d'où c'était échappé, quelques secondes plus tard, la silhouette du Seigneur fantôme. Il avait fait quelques pas de plus, auréolé de flammes, avant de s'effondrer sous les hourra de l'escouade Reser et le hurlement de Murk Romus qui tournait déjà son Bolter lourd vers une autre cible en riant comme un dément.

- "Seigneur Commissaire Violente, Escouade Draschner, position Seirvu, sur canal onze, confirmation du visuel, nous venons de perdre un soutien aérien dans les premiers minutes, je répète, Escadron de Valkyries à terre, explosion et dégâts importants."

La joie de l'escouade "Reser" fut de courte durée, de l'autre côté du spatio-port une épaisse colonne de fumée noire attestait d'un massacre trop éloignée pour être visible.

-"A vos postes!" ordonna le sergent en jetant un dernier regard vers le cadavre du commandant Volkarfdt, étendu, comme en train de dormir, une lame brillante plantée dans le crâne. "La bataille ne fait que commencer."


Dernière édition par Conteur le Jeu 13 Sep - 15:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: M42-A102-M02-J14 - Port Spatial "Noitide"   Jeu 13 Sep - 12:41

-"Escadron Alpha, en formation de combat! On va démonter ces saloperie efféminés. Par le trône, on va pas laisser nos gars au sol tous seuls. Préparez vous à déverser les feux de la sainte forge sur ces saloperies!" La voix du lieutenant était rendue nasillarde par le masque qui recouvrait son visage. Sur l'holo-bord qui s'affichait sur les verrières de son cockpit il reçut les confirmation de réception du message. Les Valkyries prenaient de la vitesse. Ils allaient traverser le champs de bataille et arroser les positions ennemis au passage afin de soulager les troupes au sol.

-"Position ennemie confirmée au bastion BPFR, snipers en embuscade." indiqua le pilote qui se positionnait à la droite du lieutenant. "Un bon début pour déloger de la racaille sous une pluie de métal."

- "Coordonnez vous, formation SA1, on va…"

Le lieutenant n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Un rayon blanc venait de frapper sa carlingue le forçant à manœuvrer son manche dans tous le sens pour maintenir l'assiette de son chasseur.

- "Hostiles à neuf heure!" Hurla le pilote de la Valkyrie trois. "Moto-jets, une trentaines!"

- "J'ai aucun visuel, ou ils sont putain?" Le pilote de la deux semblait affolé. On le voyait, dans son cockpit tourner la tête en tout sens pour essayé d'apercevoir ceux qui étaient en train de mitrailler leur position. Sa Valkyrie prit un sale coup sur l'aileron arrière dont un morceau se détacha en vrillant, suivis d'un panache de fumée noire qui traçait l'aéronef comme s'il était un épandeur.

- "Concentrez vous, virage sérré à 90, préparez vous à faire feu sur leur position."

- "Ils sont sur nous! Ils sont sur nous!" hurla le pilote de la trois en prenant son virage et en faisant tirer son multilaser. Les strie de rayons rouge rubis traversèrent les rangs des moto-jets sans faire le moindre dégâts. Les engins étaient petits, rapides et d'une maniabilité dans égale. Les Valkyries virent les moto Aeldarii passer autour d'eux comme une nuée d'oiseaux hurlants. Les Aéronefs impériaux lâchaient tout leur feu, mais les Asuryans zig-zaguaient et virevoltaient avec une aisance méprisante pour les lourds engins humains. A peine avaient-il traversé la position de l'escadron que les moto-jets des Shinning Spire faisaient demi-tour.

-"On est trop lent! Bordel de merde on est…"

Valkyrie deux ponctua sa phrase d'un hurlement de douleur aigue. Une dizaine de motojets Aeldarii avait rattrapé son engin et, tout en manœuvrant à plus de trois cent mètres de hauteur, ils harponnaient la carlingue de l'aéronef. Certains Xénos avaient sautés, depuis une position plus haute, sur le volant pour l'attaquer, comme des chasseurs aguerris torturant une monstruosité du ciel. Le pilote tanguait pour essayé de se libérer des xénos qui le tourmentaient, mais quand l'un d'un s'éloignait de la droite, un autre prenait sa place à gauche; quand l'un d'eux tombait de sa carlingue, ce n'était que pour retrouver le siège de sa moto-jet et reprendre le tir meurtrier. Il fallut moins d'une minute pour que la seconde Valkyrie ne pique du nez et se crash en tournant sur elle même et en laissant s'échapper, dans son sillage, une fumée noire enflammée.

- "Valkyrie trois, Formation DR2, on arrose ces fumiers et on dégage!"

- "Affirm…" La Valkyrie trois avait à peine entamée son virage que plusieurs motojets c'étaient lancée contre son flanc, l'une d'elle était entrée par la porte coulissante qui donnait sur l'espace de transport. Le Xénos avait taillé en deux, au niveau de la taille, le servant du Bolter lourd avant que l'engin n'explose. Pendant une demi seconde le lieutenant crut que l'Aeldarii c'était tué dans la manœuvre, mais sa moto-jet et le pilote sortirent des flammes en une pirouette gracieuse qui le remirent en positon de combat.

-"Ok, bande de batârds, " jura le lieutenant en serrant son manche des deux mains. Il avait poussé ses réacteurs à fond prenant de plus en plus de vitesse. "Je vais vous faire une démonstration de dévotion."

Il s'approchait à une vitesse vertigineuse de l'essaim de motojets. Il appuyait frénétiquement sur sa commande de tir, un rictus carnassier sur le visage tandis que ses tirs commençait à tuer. La portée trop courte le rendit aveugle alors qu'il sentait son engin gémire sous la contrainte qu'il lui imposait. Des morceaux de métal tapaient contre son flanc et sa visibilité fût rapidement nul quand il traversa un nuage de fumée et de flammes d'une motojet endommagée. Les Bolter lourds de ses flancs crachaient sans discontinuer. Une des moto-jets fût incapable d'éviter sa charge folle et frappa contre la vérrière du cokpit, le fissurant gravement. Une seconde avait tapé contre son nez qui se mit à fumer, réduisant encore sa visibilité. Le lieutenant fit monter le moteur en régime quand il sentit qu'il était au plus profond de la nuée. Les motojets frappaient et endommageaient son appareil, mais il savait qu'il ne pourrait jamais voir si sa stratégie avait fonctionnée.

Des dizaines de voyants clignotaient sur son tableau de bord, alertant sur l'état catastrophique de la Valkyrie.

-"Allez, un dernier effort bande de pédales, faites moi sauter ce bébé…"

Comme si l'Empereur avait exaucé son vœu, son appareil explosa en une boule de feu qui illumina le ciel.

Le sergent Draschner avait relevé la main devant ses yeux afin de suivre le ballet aérien qui se déroulait à plus de deux kilomètres. Un petit soleil venait d'éclore suivis de pétales de feu qui s'en échappaient pour s'écraser au sol, comme si un Dieu avait décider de marteler une terre impie.

-"Bordel, au nom de l'Empereur… File moi la radio!" hurla-t-il en tendant la main pour recevoir le combiné. Il avait jeté un œil aux rempart de la tour de contrôle pour y apercevoir le Commandant Gédéon Jalowski. Celui-ci levait les yeux, lui aussi, vers l'explosion qui tombait maintenant vers la terre en amas de fumée sombre.

Draschner prit le combiné et appuya sur le bouton émetteur.

- "Seigneur Commissaire Violente, Escouade Draschner, position Seirvu, sur canal onze, confirmation du visuel, nous venons de perdre un soutien aérien dans les premiers minutes, je répète, Escadron de Valkyries à terre, explosion et dégâts importants."

Le combiné ne mit pas longtemps à cracher une réponse.

- "Escouade Draschner, Violente sur canal Onze, pouvez vous confirmer qu'il n'y a pas de survivant, estimation des pertes ennemis."

Draschner échangea un rapide regard avec son radio sans arriver à le soutenir.

-"Aucune confirmation possible concernant les survivants, estimations des pertes ennemis impossible. Je répétes, aucune estimation possible."

La radio ne répondit que par un bruit blanc constant, mais les Basiliks alignés entre les maisons de Seirvu firent entendre leur colère moins d'une minute après ce rapport.

-"Sergent!" appela un des hommes de l'escouade tout en pointant son fusil vers une ruelle sombre qui s'ouvrait comme une veine dans les artères de la cité. "Mouvement, je crois… putain c'est juste une ombre, je sais pas ce que c'est."

-"Mouvement à cinq heure, identification… impossible, c'est quoi ces trucs?"

-"J'ai vue une ombre, là, bordel, préparez vous, c'est eux!"
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MessageSujet: Re: M42-A102-M02-J14 - Port Spatial "Noitide"   Jeu 13 Sep - 17:14

-"Dispersez vous, formation large, si ces saloperies veulent nous surprendre on va les déloger avant qu'ils ne puissent le faire. Méfiez vous des snipers." Le sergent Draschner avait finit par reprendre constance et à rameuter son escouade. Il était sous l'œil de son Commandant de Régiment et il ne serait pas dit qu'il allait perdre le contrôle. Lui et son escouade devait protéger le village Seirvu afin que les Basilisks puissent pilonner les troupes ennemis sans avoir à ce préoccuper d'une quelconque offensive par le sol. Les motojets avaient disparus après l'explosion de la dernière Valkyrie et Draschner priait l'Empereur qu'elles aient toutes péris dans cet assaut. Pendant plus d'une heure ses hommes avaient chassé des fantômes, des ombres mouvantes qui se déplaçaient d'obscurité en obscurité, d'une ruelle ou d'une rue à l'autre. Quelques tirs avaient fusé sans jamais toucher, ajoutant à l'angoisse de la situation, comme si ces choses n'existaient pas vraiment.

Les Xénos utilisaient des snipers et leur fourberie n'avait aucune limite. Il avait finalement pris la décision de garder l'initiative. Attendre que leurs tireurs se positionnent et les arrosent depuis de lourds couverts ne lui semblait pas judicieux, surtout que le tir constant des basiliks positionnés à une trentaine de mètres allaient bientôt les handicaper sévèrement. Le bruit les rendraient sourd, mais la poussière soulevée par ces monstres de destruction pourrait aussi amoindrir leur visibilité. Il avait donc formé des binôme en gardant le mortier en position afin de ne pas compromettre sa mission. Deux par deux, espacés de dix mètre au minimum, l'escouade avait commencé à s'enfoncer dans les venelles du faubourg.

-"Sergent, le Commandant Jalowski, sur la 1." Hurla le radio pour se faire entendre malgré le bombardement constant de l'artillerie. Il tendait le com-link a son supérieur tout en jetant des regards vers les fenêtres, essayant de prédire l'emplacement de sniper ennemis. Au loin on entendait le staccato des combats et des armes qui se répondaient. Draschner reconnaissait l'aboiement caractéristique de Black Dog, le bolter lourd du sergent Romus malgré les quatre kilomètres qui le séparait de la position de ce cinglé. Les Xénos devaient prendre une bonne douche de bolt sous le rire démentiel de ce psychopathe.

-"Sergent Draschner, j'écoute." Le sergent n'imitait pas son radio, digne et aussi droit que s'il était sur le point de prendre une tasse de thé alors qu'autour de lui la rage de l'artillerie et des combats plus lointain aurait inquiété n'importe quel officier. La voix du Commandant était hachée et la plus part des mots inaudible à cause des coups de canon EarthShaker.

-"Répétez, mon commandant, je ne vous reçoit pas." Draschner tandis l'oreille, mais cette fois la voix fût bien audible. Jalowski semblait hurler et le sergent levait les yeux pour voir sa silhouette se découper sur les remparts de la tour de contrôle du spatio-port, six cent mètre plus loin.

-"Je vous dis de faire revenir vos hommes, sombre connard, ce sont des Banshees qui arrivent sur votre position."

-"Pardonnez moi, mon Commandant." repris Draschner en se tournant vers les positions des Basiliks comme s'il pouvait les faire taire, au moins le temps de comprendre le message. "Je n'ai pas compris, quel est la nature de l'ennemi qui…"

Il fût interrompu par un cris atroce, un hurlement qui lui glaça le sang et lui donna la chair de poule. Son radio avait instinctivement fait un pas en arrière et il dût l'attraper par le col pour ne pas décoller le com-link de son oreille. Tous deux avaient tournés les yeux vers les ruelles de Seirvu. Un cris de douleur perça le tambour des Basilisk suivis d'un autre de terreur. Ses hommes étaient en train de revenir vers leur position en courant. L'un d'eux avait presque atteint la place Saint Sebastian quand une silhouette d'un blanc osseux et à la crinière rouge sang jaillis des ombres. Prenant appuis sur le mur opposé elle s'éleva au dessus de sa victime et, tournant sur elle même décocha un revers parfait qui décapita le soldat. Une danse, ces salopes danses pour nous tuer! Pensa Draschner en redonnant le combiné à son radio à travers lequel Jalowski continuait de hurler des ordres. La moitié de ses hommes étaient en train de rejoindre la place et tournait leur fusil vers la silhouette dont l'armure blanche était maintenant veinée de sang. Une femme à l'allure androgyne et au masque hurlant défiait les hommes qui c'étaient rassemblée ici. Les deux servants du mortier c'étaient redressés et avaient pris leur fusil. Les Basilisks continuaient de tonner derrière eux, inconscient de ce qui se passait à quelques mètres de leur position.

- "Attendez avant d'ouvrir le feu, sur mon ordre!" avait hurlé le sergent sans être certain que tous le monde ai entendu sous le vacarme ambiant des combats. Autour de la femelle Xénos une dizaine de silhouettes commençaient à se dessiner, toutes identiques, avançant avec la grâce féline d'une courtisane et avec une placidité complètement décalée en ce lieux de combat. L'un des servant du mortier ouvrit le feu, et un rayon rouge rubis fit éclater un coin de mur à presque un mètre de sa cible. Comme le signal d'un départ les furie blanches bondirent en poussant un hurlement strident qui agressait l'oreille et l'esprit. La plus part n'eurent d'autres choix que de se couvrirent les oreilles. Les plus éloignés gardèrent leur fusil en main malgré le sang qui s'écoulait de leurs oreilles. Le claquement caractéristique, suivis d'un sifflement, des armes Aeldarii fit les premiers morts, puis une tempête blanche et rouge s'abattit sur les survivants et les blessés.


Gédéon Jalowski courait sur le rempart pour rejoindre l'échelle de secours. De là il pourrait descendre et rejoindre ses hommes dans ce combat à l'issue inéluctable. Il avait déjà l'épée à la main et son pistolet bolter prêt à faire feu. Pourtant les quelques mètres qui le séparait de l'échelle suffirent à lui faire comprendre que son sacrifice serait inutile. Sur la place Saint-Sebastian plus aucun homme n'était debout. La plus part gisaient dans une mare de sang, des membres amputés éparpillés autour de leurs corps sans vie. Le commandant avait porté son regard vers l'emplacement des Basilisks trois cent mètres plus loin, suivant la direction des Banshees qui s'éloignait, disparaissant dans les ténèbres des ruelles qui menaient jusque là-bas. La dernière chose qu'il vit fût le sergent Draschner, qui s'éloignait en courant et en jetant des regards affolés par dessus son épaule malgré le désintérêt manifeste des démons à la crinière rouge qui avait maintenant une autre cible.

-"Couard!" jura-t-il en décrochant son com-link pour faire son rapport et prévenir l'artillerie de la menace qui pesait sur eux. Il ne restait que quelques heures avant la fin du jour. les nuages et les éclairs de tir de la bataille n'en laissait rien présagé, mais le commandant Jalowski savait que les assauts nocturnes seraient pires que ceux de la journée. Il fit son rapport et entrepris de rejoindre le côté qui donnait sur le tarmac, zone vitale pour l'Imperium. Son derniers ordres fut reçus affirmativement par l'escouade, Œil de l'Empereur. Un unique coup de fusil qui fit grimacer de colère le vétéran de nombreuses guerre en première ligne, lui qui commandait les "Dingues du 144éme". Gédéon reçus confirmation que ses snipers, sur le toit de la tour de contrôle avait accomplis la mission secondaire qu'il leur avait donné. Draschner était tombé, une balle dans la tête marquée du sceau de l'Impérium.
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MessageSujet: Re: M42-A102-M02-J14 - Port Spatial "Noitide"   Lun 17 Sep - 18:22

Davius n'avait jamais rien vue de tel. Il avait été un simple fermier pendant toute sa vie. Reprenant, génération après génération le même rôle que ses aïeux, il avait cultivé des champs et soigné des bêtes, comme son père et son grand-père avant lui. Puis l'Astra Militarum avait posé le pied sur Supteda et avait désigné des "volontaires". Il avait été engagé dans le 1er Peloton de conscrits de la 4éme Force de défense planétaire. Lui et trente autre, hommes et femmes, avaient été placé sur la plate-forme Skyshield centrale. Elle était le noyau central de Noitide. Tous les ravitaillements, que ce soit pour le spatio-port, pour la planète ou pour les vaisseaux en orbite, passaient par cette plate-forme qui accueillait les transporteurs de toutes fonctions et de tout tonnage. Comme des centaines d'autres sur la planète; des centaines dont les nuits et les jours qui avaient précédés devaient ressembler au même cauchemar, depuis le bombardement orbital jusqu'aux combats les plus sanglants.

Depuis les derniers rapports des attaques du village et l'arrivée des Xénos sur place, une semaine, presque, c'était déroulée sans que Davius ne puisse vraiment l'affirmer avec exactitude. Les jours et les nuits se confondaient dans la pénombre d'un ciel qui se chargeait de nuages menaçants et de fumée d'incendies. La poussière des combats ne se posait jamais vraiment, tout comme les soldats qui la menaient. Deux nuits auparavant le "Honor of Somala" avait tiré un énième obus de son canon disproportionné et avait détruit le bastion qui avait été pris par les Aeldarii. La structure c'était effondrée comme au ralentie et avait soulevé un nuage de poussière qui avait rendu aveugle tous les combattants sur des kilomètres. Le seul témoignage de sa présence était un tas de décombres que différents fluides faisait encore brûler aujourd'hui: lueurs infernales dans un paysage de désolation tellement mangé d'impactes que Davius ne comprenait même plus pourquoi il fallait le défendre. Le spatio-port était en ruine. Nuits et jours les conscrits avaient observé les combats dont ils seraient -selon la prêtresse qui était avec eux- le dernier rempart. Certains ,dans le groupe, avaient expliqués que c'était une chance, d'autres que c'était des mensonges. Même si la première semaine de combat était passé sans heurt notable pour le 1er Peloton de Supteda, Davius commençait à comprendre que les plus pessimistes d'entre eux étaient ceux qui avaient eue raison.


Toute la semaine le peloton c'était organisé en ronde de combats. Planqués derrière les boucliers de la plate-forme ils tiraient quelques fois sur les silhouettes d'ennemis en essayant de les atteindre, criant de joie lorsqu'un tir faisait mouche sans quasiment jamais tuer quoique ce soit. La plus part du temps les hommes du 1er Peloton était surtout les témoins des véritables combats qui se déroulait au bas de leur structure. Des batailles sévères, des tirs constants, des cris de douleur, de terreur, des hurlement qui s'éteignaient subitement ou qui étaient couvert par les détonations des armes ou le tonnerre des canons. Le balais des assauts et des contre-attaques était perpétuel, éprouvant pour les nerfs, pour le moral et Davius savait que sans la présence de Sœur Kertin, prêtresse du Ministorum, nombre d'entre eux seraient certainement loin de ce lieu de douleur et de ruine.

La destruction du bastion BPFR avait renforcé le moral de chacun et redonné une flamme à ceux qui doutaient. Les Xénos ensevelis sous les décombres avaient certainement tous péris quand le BaneBlade avait déchainé sur eux sa sainte colère. Malgré ça les jours et les nuits se ressemblaient. Il était impossible de trouver le sommeil, même en dehors des patrouilles, car le jour était sombre et la nuit éclairée par les tirs, les explosions, les incendies. L'air était pollué de fumée, d'odeur d'essence, de plastacier brulé, de chair calcinée, du cris des blessés, des appelles des mourants et des hurlements des soldats qui trouvait le courage de mener une énième charge. Davius avait vue quelques 'un des conscrits pleurer ou se balancer assis dans un coin, les genoux entre les bras en regardant le sol fixement. L'horreur qu'était devenu le quotidien avait brisé les esprits de ces gens là. Et pourtant aucun d'entre eux n'avait eue à subir ce que les hommes au sol subissaient. Que l'Empereur tout puissant bénisse ses héros de l'Impérium, avait pensé Davius en commençant à croire que la bataille pourrait bien trouver une issue sans qu'il ne doive faire face à l'horreur des vrais combats. Jusqu'à ce matin là…

Il avait pris son tour en se frottant la barbe qu'il ne rasait plus. Il avait ramassé son fusil machinalement en se félicitant de ne même plus faire attention au tonnerre du massacre et aux cris d'agonie constant. Tout autour de la plate-forme les armes continuaient à pétarader se répondant au nom d'un camps ou d'un autre, le sifflement bruyant des fusils laser, les percussion des bolters lourds et des autocanons, plus lent mais plus bruyant, les éclairs et flash des armes lourdes, des lances missiles, les réponses de l'artillerie aux aboiement du terrible chars super-lourd qui protégeait leur flanc. Davius avait pris sa place devant les bouclier et avait scruté un environnement en ruine fait de débris, de flammes et de poussière stagnante. C'est là qu'il avait compris.

Non les conscrits n'avaient pas été préservés, ils étaient exactement là ou ils devaient, à un endroit ou ils pourraient mourir au nom de l'Empereur sans risquer de gêner les vrais soldats aguerris. En face de lui, a deux kilomètres environ, avait-il estimé malgré la brume de poussière, une montagne c'était mise à bouger.

Une haute silhouette élancée, au crâne oblongue c'était lentement dessinée sur l'horizon. Son pas était long, lent mais démesuré, et chacun faisait résonner le monde et trembler la terre. Une immense épée, de la taille d'un immeuble se balançait au rythme de sa marche coupant la brume et le ciel lui même. Le "visage" de la chose semblait observer le champs de bataille qui se reflétait dessus, et plus il avançait, plus sa taille augmentait comme si jamais il ne finirait de grandir. Ce qu'il avait prit pour une machine immense était en réalité bien plus grande que ça, mais la distance et sa taille démesurée avait trompé Davius. A chacun de ses pas la créature/machine levait son longs bras maigre et les armes qui y étaient accrochés tiraient un feu d'enfer qui ouvrait la terre et la faisait exploser par ses impacts. Ses épaules étaient surmontés d'armes encore plus terribles et, partout autour d'elle, la chose répandait la désolation et le feu des enfers.

Les trente hommes et femmes du 1er Peloton avaient rejoint la position ou se tenait Davius. Il n'avait eue besoin d'alerter personne, le seul pas du titan avait réveillé les rares dormeurs et attirés tous le monde de par le bruit de fracas et le tremblement qu'il provoquait en marchant.

-"Par tous les anges de l'Empereur" avait chuchoté un conscrit, assez prêt de Davius pour qu'il l'entende. "Qu'est ce que c'est que cette chose?"

Et tous levaient les yeux vers la créature qui, malgré la distance et la hauteur de la plate-forme, les surplombait déjà de plusieurs mètres.

-"Et l'Empereur vit la vilénie des choses qui vivaient dans la galaxie, et dans sa pleine conscience et sa sagesse millénaire il les jugeât impurs. Alors par sa volonté et sa bonté envers l'Humanité il donna aux hommes le courage et le fusil laser afin d'abattre l'horreur que ces choses transportaient à la place de l'âme immortelle. Ce courage, cette volonté, cette lumière flamboyante qui l'habitait il la partagea avec l'humanité afin qu'elle trouve la force de combattre au moment voulu, et ce moment approche enfants de l'Imperium!" Ce mit à hurler Kerstin en levant son épée tronçonneuse. "Le destin et la gloire vous appelle! Pour l'Empereur!"

Davius n'avait même pas levé son fusil. Tout autour de lui les hommes et les femmes commençaient à tirer sans même attirer l'attention de cette chose immense. Chacun de ses pas qui semblaient si lent à cause de la taille de ses jambes, le rapprochait dangereusement de la plate-forme jusqu'à ce qu'il tourne son masque vers eux. Davius comprit, il poussa un cris pour ce donner du courage et épaula en tirant, comme s'il pouvait mettre sa propre volonté dans ses tirs. Il avait vue, dans le reflet du masque, sa mort. La chose subissait une pluie de fusil laser sans que cela ne l'affecte et se penchait maintenant en avant comme pour prendre de l'élan. Le titan chargeait la plate-forme jusqu'à ce que son épaule s'enfonce dans la structure et la torde dans un grincement d'agonie. La structure qui avait résisté aux bombardement de canons orbitaux avait plié comme de l'aluminium sous la force du Chevalier fantôme. Plusieurs gardes avaient été écrasés et les autres reculaient sans cesser de tirer. Quelques 'un fuyaient déjà et d'autres encore restaient paralysés par la terreur, souillant leur pantalon de treillis.

La créature se redressa en emportant des morceaux des boucliers de la Skyshield puis se redressa de toute sa hauteur. Elle avait levé son épée et ce fût comme si on abattait un immeuble sur eux. La plate-forme se fendit sous le coup emportant, dans une plaie béante, des dizaines de conscrits hurlants. Un coup de poing, un autre coup d'épée, suivis de missiles tirés depuis ses armes d'épaules, réduisit la plate-forme en un charnier de tôle tordue et déchirée. Le chevalier fantôme s'enfonçait en son sein en malmenant la Skyshield comme une créature éventrant une victime sans défense. Prenant appuie sur les reste de la structure de métal il avait poussé si fort pour enfoncer la plate-forme qu'elle finit par s'effondrer dans un éboulement de métal, de chair et de flammes. En se retournant, d'un seul de ses pas, le titan écrasait les rares survivants coincés dans les décombres. Se détournant des quelques insectes qui fuyaient en s'extirpant du brasier déformé qu'était devenue la plate-forme, le Chevalier fantôme cherchait déjà sa prochaine cible et tournait son masque sans visage vers le meneur de cette troupe humaine, et là-bas, arme au poing, le Seigneur Commissaire Violente le défier déjà du regard.
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