Les Chroniques D'Alaman

Règles pour une Campagne fleuve à l'échelle d'un secteur.
 
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 Chapitre 1: Résistance - Contamination

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MessageSujet: Chapitre 1: Résistance - Contamination   Mar 23 Jan - 9:56

La Statue d’Adler Hitérian était magnifique, dressée dans toute sa gloire, du haut de ses douze mètres de haut. Toute en or, le bras droit levé vers le ciel et le regard perçant la voute céleste, ceint d’une volonté de conquérir les étoiles. A ses pieds la version réelle semblait disproportionnée. Les jambes un peu trop courte, le ventre plus rebondit, le visage moins carré, les mains pataudes. Adler inspectait les rangés de troupes fraichement conscrites sur Enniev. La plus part étaient des citoyens désireux de se battre, d’autres avaient été enrôlés de force pour atteindre les quotas. Aucun n’avait le port d’un soldat de carrière. Certains tentaient de garder le garde à vous plus ou moins maladroitement, quelques un inspectaient leurs fusils laser comme pour en comprendre le fonctionnement. Les uniformes étaient fournis en taille réglementaire et les femmes ou les plus petits nageaient dedans tandis que les plus forts ou les grands semblaient avoir pris les déguisements de leurs enfants. Malgré l’inspection du gouverneur sectorius quelques conscrits échangeaient des mots entre eux, noyés dans la masse des milliers de fantassins ils ne risquaient pas grand-chose. Si certains avaient clairement peur, la plus part se sentaient prêt à en découdre, inconscients de l’horreur de la guerre à venir, ou prêt à défendre leur planète face à n’importe quel menace, sortirait-elle de l’enfer à cet instant. Les citoyens d’Alaman connaissaient le combat. Les frontières avaient toujours été défendues, violées par des envahisseurs, repoussés et reconquises si besoin. Tous avaient un parent, un frère, une sœur, un fils ou un père dans la garde impériale. L’Astra Militarum était une fierté dans le secteur Alaman, les dîmes étaient largement payée et parfois avec un surplus, car les régiments n’avaient pas besoin d’aller très loin pour faire la guerre. Avec plus de 1251 Régiments en action dans tout l’Impérium les forces d’Alaman étaient concrètes et tous avaient fait le serment de revenir défendre leurs systèmes dans le besoin. Un mensonge qui avait permis de maintenir le moral après la chute d’Egueup.

Dans le pas du Gouverneur, Tamaraz avançait avec une allure plus réservée. Elle n’était pas de ces Inquisiteurs qui se sentent au-dessus du peuple malgré son rang. Elle préservait son appartenance à la masse car elle savait que ce n’était pas dans un petit groupe d’élite que la corruption était la plus dangereuse, mais lorsque celle-ci venait empoisonner le plus grand nombre. Insidieuse, grandissant dans les ombres des ruelles sombres et des manufactorum les plus vils, nul ne pouvait la voir s’épanouir jusqu’à ce qu’il ne fût trop tard. Tamaraz était l’ombre dans l’obscurité, veillant à confondre le mal avant qu’il n’implante ses racines dans le terreau de la fange. Pour autant sa première mission dans le système Kirtua n’avait pas pour objectif de déraciner le mal, mais d’éviter qu’il ne se sème dans le cœur des loyaux serviteurs de l’Impérium. Elle avait relevé les yeux sur la statue avec une grimace d’écœurement que son chapeau à large bord avait amplement masqué. Il n’était pas encore temps de faire tomber les idoles. Le jugement pour péché d’orgueil avait été prononcé plus tôt, au milieu de la nuit. Elle reposa son regard de prédateur sur la nuque du gouverneur en effleurant la cicatrice qui parcourait sa joue, de sa lèvre à son implant bionique qui remplaçait son œil gauche. Une vilaine blessure que lui avaient laissée les Xénos lors des guerres Nécrontyr aux frontières Ouest d’Alaman. Les squelettes n’avaient plus reparue depuis la chute de Cadia et la faille qui c’était ouverte en travers de l’Imperium de l’humanité. Toutes les forces avaient convergés vers Egueup, trop tard pour la sauver. Le Tyran avait fait tomber la planète et pris le système de Kehèt en tout juste six mois. Le Gouverneur avait fauté par orgueil, et le Ministorum par laxisme. Tamaraz était là pour redresser les tords faits à l’Empereur-Dieu.

Un escadron de Walkyrie passa au-dessus d’eux et de la cohorte de servitors lobotomisés qui les suivaient. Quelques servo-crânes et chérubins furent dérangés dans leurs vols passifs par le déplacement d’air des véhicules militaires. Les aéronefs allaient déposer les renforts logistiques aux points clefs des bastions de Kinum des martyrs. Derrière le cortège des Chimères et des Taurox venaient déposer toujours plus de conscrits aux quels venaient s’ajouter de véritables soldats du neuvième d’infanterie et du cent unième aéroporté. Sur leur droite, dépassant des toits de tuiles grises, des Chevaliers de la Maison Bélliante attendaient patiemment, s’imposant à la même hauteur que la statue du gouverneur, mais avec une superbe que seul avait pu les investir l’Omnimessie. En face, des batteries d’artillerie du cent soixante deuxième d’Artillerie et des chars du quatre-vingt unième blindés s’avançaient en rang parfaits dans une synchronisation mainte fois répétés. Les Lieutenants de chars sortaient par les écoutilles et saluaient. Ils ne baissaient jamais les yeux sur Adler Hitérian et Tamaraz en pris note mentalement. Elle sentait que le véritable maître de ce monde était toujours l’Empereur de l’humanité malgré l’iconographie dont le Gouverneur Sectoris abreuvait son peuple.

Un peu plus loin, sur la large place dallée d’un gris mate, s’alignait les forces des Guardians of the covenant. Ils n’étaient pas en parade contrairement aux forces de l’Astra Militarum. Les Astartes étaient en ébullition. Leur camp était agité d’une frénésie guerrière et les rares frères qui n’étaient pas en train de préparer des défenses ou de réviser leur équipements, étaient plongés dans la méditation ou la lecture d’ouvrage saint tel que les codex Astartes. Tamaraz releva son chapeau en passant prêt de leur camp. Ces géants et d’autres encore plus grands –Les Primaris-, dans leurs armures énergétiques sans peintures, mais couverts des écritures sacrés et de robe de bure d’un rouge sang, était le signe le plus évident que l’Empereur était toujours ici, dans le secteur Alaman. Ses anges étaient ici-bas pour défendre le domaine sacré.

Pourtant Tamaraz avait entendue des rumeurs circulant parmi les Ordo. Les Anges de la première légion semblait trop secrets, trop discrets pour qu’ils n’aient pas à cacher un sombre secret enfouie en leur sein. Tamaraz savaient que l’innocence n’existait pas, qu’il n’y avait que des degrés de culpabilité. En cet instant elle adressa une prière à l’Empereur pour que leur culpabilité à eux ne soit qu’un infime détail qui, dans toute leur gloire, leur fasse aussi honte.

Elle adressa un signe de tête au Capitaine Hektorius, récemment promu suite à ses Campagnes sur Egueup. Malgré la défaite il avait réussi, à lui tout seul, à tenir les landes afin que les forces de l’Impérium puissent se réorganiser à Nolout. Mais même le temps impartis et la présence du maître intendant de l’humanité, Roboute Guilliman, n’avait pas suffi à repousser les forces des traîtres et cela malgré la chute d’un Prince démon, traître parmi les traîtres, Magnus le rouge, le cyclope.

- Vous n’étiez pas prêt sur Egueup, j’espère que cela aura servi de leçon !

Asséna Tamaraz à l’adresse du Gouverneur.

Adler afficha un sourire satisfait et adressa un geste de la main aux hommes du rang qui se mettaient au garde à vous sur son passage.

- Ecoutez Inquisitrice, commença Adler en essayant de se donner une contenance, Alaman se défend des invasions du Vortex depuis des millénaires, et avant ça, nous le faisions sans l’aide de notre bien aimé Impérium. Béni soit l’Empereur.

- Et vous avez péché par excès de confiance !

Le gouverneur tira sur son col qui semblait s’être resserré autour de son cou, comme une corde de lynchage, lorsque le mot « péché » était tombé.

- Nous ne pouvions prévoir une telle organisation chez nos…

- Somala aurait dut-être un avertissement suffisant Gouverneur.

Tamaraz s’agaçait de l’image que se donnait ce petit homme et elle avait hâte de pouvoir en terminer avec cette mission afin qu’elle n’est plus besoin de supporter sa présence qui lui donnait la sensation d’être souillée.

- Je vous rappelle que nous nous battions sur deux fronts quand la Forge est tombée. Nous devions gérer une invasion Nécron et, sauf votre respect, les Astartes n’ont pas su faire mieux !

Elle sentait, dans le ton de voix du gouverneur, qu’il s’agaçait, lui aussi, et son caractère avait tendance à le faire s’emporter. Elle vint se glisser face à lui et releva son chapeau très légèrement, juste pour qu’en suivant le geste il puisse relever les yeux sur le "I" stylisé qui y était gravé. Il ne fallait pas qu’il oubli à quel instance il s’adressait, même si, sur le moment, cela n’avait plus grande importance.

- Les fils bénis de l’Impérium, défenseurs de l’humanité, ont dut reprendre les conflits là vous les aviez laissé, dans une défaite inéluctable.

- Je vous interdis… Commença Adler, le visage prenant déjà une teinte rougeâtre sous le coup de la colère.

- Sinon quoi ? Demanda Tamaraz avec un sourire de mépris tordant la cicatrice qui lui barrait la joue.

Elle avait combattue dans le système Akhas, sur la lune d’Engolop, là où les Seigneurs des tombes c’étaient éveillés. Elle avait été témoin de l’organisation des forces d’Alaman avant ça. Pendant que les forces les plus importantes paradaient sur Bherl-1, des petits bataillons étaient envoyés aux frontières, comme une punition, et rarement relevés dans les temps. Tout ça pour que le Gouverneur puisse s’enorgueillir de sa puissance auprès de son peuple.

"Regardez ma puissance, regardez ce que j’ai créé." Mais seul l’Empereur avait droit de revendication sur les troupes qui arpentaient ce secteur comme sur toutes celles qui voguaient à travers la galaxie.

Une chimère s’avançait vers le couple et leurs suivant en portant haut les drapeaux rouge et noir signé d’un aigle impérial qui désignait Alaman. Elle s’arrêta devant eux coupant la conversation en l’état. Adler fit un nouveau salut à ses troupes avec un sourire forcé tandis que la rampe s’abaissait. Tout en ignorant royalement l’inquisitrice il monta dans le véhicule. Seule Tamaraz pu deviner l’éclair rouge qui inonda l’intérieur de la soute du véhicule, là ou un assassin Vindicare attendait le Gouverneur. En observant autour d’elle, elle comprit que, peut-être y avait-il eue un autre témoin, car le Capitaine Hektorius, dans son armure Gravis, lui fit un signe de tête en détournant le regard du véhicule blindé.

Ainsi finissent tous les pêcheurs, pensa Tamaraz en rejoignant la Chimère et le Vindicare qui avait accomplis la première partie de sa mission. Ils jouissent de leurs vices avant de tomber dans l’extrême inverse, ainsi Adler Hitérian aura vécus en se vautrant dans l’orgueil et il périt, bientôt suivis par ses icônes à sa gloire, dans l’oublis et l’obscurité d’une soute blindée quelconque. Dans quelques décennies, quelques siècles tout au plus, quand les idoles seront tombés, personne ne saura plus qui était Adler Hitérian.

***

Ils n’étaient plus qu’à quelques heures des premiers bombardements orbitaux. Les derniers vaisseaux de la flotte prenaient place pour optimiser leurs tirs sur les zones les plus sensibles. Les frégates et les derniers croiseurs manœuvraient autour des cadavres des vaisseaux de l’Impérium qui avait eue l’audace de lui tenir tête. Dans la fenêtre en ogive, dont les piliers étaient parcourus de veines palpitantes et de tendons nécrosés, le Tyran pouvait observer le demi-cercle bleu, blanc et vert sombre, d’Enniev grandir et bientôt envahir tout l’écran. La planète était froide, éloignée de son soleil à la limite du cercle de vie. Comme l’image était poétique et symbolique, se dit le Tyran, absorbé par la contemplation de sa prochaine conquête. La pièce était sombre et ronronnait doucement d’un mélange de machinerie lourde et de bruits étrange dut aux fluides vitaux qui infestaient le navire à demi vivant. Les seules lumières étaient celles des diodes rouges dont certaines clignotaient et qui, dans les brumes d’encens corrompus, prenait une vie étrange, presque onirique.

- Six mois pour prendre Egueup.

La voix de Deimos avait brisé toute la beauté de l’instant, celle qui préparait l’âme au carnage, aux rivières de sang et à la souffrance à venir. Le Tyran n’aurait su dire, au ton de la voix de son si fidèle ennemie, si la remarque était cynique ou si elle était flatteuse.

- Et alors, Deimos le déchus, es-tu venus pour me rappeler mes victoires les plus éclatantes avant que je n’en entame une nouvelle, ou voudras-tu aussi me conter celle de la forge de Somala. A moins que l’envie ne te prenne qu’autour d’un verre nous prenions le temps de nous remémorer celle d’Enrutas, ou tu voulus me prendre mon armée ?

Le Tyran se tourna vers le Dark Angel avec un sourire plein de fiel. Son armure se mit à vrombir d’impatience tandis qu’il se mettait à marcher vers le déchus pour que le visage de celui-ci ne soit plus masqué par l’obscurité.

- Ce que je veux dire c’est que cette fois-ci ils ne seront pas pris par surprise, Tyran. Expliqua humblement Deimos, même si la politesse lui écorchait la gorge. Envoie moi sur Enniev, ne te prive pas de mes troupes pour cette Campagne !

- Pour que tu puisses me trahir une fois en bas et reprendre tes sombres plans au dépend de ma gloire, Deimos ?

Deimos ne répondit pas immédiatement. Il savait le Tyran assez intelligent pour comprendre qu’il était un déchus, il le lui assénait assez régulièrement dans l’intention de lui rappeler sa trahison. Mais ce faisant il était aussi un ancien Dark Angel, et même si les Guardians était un Chapitre successeur, ils n’en restaient pas moins des fils du Lion, des guerriers de la première légion. Nul ne pouvait mieux les connaitre que leur frère déchu.

- Fait ton choix Tyran, mais tu en tireras ou non un bénéfice. Envois moi, ou garde moi ici à mûrir ma rancœur. Que choisis-tu ?

Quel choix fait le Tyran Alban Agarès Khaa?
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MessageSujet: Re: Chapitre 1: Résistance - Contamination   Mar 23 Jan - 9:56

M42-A001-M06-J06.
*#+ Transcription télépathica - rapport de bataille. Enniev ×Système Kirtua×. +#*

Il ne fait pas nuit. Pourtant le soleil c'est couché depuis plusieurs heures, mais le ciel est en feu. L'Obersteinfhurer -Sergent de l'escouade Epsilon- Taniia doit tenir les lignes arrières. Placée avec son escouade sur le point stratégique Kilo-Gamma 24, la ruine d'une redoute à moitié détruite, elle écoute le grondement apocalyptique d'une fin de monde annoncée.

- Gardez un oeil sur les réserves de munitions. Empêchez toute intrusion. Pour Egueup, pour l'Empereur.

- Pour l'Empereur! répondirent les autres en choeur.

Tanniia serra la poignée de son épée tronçonneuse un peu plus fort alors qu'une série de soleils éclaboussaient la nuit d'une lumière bleuté et mortelle. Dans les premiers jours du bombardement, à travers le globle, cinquante trois milles soldats pèrirent sans avoir vue l'ennemie. Il fallut plusieurs jours de tuerie et de destruction avant que le ciel ne se fende de trainées de feux annonçant l'instant redouté de l'affrontement à venir. Tanniia était déjà épuisé et avait perdu la moitié de ses hommes lorsqu'elle vit les silhouettes des Drones de la peste flotter à travers la fumée vers sa position.

A quelques kilomètres à l'Est des emplacements de mortiers avaient été installés pour bombarder les troupes qui arriveraient du nord. Mais les échangent de tirs et les hurlements qui suivirent finirent par la convaincre que l'ennemie était déjà en train de briser les lignes arrières.

**

Bastion/Forteresse da Kinum, dans les plaines de Kinum Martyre.

Mikrael Stronov, Kommandeur du 2éme bataillon, 9éme Compagnie du 9éme Régiment devait supporter la présence des Ogryns, leurs grognements bestiaux et leur odeur. Urgen Tallson semblait bien mieux accepter leur présence que lui, mais le Psycker passait beaucoup de temps à tenter de manipuler les courants du Warp pour abjurer les monstres hérétiques qui lachaient leurs sortilèges sur la Forteresse. Pourtant ce n'était ni les Ogryns, ni le Psycker du 144éme Régiment qui indisposait le Kommandeur. Mikrael avait écouté les bombes s'abattrent sur le bastion pendant des jours et il c'était félicité de la solidité de l'architecture impériale. Pourtant voilà que l'ennemie était précédé par la ruine. L'eau était pourrie, la machinerie tombait en panne, la lumière clignotait et des plaques de rouille apparaissaient un peu partout. Ce qui n'était pas en métal moisissait. Toute la Forteresse semblait vouloir tomber en décrépitude à une vitesse ahurissante, comme si l'on avait observé un cadavre se faire ronger par la putréfaction, mais en vitesse rapide sur un holoprojecteur.

- Les Ratlings en poste sur les chemins de ronde me rapportent la présence de plusieurs Sorciers, des "Traitres" des Legiones Astartes. Cracha le Kommandeur en cherchant sur la carte les coordonnées que lui avait fournie les semi-hommes.

- Ce ne sont pas eux le problème affirma le Psyker assermenté. Il appuya sa dernière phrase d'un coup de baton sur le sol comme pour souligner la gravité de ce qu'il annonçait. Mikrael jugea que les mots auraient largement suffit.

- Le véritable problème, celui qui corromps les installations, c'est la mort qui marche au devant de nos ennemies. Elle les sert aussi fidèlement que la Lumière sert l'Empereur. Celui qui guide cette attaque est un être d'une puissance inimaginable. Anark, le fils D'agarès, Space Marine servant la putréfaction. Maudit soit son nom.

Des tirs d'artillerie, les obusiers de machines monstrueuses à des kilomètres au nord, firent trembler tout le batiment. Cela faisait des jours que les horreurs arachnides, semi-mécanique, pilonnaient le bastion central, sans cesse. Les Ratlings échappaient à leurs tirs, mais pas l'imposante structure qui servaient de relais radio à toute la 9éme Compagnie sur ce continent.

- Par la grâce du Primarch, pria Mikrael en enfonçant son poing dans un gantelet énergétique. Pourvu que Kinum tienne jusqu'à l'arrivée du Chevalier du 81éme.

**

Dix-huits kilomètres à l'Ouest de Fort da Kinum. Bastion Phoenix.
Le Commissaire Commodeph toussait. La fièvre le faisait trembler et ses yeux brillaient de fatigue. Des boutons jaunâtres étaient apparuent sur sa peau et il avait dut se couvrir plus qu'il n'auraient dut pour le cacher aux hommes des escouades Alpha et Bêta.

Il toussait du sang mais il n'aurait abandonné son poste pour rien au monde. Depuis la meurtrière il pouvait voir l'horreur se mouvoir sur les landes qui ceignaient le Bastion Phoenix. Les Bolters lourds automatisés tiraient en continuent depuis que les armées de cultistes étaient entrés dans un périmètre de un kilomètre cinq cent. C'était des citoyens d'Egueup qui avaient accepté le marché des traitres. Oldov avait beau dire que c'étaient des esclaves qui n'avaient pas le choix, lui savaient qu'il restaient une option beaucoup plus noble, qui restait à porté de chacun d'entre eux.

Il lui fallut plusieurs jour pour réaliser son erreur. Et de longues heures pour se convaincre que ce n'était pas la fièvre qui le faisait délirer. Il le vit de ses propres yeux mais n'y crut que lorsque plusieurs soldats le confirmèrent. Lorsqu'un Cultiste tombait, quelques jours après il marchait de nouveau. Peu importait qu'il lui manque un membre, un morçeau de ventre ou la moitié du visage, le mort se relevait. Commodeph avait aggripé son pistolet plasma et ne le lachait plus depuis. Si les hommes d'Alpha et Bêta faisaient mine de quitter le Bastion par crainte des morts qui marches, il leur montrerait qu'il y a pire à craindre qu'une bande de cadavres tapant sur les murs de la tour Ouest de Kinum.

**

Arizamen observait par le périscope. Il avait toujours préféré sortir la tête par la trape pour voir de ses propres yeux, mais l'ennemie utilisait des armes bactèriologique. Et même, alors que les Leman Russ étaient fermés hermétiquement l'équipage du char avait chaussé des masques à gaz.
D'ici le son des Bolter lourds et du Canon Gatling Punisher étaient atténués. Pourtant il fallait encore hurler pour se faire entendre, même par le pilote, pourtant à moins d'un mètre de lui dans cet espace confiné.

- Bordel de merde, ces trucs en ont rien à foutre, ils continuent de charger nos positions.

Aram jureait tout en appuyant frénétiquement sur les gachettes du canon principal. Il abattait des dizaines de ces choses, ces morts-vivants, mais il en arrivaient toujours plus comme une vague sans fin de cadavres ambulants.
Arizamen tourna le périscope vers l'Ouest. Là-bas, à travers les brûmes verdâtres il pouvait voir le Bastion Phoenix et les éclairs de tirs qui attestaient d'un combat acharnés. Si les hommes du 9éme Régiments tenaient il ne serait pas dit que ceux du 81éme feraient moins bien.

- à tous les Punishers... ordonna Arizamen sur le canal d'escadron. Tenez la position! Il ne faut pas que ces "choses" puissent contourner le Bastion Phoenix.

Il savait que le bastion était une réserve technonogique chers au méchanicum, mais plus encore le lieutenant de chars calculait que si les morts passaient, les hommes du 2éme bataillon n'auraient plus de retraite possible si ces choses ne cessaient pas de pulluller.

- Contactez l'escadron de Mamloud, que ses Exterminators viennent en soutien immédiatement. Le second fer de lance du 81éme ne doit pas faiblir.

L'opérateur radio secoua la tête négativement. Mamloud avait fait route arrière et se trouvait en chemin pour rejoindre la Redoute, a vingt kilomètres plus au sud.

**

Bastion Vigilant.
Treize Kilomètres à l'Est de Fort da Kinum.

Karlick avait remercié l'Empereur. Le Bastion, pour l'instant, avait été épargné par les bombardements orbitaux et ignoré par les obusiers des machines de guerres postés au nord. Pourtant la position était isolée. Des Drones de la peste et des démons avaient détruient la position de l'escadron d'Artillerie de classe Wyvern qui avaient été postés a trois kilomètres à l'Ouest.

Derrières eux des drônes pillonaient la redoute du sud. Les rapports indiquaient des pertes inquiétantes dans l'escouade Epsilon alors que des dizaines de Drones Fétides avaient envahis la ruine et en purgeaient les couloirs.

En face Karlick et le Commissaire Dlorian avaient convenus que l'armée qui marchait sur eux, composée de démons porte Peste et de mort-vivants, seraient sur leur position dans quelques jours seulement. Sans compter les Astartes corrompus qui avaient pris position entre ici et Fort da kinum.

Bastion Vigilant était un îlot de métal perdue dans une mers de brûme toxyque et d'ennemies qui étaient en train de couper les routes aux renforts mais aussi à une éventuelle retraite. Tous ça pour un foutue laboratoire pensa Karlick sans en dire un mot. Même s'il savait qu'il n'aurait jamais laché cette position, le simple fait de râler, comme il aurait fait d'habitude, lui aurait valut un tir de plasma dans la tête de la part de Dlorian. Il préféra se taire et continuer d'écouter les systèmes de défense automatisés du bastion faire feu sur les troupes adverses qui avançaient, à moins d'un kilomètre de là.

Suite à venir.
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MessageSujet: Re: Chapitre 1: Résistance - Contamination   Mar 23 Jan - 9:57

M42-A001-M06-J14.

++ Rapport astrotélépathica, bataille de Fort da Kinum #/planète Enniev / Système Kirtua/ 2nd transcription ++

Les Leman Russ sortirent des ruines de Saint-Drusius la citadelle après des jours à contourner les positions ennemies. Le Chevalier Frank Norvus, à bord d'un Vanquisher, menait une demi douzaine de Tanks au combats. Les machines de guerre jaillirent des décombre du quartier des Hab-blocks dans le dos des lignes de démons et de mort-vivants qui envahissaient les pleines au nord du bastion Vigilant. Les Punishers braquèrent dans cette direction assurants leurs tirs en faisant pleuvoir une pluie de bolts et de morts sur les lignes ennemies. Les démons tombaient par dizaines, les mort-vivants semblaient toujours plus nombreux malgré l'averse de destruction qui les laminaient.

Frank et ses chars continuèrent tout droit sur cinq kilomètres avant de trouver une position qui leur permettrait d'atteindre les obusiers Defiler depuis la crête. Les longs canons Vanquisher se levèrent dans une synchronisation parfaite.

- Feu et fumée, ordonna le Chevalier Norvus en sortant la tête par l'écoutille de la tourelle. D'ici il pouvait presque voir les silhouettes des immenses créatures arachnides. Quelques secondes après les Vanquishers firent feu, espèrant faire taire l'artillerie impie qui martelait Fort da Kimun vingt kilomètres plus au sud. Les fumigènes partirent presque immédiatement, enrobant la position des Leman Russ d'un épais brouillard opaque. Le Chevalier sortie les jumelles de son paquetage. Il afficha un sourire satisfait en constatant un pique d'énergie sur la crête ou s'élevait les Defiler. Les Vanquishers avaient entamer une des machines mais un monstre plus lourd l'avait réduit en un amas de tôle et de braises d'un seul tir. Le Pride of Macharius était arrivé sur le flanc Ouest exactement comme l'avait prévue Frank. A cinquante kilomètres de l'autre côté des crêtes, le Shadowsword commençait son oeuvre de destruction.

**

Ouest de la Redoute, trente kilomètres au sud de Bastion Phoenix.

Le maître artilleur Alladi ben Zaouar n'avait pas lever les yeux de son holoécran depuis les fin des bombardements. Il avait ragé en assistant, impuissant, à la destruction des batteries Wyverns à flanc du Bastion Vigilant, ainsi que des emplacements de mortiers du 9éme à l'est de la redoute. Alladi ne pouvait voir de ses yeux, mais le champs de bataille s'affichait sur son écran. Les runes des positions d'artillerie détruite dès la première semaine d'engagement avaient clignotés avant de s'éteindre. Il était temps, se dit-il, de faire parler les voix de la vengeance. Il actionna son vox à toutes les unités Wyverns qui découpaient leurs silhouettes massives dans son dos.

- Tir en cloche sur la position Charlie-Bêta 8. Feux à volonté. Bousillez moi ces hérétiques!

A peine sa phrase fut terminée que les quadritubes se mirent à cracher leurs obus vers le ciel. Ils passèrent la barrière de nuages et de fumée et disparurent pendant de longues secondes. Alladi se réjouis en voyant la pluie d'étoiles qui déchira le ciel trente kilomètres plus au nord. Les obus avaient relâcher leurs multiples munitions sur les troupes de cultistes qui assaillaient le Bastion Phoenix. Il fallut moins d'une journée de bombardement intensif, une dizaine d'heures à peine pour que la rune ennemie ne se mette à clignoter et ne s'éteigne. Pourtant Alladi dut refaire une mise à jour après le rapport des escouades en position là-bas. Il ne pouvait pas croire ce qu'il entendait, mais la vérité avait peu d'importance. Que les victimes de ses bombardements se relève de la tombe, ou que ses rapports d'extermination soient faussés, le bastion était toujours en état de siège. Alladi ne pouvait le permettre. Les Wyverns allaient continuer à pilonnner. Dans quelques jours seulement le Spirit of Somala allaient être en position pour un tir depuis l'orbite.

**

Arizamen avait donné les directives pour contourner la carcasse d'un des Leman Russ de son escadron. Le Punisher avait été assaillie par les mort-vivants. Les créatures c'étaient acharnées sur le tank et avait finalement crevé les écoutilles. En quelques heures l'engin c'était immobilisé, fumant par ses orifices et le Kaporal avait pu observer, avec horreur, les cadavres s'extirper du chars comme des insectes grouillants sous les plaies d'un cadavre. Arizamen n'avait pu soutenir le spectacle et il avait ordonné à l'escadron de faire marche arrière. Tout du long les canon gaitling avaient tirés jusqu'à ce que les fût rougissent et même blanchissent sous l'effet de la chaleur. Les compteurs marquaient les victimes de l'escadron, plus de 900 morts sous les tirs soutenus des Punishers. Et pourtant les morts continuaient d'affluer et de charger leur position sans éprouver la moindre crainte ou le moindre doute. Le caporal voulait tenir mais son moral, à l'image de ses subalternes, commençait à faiblir. Voilà presque deux semaines que les combats faisaient rage dans les plaines entre Bastion Phoenix et Fort da Kimun. Les membres de l'escadron avaient à peine dormis et souffraient du rationnement de nourriture et d'eau. Pourtant le message qu'il reçu lui redonna de la fougue. Bastion Phoenix annonçait que l'Artillerie avait mis en déroute les Cultistes et que les morts ne se relevaient plus. Plus encore ce fût la seconde nouvelle qui redonna espoir à Arizamen. Le Pride of Macharius venait de rejoindre la bataille et il soutenait le flanc ouest. Cette nouvelle fût accuillie par des cris de joie de la part des équipages des Leman Russ du 81éme Régiment blindé.

**

Le Lieutenant Benkarra s'enorgueillit des accalmations qui avaient suivis son entrée dans le conflit. Plus encore des félicitation de Sir Norvus lorsque le canon Volcano du Shadowsword avait réduit en poussière un Defiler d'un seul tir à plus de trente kilomètres de distance. Mais la bataille était loin d'être terminé. Benkarra demanda un rapport à son opérateur tandis que le char super lourd avançait, écrasant tout les obstacles -arbres, maison, roches- qui se trouvait sur son chemin.

- Je pense avoir trouver le commandant des forces hérétiques sur le flanc Ouest, Lieutenant. Un seigneur de la contagion! Un membre des legiones héréticus.

- Toutes les armes secondaires, ciblez cette vermine, exterminez là!

L'artilleur en second répondit par l'affirmatif.

- Kouda, moteur à pleine puissance, s'il reste un seul morçeau de cette chiure de Mortarion je veux l'écraser sous mes chenilles.

Comme le pilote s'éxécutait Benkarra retrouva le dossier de son fauteuil de commandement. Sur les écrans il pouvait voir le Seigneur de la Contagion se tourner vers la menace qu'il représentait. Benkarra afficha un sourire méprisant quand le Marine hérétique disparue dans un nuage de poussière soulevé par l'impacte d'une pluie de bolts et de tir de canon laser. Personne ne pouvait survivre à une tel salve. Pourtant le Lieutenant écarquilla les yeux et se leva de son siège quand, alors que la fumée se disspait, il vit la silhouette massive du terminator à la faux avancer vers le chars qui faisait cent fois sa taille.

- Freinez! Hurla Benkarra. Trop tard. Le Shadowsword rentra à pleine vitesse dans le Seigneur de la contagion. Il fût stoppé net, comme s'il était entré dans un mur de Plastbéton doublé d'adamantium. Benkarra espérait que le choc avait occis son ennemie. Il resta bouche bée quand il vit la faux ouvrir le ventre du Pride of Macharius jusqu'à la poupe, laissant une cicatrice de métal béant. Il sentit alors l'engin de plusieurs centaines de tonnes être soulevé par l'avant.

- Marche arrière toute! MAINTENANT!

Kouda ne prit pas le temps de répondre et fit hurler les moteurs pour s'éloigner de ce monstre de puissance.

Benkarra crût alors qu'il avait affaire à Anark, le Sorcier qui avait pris Egueup, et il se jura de mettre un terme à cette vie impie avant la fin de la bataille. Mais le Seigneur de la Contagion n'était qu'un de ses serviteurs comme le Lieutenant allait bientôt s'en rendre compte.

**

Bastion Vigilant.

Les deux escouades tenaient la positions depuis deux semaines. Ils c'étaient réorganisés en peloton pour plus d'éfficacité. Dlorian les observaient plus encore que l'ennemie, et pour certain il était plus térrifiant que les démons qui chargeaient chaque nuit, que les mort-vivants qui tentaient d'escalader les murs ou même que les drônes qui flottaient au dessus de cette marais monstrueuse.

A l'aube du treizième jour le Kommandant était venue chercher les hommes. Pour la première fois depuis le bombardement orbital le gradé affichait un sourire. Ils avaient tenue la position grâce à une discipline de fer, organisant la résistance en rondes courtes permettant un feu nourrit et une gestion des ressources optimal. Mais pour la première fois depuis le début de la bataille l'espoir semblait renaitre. Les hommes du 2nd Bataillon du 9éme Règiment montèrent tous sur le toit du Bastion Vigilant pour voir les deux escadrons de chars Exterminator arriver par l'Ouest. Une demi douzaine de tanks fonçaient sur leur position en faisant feu de toutes leurs armes abattant des Drones fétides presque aussi gros que les Leman Russ. Les pertes étaient négligeable pour les Hérétiques, mais pas pour l'espoir qui nourrissait l'âme du Peloton Vigilant. Pourtant, à moins de cinq kilomètre des Leman Russ, une force Astartes corrompue contournait Fort da Kimun et avançait sur les escadrons Exterminator. La joie du Peloton fût de courte durée...

Partie 3 à venir.
Alban
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MessageSujet: Re: Chapitre 1: Résistance - Contamination   Mar 23 Jan - 9:57

++ Rapport de bataille Alpha3 / Kenniev / Kimun / Système error... failure... astropathique communication reboot. Error 209537io4yd. Fin de transmission. ++

Le conquérant d'Egueup, la plaie de Somala, le messager de la pestilence... Anark avait de nombreux noms, et Frank Norvus, Chevalier de fer de Bherl-1 les connaissaient tous. A son arrivé le sorcier avait entrainé dans son sillage une brûme d'entropie qui entamait toute vie, fusse-t-elle biologique ou non. Une semaine entière ou il fallait, en plus des combats, assurer une maintenance constante des appareilles, amputant bras, jambes ou plaque de blindage, chenilles et autres pièces de moteur, quand la fureur des batailles laissait place à un peu de temps.

Au bastion Vigilant les hommes du Peloton tenaient toujours la position. Ils tiraient sur les démons en contre bas, repoussant chaque assaut d'une salve nourrit de laser et de plasma.
Le Commissaire avait toujours l'oeil sur eux, mais celui-ci était laiteux et torve. Les lèvres de ce dernier c'étaient repliés pour laisser apparaitre un sourire macabre et de la salive avait séché aux commissures de sa bouche. De la morve avait laissé des trainée sèche sous ses narines et ses doigts, malgrè la mort, empoignaient toujours le pistolet plasma avec la force de la régidité cadavérique. Assis dans un coin il pourrissait depuis plusieurs jour. Les combats étaient si intenses que nul n'aurait su dire quand il avait succombé. Il était mort comme ça, assis dans un coin, rongé par la maladie, et continuait à décrépir sur place depuis.

Au nord du Vigilant les Punishers qui avaient pris l'armée de démons à revers n'avaient jamais pu stopper l'attaque. Dans l'impossibilité de recevoir les pièces de rechange, ni même d'éffectuer des réparations mineurs, les chars étaient tombés en panne les un après les autres. Il ne restaient plus, du fiers escadron de Punisher du 2nd fer de lance, 3éme compagnie, 81éme Régiment blindé d'Alaman, que des tas de rouilles et quelques cadavres que la maladie et les mort-vivants avaient dévorés. Bastion Vigilant était de nouveau isolé tandis que les Leman Russ Exterminator, à l'Ouest, devaient reculer sous l'impact des marines de la peste et des drônes fétides.

**

- Manoeuvre d'évitement, gardez un oeil sur les cibles. Ne vous laissez pas déborder.

Les fumées que les Vanquisher avaient lancés continuaient de couvrir leur position. Norvus faisait son possible pour tenir la position. Sous le commandement d'Anark, les armées de morts et de démons commençaient à changer de cible. Le Bastion Vigilant, au Sud, tenait avec bravoure. Le 9ème pourrait commèmorer avec fierté cette bataille. Frank menait son escadron depuis l'écoutille de tourelle. Il pouvait voir les Defilers avançer vers leur position à une vitesse ahurissante. Ni les falaises abruptes, ni le terrain accidenté de la crête ne les ralentissaient. Ces monstre de métal et de chairs se déplaçaient parfois à l'horizontal, comme des insectes de plusieurs tonnes, laissant derrière eux les stigmates de leur passage sous la forme de profondes entailles dans la roche. La terre c'était mise à trembler. Une gerbe de roche et de boue avait explosé juste à côté du Leman Russ du Chevalier de fer. L'impact avait secoué le char avec une telle violence que Frank c'était brisé deux côtes en tapant contre l'arêtte de l'écoutille.

- Tenez! Ordonna-t-il.

Anark était à deux ou trois kilomètres seulement. Il pouvait l'atteindre et, d'un tir, peut-être, mettre fin à la légende du sorcier. Il sortie son pistolet bolter et tira sur un démon qui escaladait la chenille à sa droite. Un autre série de coup de feux pour éliminer deux autres créatures qui montaient par le coffre arrière. Lorsque Frank se retourna vers l'avant du chars il recula instinctivement. Un Defiler se dressait devant lui, ses deux pattes médianes sur la face du tank et les deux pattes avant, avec leurs térrible pinces de scorpion, dréssés au dessus de lui. Frank n'eue pas le temps de donner le moindre ordre. Les pinces s'abattirent avec violence, déchirant le métal comme de l'aluminium. La bête enragée ouvrit le Vanquisher comme un fruit trop mur dans une série d'explosions et de cris de rage démoniaque.

**

Bastion Phoenix.

Dimitri ne se servaient même plus de son fusil. Depuis une semaine il parcouraient le bastion avec un fuseur d'entretien et une lampe à souder. La tour de garde était sur le point de s'éffondrer. À chaque impact d'un obus sur le sol des parties du plafond s'éffondraient, et si Bastion Phoenix tenait toujours debout ce n'était plus que par la grâce de l'Empereur... et le courage du Kommandeur Stronov qui avait mené une charge sur les mort-vivants en début de semaine avec les Ogryns de l'auxilia protectionnis.
Malgré l'état de délabrement de Phoenix, réduit à une ruine plus qu'à un fortin, les membres des escouades Alpha et Bêta avaient retrouvé le sourire. Le Seigneur de la contagion avait succombé sous les tirs du Pride of Macharius et il n'y avait plus de menace direct à moins de cinquante kilomètres de la tour. Au Nord, les soldats en poste sur le toit du bastion pouvaient voir, à l'oeil nue, le chars super lourd avançer en écrasant les arbres morts et calcinés de la crête pour rejoindre les combats sur le flanc Est.
Pendant quelques secondes Dimitri fût aveuglé. Depuis la meurtrière qu'il renforçait à l'aide de plaques de métal, il pouvait, lui aussi, voir le Shadowsword. La machine avait fait feu de son canon principal. Un bruit de tonnerre avait roulé sur la plaine de Phoenix puis les secondes c'étaient égrennées avant que la radio ne se mette à crachoter.

- Cible Défiler Charlie, aux coordonnées Virginie/Delta 13 atteinte...

Les secondes suivantes se passèrent dans le silence le plus total, seul les craquements de la tôle et du plastbéton de Bastion Phoenix permettait de s'appercevoir que le temps ne c'était pas figé.

- Cible Defiler Charlie...

Dimitri retint son souffle.

- Détruit. Je rèpète, cible blindée détruite.

Dimitri poussa un cris de joie en levant son poing en direction du Pride. Dans tout le bastion les survivants accalamèrent le Shadowsword.

**

Les hommes du Peloton Vigilant comprirent que la bataille arrivait à son terme quand le dernier Defiler restant tourna les talons. La machine ne fit pas feux sur leur position. Ecrasant l'infanterie sous ses pattes, le démon semi mécanique c'était cabré et avait poussé un cris terrifiant avant de rejoindre la crête. En moins de dix heures les forces du tyran avaient déserté Kinum laissant derrière eux un paysage désertique de roche brisée, de boue sanglante, d'impacts d'obus et d'arbres malades et calcinés.

24 jours. La bataille avait duré vingt quatre jours. Année 01, mois 06, jours 30. Alessander était sortie du Bastion vigilant et laissé le soleil blanc d' Enniev lui baigner le visage. Il réalisait à peine qu'il était toujours vivant. À travers la crasse, sa barbe de plusieurs jours, il ne s'apperçus pas tout de suite que des larmes coulaient sur son visage émacié et amaigris par l'épuisement et la faim. Il se laissa tombé à genoux dans la boue sans lacher son fusil et hurla lorsqu'il ne pu plus retenir ses sanglots. A côté de lui Stanniev regardait la montagne défigurée par les combats et les bombardement. Il avait posé une main fraternelle sur l'épaule d'Alessander.

- Lève toi soldat. On en a pas finis avec ces choses, on va les renvoyer dans leur trou pourrie, au centre du Vortex.

Alessander sécha ses larmes d'un revers de manche et se releva, aidé par son frère d'arme.

- Putain, oué, jura le garde impérial, par le trône d'or, on va finir de leur botter l'cul à ses...

++ Système error... failure... astropathique communication reboot. Error 209537io4yd. Fin de transmission. ++

Roboute Guilliman reposa le parchemin sur son bureau. Friedrich Alainsson et Gédéon Jalowski gardaient les yeux rivés sur lui. Ils n'avaient pas quitté le garde à vous tant que le Seigneur Régent de Terra n'avait pas terminé la lecture.

- Votre confrère, le Chevalier Frank Norvus, Kommandeur du quatre vingt un énième blindé et en soins. L'engagement vital est positif mais il lui faudra du temps pour se remettre des nombreuses greffes, expliqua le Primarch d'une voix douce et posée tout en se relevant de son trône. Alainsson ne put s'empêcher de remarquer qu'il grimaçait toujours suite aux blessures subit lors de la bataille finale d'Egueup.

- Que fait-on maintenant? Demanda Jalowski.

- En théorie, le Tyran ne va pas abandonner Enniev. En pratique, il va avoir besoin de renfort, autant en personnel qu'en logistique. Nous allons donc couper ses lignes de convoie.

Albatar Lorient fit un pas en avant.

- Le 101éme est déjà prêt, mon Seigneur. Nous pourrons décoller dans l'heure.

- Parfait Kommandeur, félicita Roboute avec un signe de tête. Nous attendrons que Cristobal Deritus et le 162éme d'Artillerie soit en position et nous allons isoler le reste des forces du Tyran pour lui porter un coup fatal.

Roboute c'était penché sur la table du stratégium et observait les positions des deux armées. L'Impérium avait sécurisé plus de 30% d'Enniev tandis que la death guard et le Tyran avait dut se replier sur moins de 1% de la planète. Guilliman ne partageait pas la satisfaction des Kommandeurs présents. Il savait que le Tyran allait redoubler d'éfforts pour prendre Enniev et il fallait s'attendre a tout.

Fin.

Alban.
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MessageSujet: Re: Chapitre 1: Résistance - Contamination   Mar 23 Jan - 9:59

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Sytème Kirtua / Planète Enniev / Ruines d'Ybrug. Coordonnées 189.545

- Ils ne nous laisseront pas ravitailler nos forces. Nos espions ont déjà rapporté des mouvements vers nos positions retranchés. Tu as perdu cette guerre, Tyran. Retire toi d'Enniev, rentrons sur Egueup et préparons un nouvel assaut.

Deimos avait les mains posés sur le strategium et observait la carte avec, sur le visage, un mélange étrange de frustration et de jubilation.

Le Tyran, une jambe posée sur un accoudoir et les poings sérrés, observait lui aussi la carte en trois dimensions. Sulpiss tenait difficilement en place. Il tournait autour de la table comme un fauve. Il avait l'air de vouloir entrer dans la carte pour entamer les combats. Il grognait chaque fois qu'il devait contourner Deimos et rageait en serrant compulsivement les poings. Tanath restait immobile tel une statue, silencieux en dehors des ronronnements de son sarcophage. Anark restait dans son coin, dans l'ombre de deux colonnes dévorés par des masses cancéreuses de chairs putrides et suintantes de pue. Il croisait parfois le regard de Sandoramas qui, malgré sa capuche arrivait à lui redonner un peu de force par sa présence. Les deux frères de la Death Guard avaient échangés après la défaite d'Anark lors de l'assaut planétaire. Agarès avait peut-être prévus cette déconvenue.

- Non. Rugie le Tyran en se redressant. Le temps que nous rejoignions Egueup les forces impérials auront organisé une riposte et nous nous retrouverons à défendre le système que nous avons fait tomber il y a deux mois à peine.

- Alors quels solutions? Demande Deimos calmement. Les Régiments Alamans arrivent sur nous depuis le Sud et les Gardiens du Covenant arrivent depuis l'Ouest. Deux forces armées assez importantes pour nous défaires. Il vaut mieux défendre Egueup que de la laisser sans défense en perdant cette bataille.

- Non, gronda Sulpiss en écho au Tyran en frappant la table du poing, fissurant le plateau de pierre.

- Il y a peut-être une solution, sussurra Sandoramas, attirant l'attention de Deimos et du Tyran. Le Death Guard retira sa capuche pour dévoiler un visage pâle couvert d'une grille sur le bas du visage. Sa peau pelée et couverte de furoncles et de cicatrices anciennes.

- Je suis curieux de la connaitre, reconnus Deimos avec un rictus.

- Anark, mon frère, Agarés nous soutien. Grand pére Nurgle affirme sa volonté. Nos forces à nous ne sont pas divisés. Nous pouvons faire face aux régiments et récupérer nos ravitaillements afin de poursuivre cette guerre.

- Et que faites vous des Guardiens? Ces fils du Lion qui arrivent par l'Est? Demanda le Tyran en posant ses coudes sur ses genoux, intrigué mais peu convaincu.

- Nous les écrasons! Rageat sulpiss en se tournant vers son maître. Nos anciens fréres ne nous sont pas inconnus.

- Ils nous connaissent aussi! Rétorqua Tanath de sa voix mécanique, lourde et grave. Son intervention attirant tous les regards.

- Oui, c'est vrais, accorda Sandoras d'une voix humide et douceureuse à la fois. C'est justement pourquoi nous pouvont les surprendre. La Death Guard est capable de tenir face aux régiments, le temps de récupérer le ravitaillement orbital. Nous pouvons même les repousser.

- Des possibilités qui ne prennent pas en compte l'armée qui avancent sur l'Est, répliqua le Tyran en se dressant. Mais j'ai l'impression que ce n'est pas l'idée que tu as derrière la tête Sandoras.

- Nous pouvons tendre un piège aux gardiens et anéantir leurs espoirs de reprendre le contrôle de cette guerre. Affirma Anarck en s'avançant à son tour, retrouvant le courage que lui avait retiré sa récente défaite.

- Tu compte te racheter de tes érreurs, Anarck? Demanda Deimos en se tournant vers lui. Cette planète n'aurait dut être qu'une formalité de plus et nous voilà coincés par ta faute sur cette caillasse glacée.

Le Tyran ne répondit rien approuvant, par son silence, l'accusation de Deimos. Les deux antagonistes semblaient au moins s'entendre sur une situation qui était inconfortable pour les deux. L'un face à ses ennemis en chasse, l'autre aux portes d'une défaite qui mettrait à bas son pouvoir sur une bande de guerre trop grande pour d'autres objectifs que la croisade.

- Un piége! Expliqua Sandoras avec le ton de celui qui explique son idée à un simple d'esprit.

- Pendant que leurs armées croient se battre pour empêcher un ravitaillement nous concentrons nos propres forces contre celles des Gardiens.

Sandoras reprit à la suite d'Anarck sans laisser aux autres la possibilité de le reprendre.

- Les loyalistes devront passer par les ruines de Ybgur. Nous posterons nos forces là, là et là. Expliqua-t-il en zoomant sur la carte.

- Ainsi, alors qu'ils penseront nous prendre par le flanc, ils tomberont sous un feux croisé.

- Ils seront tellement affaiblis que nous n'auront plus qu'a rejoindre la bataille du Désert d'Eréivab pour mettre à bas les régiments.

Le silence qui suivit fût rapidement brisé par un grognement de Sulpiss.

- On pourra poursuivre notre éffort de guerre sans même avoir besoin de base fortifiés. Nous pourrions raser leurs armées.

Deimos et le Tyran croisérent leur regard. L'un et l'autre semblaient s'intérroger sur la possibilité de succé de cette idée. Mais ce fût Tanath qui trancha.

- Dans tous les cas un flanc dans les ruines de Ybgur nous laissera du temps pour récuperer nos ravitaillement. Nous ne serions pas obligés de fuir. Nous pourrions poursuivre notre campagne sur Enniev.

Deimos acquieça d'un signe de tête.

- Oui, et notre ligne de fond pourra toujours soutenir les deux fronts.

- Cela peut marcher, reconnut le Tyran, si un lâche ne quitte pas le champs de bataille avant la fin. Ce dernier mot fut adressé à Anarck qui fit une grimace en bombant le torse.

- Je ne te décevrais plus, Tyran. Jura le Death Guard.

- Que faisons nous, demanda Sandoras avec un sourire dans les yeux, le regard de celui qui sait qu'il a gagné la joute verbal.

- Carnage! Tue! Mutile! Brûle! Répondit Sulpiss en tournant les talons pour quitter la salle.

Mission: Feu croisé.
Seconde table pour apocalypse.

Règles spéciales: les unités qui perçent, pour l'attaquant, peuvent rejoindre la bataille du désert par le flanc.
Les unités déployés sur le bord du défenseur peuvent agir sur l'autre table accolée. Les autres peuvent quitter leurs positions pour rejoindre la table principales.
Les pts de victoires sont comptabilisés en plus de ceux de la bataille Ravitaillement.

Environ 50% des forces doivent être déployés sur cette table.

Les deux tables n'en formeront qu'une. Ont peu tirer de l'une sur l'autre.

Les bonus de victoires s'ajouteront, chaque bataille étant jouée comme unique.
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MessageSujet: Re: Chapitre 1: Résistance - Contamination   Mar 23 Jan - 10:01

M42 - A001 - M07 - J20

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Les installations de bases arrières avaient poussés dans le désert comme des champignons au milieu de la moisisure. Anark observait le camps en se remémorant le bombardement orbital ordonné par l'Astra Militarum avant leur assaut. Les geysers de terre et de poussière, de roches et de fumée qui laissait place à de profonds cratéres. Seul un Bust Crawler avait été touché dans les lignes d'artillerie disposées prêt des ruines abandonnées d'un palais Impérial. Sur la légion disposée, prête à recevoir l'assaut des forces impérial, les tirs du "Sword of Drusius" avaient été des plus maladroit. Les destructions avaient même eue le bon goût de soulever un vaste nuage de poussière qui avait masqué les positions des enfants d'Agarès aux troupes en route. Anark se souvient avaoir gardé le silence malgré l'adrénaline et la soif de carnage qui l'envahissait. Le piège était tendu.

Il avait vue les silhouettes des escadrons de Leman Russ en premier. Douze chars c'étaient séparés en quatre colonnes de combat pour couvrir l'ensemble du champs de bataille. A leur suite des centaines de fantassins avançaient d'un pas volontaire, comme s'ils avaient déjà gagné cette guerre. Anark avait rit, jusqu'à ce qu'une quinte de toux glaireuse le fasse cracher dans son respirateur déjà souillé.

Les troupes ennemies c'étaient figés tandis qu'une brume marron aux odeurs pestillencielles avait commençe à envahir les allées du camps hérétique. Même à travers leurs masque à gaz les hommes de Deritus devait sentir le mélange de merde, de pus et de charogne que transportait cette brume étrange. C'est alors qu'il avait ordonné la riposte. Les Drones de la peste postés sur les futurs chemin de ronde de la forteresse de Nurgle avait tiré une série de grenade vers le ciel. A traver la brume immonde, les soldats n'avait vue que les éclats stroboscopique d'explosion multiples. Une centaine d'hommes, sur le flanc Est, étaient mort sans même avoir vue leurs agresseurs. Les premiers cris de douleurs et de terreur c'étaient élevés en couvrant les ordres qu'aboyaient les sergents.

Anikam'Atsam était un démon qui gagnait en puissance. Suite aux travers des Defiler lors de la bataille de Kinum, Anark avait imploré la puissante machine de le soutenir lors de ce guet-apen. Le Defiler, Spiritus Machina des forces du Tyran, avait accepté. Les Hellhounds impériaux avaient ouvert les gaz pour atteindre les lignes hérétiques et tenter de les noyer sous des jets de flammes. Le feu était éfficace autant contre les Cultistes que contre les Morts-vivants qui élargissaient leurs rangs, comme la promesse d'une vie éternelle sous les bannières de grand-père Nurgle. Le Defiler avait entamé un bombardement de riposte, lui aussi. Les Hellhounds avait soufferts, les premiers explosant dans des colonnes de feu illuminant la brume épaisse comme la colère d'un Dieu courroucé. Les Hellhound suivant avaient perdu le contrôle. Lancés à pleine vitesse ils étaient rentrés dans les carcasses des premiers. Quelque uns avaient réussis a zigzaguer au milieu du carnage, mais sur les six engins de l'escadron, un seul était resté en état de combattre. Anark avait imaginé l'espèce de soulagement naïf qui avait dut habiter le pilote et l'artilleur après avoir passé le mur de bombardement du Defiler et exploser sous celui d'un obusier Bust Crawler.

La bataille avait à peine commençé. Mortarion s'élevait au milieu du Camp. Dieu vivant de la damnation qui allait faire s'abattre la juste colère de l'entropie sur ces pauvres mortels qui osaient le défier.... (A suivre.)
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MessageSujet: Re: Chapitre 1: Résistance - Contamination   Mar 23 Jan - 10:02

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Le Rhino avait quitté la colonne pour rejoindre les rempart de la futur forteresse de Nurgle, tête de pont des forces du Tyran sur Enneiv. Anark observait sereinement ses troupes d'infanterie rassembler les corps des fantassins ennemies, bientôt ils se releveraient, bénis et combattraient à nouveau.

Derriére lui la rampe du transport blindé c'était abaissée et le Tyran, accompagné de Deimos, et Sulspiss avançait vers lui d'un pas rapide.

- Ou est-il? Demanda le maître de la Croisade sans autre forme de salut.

- Qui? Demanda Anark, cynique, sachant très bien de qui il voulait parler.

- Tu crois qu'une bataille de gagnée va nous faire oublier ta défaite lors de l'assaut initial? Ton échec nous a mis dans une situation critique Anark... Deimos l'accusait avec colère. Anark avait toujours été une épine dans son pied et le soutien de Nurgle, ou pire, de Mortarion, n'arrangeait en rien la position que lui disputait le sorcier auprès du Tyran.

- Une bataille de gagnée? Répéta Anark en se retournant enfin vers le trio qui était venus à sa rencontre. Non pas, frère, un carnage orchestré de main de maître.

- Par Mortarion, souligna le Tyran avec une grimace de mépris.

- Il était... un Dieu vivant. Anark se retourna vers les plaines et les ruines d'un des pans de la futur forteresse. L'endroit même ou son père c'était élevée dans les airs, porté par des ailes membraneuses. Son ombre c'était allongée aussi vite que les brûmes de putressences qui émanaient de lui en aura palpitante. La terre, elle même, c'était mise à pleurer. Des gouttes acides c'étaient abattus et le sol avait tremblé. Alors que le Primarch c'était élevé dans les airs le silence était tombé sur le champs de bataille provoqué par l'admiration des uns et la terreur des autres. Cet état de grâce fût seulement troublé par les hurlements du Kolonel Deritus se remettait à beugler ses ordres. Alors une tempête se leva tout autour de Mortarion et le temps reprit son cours.

- Il est partie. Indiqua Anark qui tentait de préserver le souvenir intact dans son esprit. Il n'est pas venu pour toi, Tyran, il suit ses propres objectifs qui t'échapperont toujours.

- Que c'est-il passer aprés les premiers tirs d'artillerie, demanda Deimos, curieux.

- Comment se bat ton Primarch, insista Sulspiss dont le poing droit s'ouvrait et se refermait frénétiquement, visiblement frustré de ne pas avoir participé à cette bataille.

- Juste après les tirs d'obusiers des Bust Crawler, d'Anikam le Defiler et des grenades des drônes, Mortarion est entré dans la bataille... (A suivre.)
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MessageSujet: Re: Chapitre 1: Résistance - Contamination   Mar 23 Jan - 10:02

Commodeph avait inspecté les troupes. Le commissaire avait rejoins la première brigade du 162éme un jour, seulement, après les combats à bastion Phoenix. Il était encore marqué par les affres des combats. Sa peau était pâle et de larges cernes soulignaient ses yeux perçant d'un bleu violacé. Une barbe soignée cachait assez mal les cicatrices de sa joue gauche, les restes de la vérole qui avait bien faillit le tuer, comme cela avait été le cas pour son camarade de Bastion Vigilant. Sa joue et une partie de son cou était ravagée par les trous laissés par les pustules qui avaient attaqué son corps lors de la défense de Fort Kinum. Malgré la fatigue et les blessures à peine guéries il arpentait les casemates d'un pas volontaire dans son uniforme impeccable. Il se distinguait, par là, encore plus des autres soldats qui, déjà, étaient tous originaire d'Alaman. A part les Ogryns, seuls les Commissaires venaient de secteur éloignés.

Pourtant la plus part des hommes qu'il croisait céssaient leur activité, que ce fût l'entretien de leur fusil laser ou de leur armure carapace, ou encore la lecture d'une lettre ou d'un livre, pour saluer l'homme qui avait survécu à Kinum. Survécu et vaincu, malgré la présence du Sorcier Anark, le Fléau d'Egueup.

Sans ce soucier des regards ou des salutations, Commodeph marchait d'un pas rapide. Il avait fait son briefing et savait que les six cent hommes et femmes qui allaient se battre demain tiendraient leur position et avanceraient sous le feu ennemie. Cristobal Deritus avait fait un discours enflammé sur l'honneur d'Egueup et la force et le courage qu'il serait nécessaire de déployer pour reconquérir la planète perdue.

La reconquérir... le Commissaire se sentait plus pragmatique en pensant qu'il faudrait déjà repousser les hérétiques d'Enniev avant de penser à une sainte croisade. L'assaut planétaire des Chaotiques avait échoué, mais la guerre n'était pas terminé. Malgré la foi galvanisante qui avait parcourus les troupes, Commodeph faisait partie de ceux qui avaient vue et survécu aux Legiones Héréticus. La victoire n'était pas acquise.

Après avoir passé les rangés de blindés, de Basilisks et d'Artillerie de toute sorte Commodeph avait finalement atteint son but. Devant lui se dressait le "Pride of Macharius." L'immense machine de guerre, même au repos, restait térrifiante. Son équipage s'attelait à diverses tâches de réparation sur les chenilles ou les tourelles. A l'ombre de sa proue une table avait été dréssée sur deux traiteaux et le Lieutenant Benkarra y avait installé une carte sur laquelle fumait deux cafés. En face de lui Kouda, le pilote et Norman, le premier artilleur, écoutaient ses prévisions sur la bataille en hochant la tête de temps en temps.

Benkarra était un homme à la peau sombre, aux cheveux grisonnants, aux yeux perçants et à la stature trapue. Une couche de graisse commençait à masquer les muscles secs de sa jeunesse. Les yeux brillants, presque tout le temps espiégle, le lieutenant continuait de trainer le fantôme d'un soldat du rang qui avait toujours eue du mal avec la hierarchie. Commodeph aurait pu y voir une grande faiblesse, surtout dans sa position de Commissaire. Mais contrairement aux apparences le lieutenant du Shadowsword en avait fait une force, à en juger par les têtes brûlés qui lui servaient d'équipage et qui lui louait une loyauté sans faille.

- Lieutenant Maamoud Benkarra. Interpela Commodeph en s'avançant vers la table.

- Commissaire, répondit le Lieutenant en écrasant un cigallo à moitié consumé. D'un signe de tête il donna congé à ses deux subalternes qui partirent vers le Pride pour donner la main à leurs collègue.

- J'avais devoir de venir m'assurer que vous êtes au fait de vos résponsabilités durant la bataille qui s'annonce.

Commodeph regretta presque aussitôt le ton trop formel qu'il employait, mais son rôle l'en escuserait certainement, il l'espérait.

- Oui Commissaire, répondit Benkarra sans s'embarrasser du ton employé. Je sais que le Kolonel Deritus sera avec nous. Je ferais en sorte d'honorer le 162éme d'une victoire éclatante.

Commodeph hocha la tête accordant son assentiment. Il prit place en face du Lieutenant, les mains jointent et observa le regard naturellement moqueur de Maamoud.

- J'ai appris que Saa Ben Almon allait reprendre le commandement du 81éme blindé. Le chevalier Norvus ayant régenté pendant son abscence lui laisserait la place sans discuter, selon vous?

- Pour quel raison Franck Norvus voudrait-il garder la place? Franck est un combattant qui a besoin de sentir la puissance d'un Leman Russ sous ses putain de saintes fesses. Saa est un Kolonel avisé, intelligent et un brillant stratège.

- Mais il craint la bataille, contrairement au Chevalier.

Benkarra plissa les yeux. Il se demandait maintenant si le Commissaire ne faisait pas une enquête. Il cherchait peut-être les traces de la corruption ou de la dissenssion au plus mauvais moment de cette guerre.

- Je fais partie de l'Auxilia régimentaire, classe super lourd. Je n'ai rien à voir avec les affaires des Régiments...

Commodeph s'enfonça dans sa chaise et afficha un sourire carnassier qui fit ressortir ses cicatrices dut à la maladie.

- Je veux juste votre avis car, justement, vous vous intégrez dans chaque Régiment. Auriez vous préféré un autre Kolonel de Régiment que Cristobal pour cette bataille?

Benkarra restait suspiscieux, mais avec les Commissaires, peut-être un futur Seigneur, l'honnêteté etait toujours la meilleure carte à jouer.

- Tous les Kolonels ont des qualités et des défauts. Cristobal est certainement l'un des meilleurs. Sa position à la tête d'un Régiment d'artillerie en fait un homme trop doux pour cette bataille. Il culpabilise des pertes inutiles quand parfois... elles sont nécéssaire. Saa Ben Almont prend rarement part aux combat et se sert de Frank Norvus comme de son porte étendard personnel, malgré ses qualités indéniable je lui préfère Cristobal pour cette opération.

- Qu'en est-il des autres? Demanda Commodeph, curieux et assez intrigué par la vision du Lieutenant.

- Le Kolonel Godffroy est un stratège exceptionnel, plus souvent ennivré qu'à son tour il saura choisir les unités parfaites pour remplir ses objectifs sans avoir besoin de trop nombreux calculs. Il aurait été très bien pour cette mission. Le Kolonel Albatar Lorient est un génie tout à fait capable, orgueuilleux, autoritaire sous ses faux airs de laxiste, il ne supporte pas la défaite et gagne la grande partie du temps mais il est prévisible et son orgueil est une faiblesse. Quant à Friedrick Alainsson il est moins stratège que les autres, très motivant il pourrait envoyer un millier d'hommes à une mort certaine sans que leur moral n'en fussent amoindrie. C'est sa force, ainsi que la capacité à sacrifier sans ciller. Il vous ressemble un peu Commissaire.

Commodeph lâcha un rire en tapant un petit coup sur la table du plat de la main.

- Belles analyses Lieutenant Benkarra. Fort heureusement pour nous, alors, ce sera Cristobal.

- Et l'Artillerie du 162éme, ajouta Benkarra, rassuré par la jovialité du Commissaire.

Commodeph se releva en s'appuyant sur la planche qui servait de table. Il jeta un regard vers le "Pride of Macharius". Une large entaille coupait la proue à la vertical comme si le chars superlourd avait accouché d'un xénos monstrueux. La cicatrice avait été laissée par la faux d'un Seigneur de la Contagion affilié au Sorcier Anark.

- J'étais venus vous remercier pour Kinum, Lieutenant. Pour Bastion Phoenix. Et pour vous souhaiter bonne chance pour demain.

Benkarra ne sut pas quoi répondre. Il resta silencieux, même quand le Commissaire remis son képi en place avant de s'en retourner vers les casemates d'infanterie.

- Il va nous en falloir de la chance, reconnus Benkarra Maamoud en se tournant vers son équipage en plein travail.

- Oué. Une pleine bordée de couilles de chance.
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MessageSujet: Re: Chapitre 1: Résistance - Contamination   Mar 23 Jan - 10:03

M42 - A001 - M07 - J21

La procession suivait son cour le long de la Via Militarum de Kinum. Tous les drapeaux étaient en bernes. Tout le long de l'allée les centaines d'étendards de compagnie des cinq principaux régiments flottaient comme pour rendre honneur à la chimère de tête. Sur le balcon du palais Impérial les Kolonels survivants observaient la cérémonie, les blindés qui suivaient, les troupes aux pas, même quelques space marines du nouveau chapitre escortaient pour rendre honneur au Kolonel Cristopher Deritus. La pluie tombait glacée mais légère. L'acide quel contenait n'était pas naturelle. Les rares qui croyaient à la venue de Mortarion pensaient que la planète était maudite. Ceux qui savaient, une poignée à vrais dire, ne pouvaient que constater le désastre planètaire que sa seule présence pouvait provoquer, même si ce n'était que pendant quelques jours.

- Il faudra des centaines d'années avant qu'Enniev puisse se passer de filtres à eau et que les épidémies recensés puissent être contenus, sans parler des cultures, fit remarquer le Kolonel Gédéon Jalowski en arrangeant l'une de ses manches.

- Les hérétiques n'auront pas cette planète. Ils peuvent la souiller, nous reconstruiront, nous purifierons et nous assainirons dans la Lumière de l'Empereur, par la force de notre Foi en Lui.

- Tu aurais dut rentrer dans le Ministorum Friedrich, tous ce talent gâché. Le Kolonel Albatar plaisantait, pince sans rire. Malgré la pluie des milliers de personnes étaient sorties pour suivre le convoie mortuaire qui emmenait Cristofer vers sa dernière demeure au panthéon des héros. Un sourire en cet instant aurait pu être malvenu.

- Il ne reste presque plus d'Astartes sur Enniev, si Mortarion reste notre victoire est loin d'être assuré, la campagne risque d'être longue. Quelques jours de sa présence impie et nous devons composer avec les recrues malade, la logistique de l'eau et de la nourriture.

- Que veux-tu dire Gédéon? Demanda Friedrich un brin agacé par ce défaitisme sous-entendu.

- Qu'il faudra travailler d'arrache pied pour remettre Egueup en état quand nous aurons refoulé cette armée de ramasse merde dans leur trou du cul vociférant.

Les trois Kolonels durent faire un éffort pour cacher leurs sourires. La chimère était arrivée devant le parvis du panthéon. Une dizaine de Leman Russ levaient leurs canons pour la salve d'honneur et Gédéon, lui, levait sa flasque pour rendre hommage a son ami du 162Éme. Au loin des dizaines de Basilisks allaient accompagner le chant d'honneur des chars de la garde.

- La garde meurt mais ne se rend pas. Elle plie mais ne tombe pas, récita Gédéon en rangeant son alcool.

- Pas de perte inutile, poursuivis Friedrich avec amertume.

- Le 101éme a dépéché des troupes d'élites pour venger sa mort. Expliqua Albatar en regardant la procession qui s'étendait dans la via jusqu'à perte de vue. J'espère bien la foutre au cul de ceux qui sont responsables.

- Il n'est pas encore mort! Affirma une voix derrière eux. Les trois Kolonels se retournèrent comme un seul. Saa Ben Almont venait de les rejoindre, son regard brun et expressif au milieu de son visage rond mangé par une barbe de quelques jours. Le crâne rasé a blanc laissé appercevoir des connectiques à ses tempes.

- Oui, dans nos mémoires, tous ça... rétorqua Friedrich qui malgré son cynisme prit le nouvel arrivant dans ses bras. Content de vous revoir Kolonel. Vous ne serez pas de trop dans cette Campagne.

Saa rendit son acolade à Friedrich avant de s'approcher du balcon. Il prit le temps d'observer la grande allée bondée de monde.

- Non, dit-il sans détourner le regard. Il est vivant! Enfin... presque.

Les détonations assourdissantes des Leman Russ et des Basilisks au loin laissèrent en suspend toute question. Les bannières des compagnies du 162éme se baissaient à chaque coup jusqu'au sixième. Puis un prêtre s'adressa à la foule, sa voix portée par une multitude de servo-crânes.

- J'ai vue ce qui restait de lui, affirma Albatar en se tournant vers Saa. Le tir de Mortarion à traversé un Chars avant de le toucher. Il ne restait plus de lui qu'une tête et un bras.

- Le bon, d'après les médecins, rétorqua Saa en saluant un lieutenant de chars qui paradait en dessous. Le tir à anéantit le corps entier de Cristofer, il est passé a quelques centimètre du coeur. Grâce à la prévoyance de tes troupes qui ont cryogénisé les restes et l'aide des apothicaires des Elohims nous pourrions le remettre sur pieds d'ici quelques mois. Même si je doute qu'il ne soit plus jamais le même après ça.

- Alors pourquoi tout ça? Demanda Friedrich avec un geste du bras englobant la cérémonie à leurs pieds, la colère sourdait dans sa voix.

Gédéon posa sur son épaule une main apaisante.

- Pour la ferveur! Répondit Albatar en devançant Saa qui approuva d'un signe de tête.

- Et s'il ne survit pas aux opérations ce sera ça de fait. Friedrich baissa les yeux et se tourna vers la foule.

- Donne moi ta flasque Gédéon, demanda le Kolonel du 9éme d'infanterie en tendant la main. La prochaine bataille sera capitale. Je sais que Cristofer était un maestro pendant la bataille du désert. Les enregistrements font état d'une direction des troupes allant au delà du génie. Mais face à un Primarch... Et il ne sera pas là pour la prochaine.

- Toi, Alainsson, tu baisse les bras? Se moqua Albatar sans méchanceté.

Pourtant, Friedrich n'accepta pas la pique et tourna les talons pour rejoindre les appartements ou l'attendait ses Kommandants de Compagnies sans un mot de plus.

- Il a raison, appuya Saa, nous avons une bataille à gagner. Celle qui libèrera Enniev.

- Une guerre, alors.

- Une Guerre, concéda Ben Almont à Gédéon en suivant Friedrich.

Gédéon échangeat un long regard avec Albatar, puis un court sur la cérémonie funéraire.

- L'Imperium a encore à nous apprendre sur la manipulation des foules, mais si cela nous permet de gagner à Enniev pour retourner nous battre sur Egueup, alors pourquoi pas.

Albatar hocha la tête en signe d'assentiment.

- Saa ne t'a pas remercié mais je le fais pour lui, les unités que tu as détaché pour la dernière bataille et celle à venir vont nous être précieuses mon ami.

Gédéon posa une main franche sur l'épaule d'Albatar et ensemble ils partirent rejoindre les deux autres Kolonel de Régiment.

- Le Tyran va mener un assaut désespéré sur Enniev, si je ne m'amuse pas avec mes joujoux maintenant je ne saurais plus quand le faire.

Gédéon se mit à rire alors que deux serviteurs en robe noire refermaient les panneaux de verre du balcon sur leur Silhouette.

Prochaine bataille:

M42 - A01 - M07 - J23.

Assaut desesperé
150 Pp

Le chaos aura 1 PC supplèmentaire
L'Imperium aura 1 PC en moins.

Frank Norvus 2/3
Creed 1/3
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MessageSujet: Re: Chapitre 1: Résistance - Contamination   Mar 23 Jan - 10:03

- Laisse moi passer p'tit con, ou j'te jure, par la verge de L'Empereur que je t'enfonce la tronche jusqu'a ce que tu te nourrisse par le trou du cul avec une putain de paille.

L'homme était grand et dépassait les deux soldats d'au moins une tête. Il était large d'épaule et, malgré un peu de ventre, dégageait une puissance brutale palpable. Son crâne rasé et sa barbe poivre et sel de quelques jours laissaient deviner un certain âge. Une cicatrice sur la joue droite creusait un profond sillon que sa colère accentuait encore.

- Vous n'avez pas l'authorisation pour rentrer...

Le garde ne pût finir sa phrase, attrapé au col par une main large comme un battoir. Il hocqueta tandis que son collègue levait son fusil laser.

- Je vais ordonner un putain d'exterminatus ciblé sur ton putain de fion...

Le second soldat s'avançait sans vraiment savoir comment agir. L'homme qui tenait son collègue par le cou portait l'uniforme des Régiments d'Alaman mais aucun insigne ne désignait son rang.

- Lachez le ou je devrais ouvrir le feu.

- Ferme ta gueule lopette, je vais te le faire manger ton fusil si tu me menace encore avec.

- Baissez vos armes! Ordonna une voix familière derrière les gardes. Il a toutes les authorisations, Le Kolonel Mika Kanov va rejoindre les combats, il est là à ma demande.

- Kolonel?

- Mon Kolonel, on ne pouvait pas savoir...

- La prochaine fois renseigne toi! Répliqua séchement Kanov en relachant le premier garde qui se massa la gorge aussitôt.

- Mika, désolé pour l'acceuil, c'est moi qui n'est pas pensé que tu puisse venir dans cet accoutrement.

Le Kolonel du 423éme super lourd dépassa les gardes en leur jetant un regard plein de colère.

- Alainsson, tu m'a souvent vue dans cet accoutrement de parade à la con?

- Non en effet, reconnus Friedrich en prenant l'avant bras de Kanov. Toujours prêt à partir sur le champs.

- Oué, avoua Mika en affichant un sourire. Toujours! Jouer les bureaucrates m'a toujours fait chier au plus haut point. Je suis pas l'Empereur pour pouvoir poser mon cul sur un fauteuil juste pour contempler les faces de flancs qui t'entourent.

- Saa serait heureux de l'entendre, plaisanta Friedrich.

- Comment va Deritus?

- Les Apothicaires des Elohims s'en occupent maintenant. Quant à Commodeph il est sur le réveil, une grande partie de son corps va être changé à lui aussi. Il devrait être promu, d'après de nombreux témoignages il aurait chargé Mortarion lui même avec un simple gantelet énergétique et l'aurait bléssé.

Mika stoppa la marche devant les grandes portes en bois sculptés du bureau du Kolonel du 9éme Régiment.

- J't'ai demandé des nouvelles de ce péquenaud?

- Non, se mit à rire Friedrich, mais même avec tout l'amour que tu porte aux Commissaires je pensais que tu serais heureux d'apprendre que nous aurions bientôt un Seigneur lourdement modifié et à moitié dingue parmis nous.

Mika restait impassible à l'humeur joyeuse d'Alainsson. Il poussa un grognement avant de pousser lui même les portes.

- Putain, pas qu'à moitié pour charger un Primarch démon à lui tous seul. Pourvue qu'ils lui fouttent un trou du cul à la place de la bouche, ce s'rait en adéquation avec la merde qu'il déblattaire.

Friedrich éclata de rire en refermant les portes derrière eux.

- Heureusement que nous sommes dans mon bureau. Tu n'a toujours pas été condamné par un Inquisiteur?

Mika se servait déjà un large verre d'Amasec sous l'oeil amusé d'Alainsson qui s'allumait un cigallo.

- Qu'ils viennent! S'ils n'ont pas peur de perdre le 423éme super lourd, ils pourraient se prendre un obus de canon Quake dans les trois neurones qui leur sert de tronche. L'esprit du "Léviathan" est en colère.

Friedrich souffla la fumée de son cigallo avant d'ouvrir un tirroire et d'en sortir une carte.

- Il va avoir l'occasion de s'exprimer. Tu le pilote toujours?

- Toujours! Répondit Kanov en vidant son verre.

- Bien, alors voilà les secteurs où tes chars vont être déployés...
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MessageSujet: Re: Chapitre 1: Résistance - Contamination   Mer 31 Jan - 23:50

Impassible, le Tyran regarde ses généraux se disputer les miettes de faire valoir qu'il a laissé choir de sa table stratégique...
Tous, ils se jettent sur la moindre carte, le moindre escarmouche, chaque bataille est vécue comme la plus importante afin de plaire au Seigneur du Chaos. Pathétiques, fous! Ils pensent mener une partie de la danse alors que le bal a lieu ailleurs! Pendant un instant, un traître instant, la rage qui l'anime trouve un chemin jusqu'aux articulations de sa main droite. Les phalanges blanchissent sous la pression qu'il exerce inconsciemment et bientôt le bruit de l'accoudoir de son trône broyé se fait audible à ceux qui l'entourent.
Les disputes cessent, le silence revient, chacun fixe la masse colossale du Seigneur, guettant un signe d'apaisement ou d'embrasement de sa personne.

Sulpiss, aussi emporté et provocateur qu'il soit, vouait une admiration pour le Tyran avouée à nul autre. Si son sens de la stratégie et de la politique ne l'égalerait jamais, il reconnaissais en lui une folie sanguinaire familière, quasi-fraternelle.
Après son échec sur Somala, le Seigneur avait convoqué Sulpiss dans ses propres quartiers. Le world eater pensait son heure venue, le hall spartiate, maniaquement entretenu, était alors maculé de sang. Les quelques survivants de son bataillon rapatrié avec lui étaient là... étendus, démembrés. Ces guerriers centenaires gisaient tels des xenos à même leurs entrailles, les Crocs de Boucher provoquant encore des spasmes dans certains corps sans vie.
A genoux au milieu du carnage, cet ange de ténèbres que tous appellent le Tyran feulait comme un félin démoniaque, pleurant et riant par saccades déraisonnées. Ce n'est qu'en apercevant son sujet mal à l'aise qu'il se leva et repris sa contenance et son froid coutumier.

Alors que la dernière larme que verserai à jamais Sulpiss pour ses hommes séchait, le Tyran posa sa main sur son épaule et se pencha à son oreille.
"C'est là mon présent pour toi, Fils du Boucher, une éternité de solitude, la douleur qui ne te quitte jamais, même lorsque la bataille st loin. Tu es un dieu parmi les fous, à présent, et un général de mon armée... n'échoue plus jamais..."

Sulpiss se remémorait la scène et gouttait la saveur amère de cette douleur. Jamais leçon n'avait été si belle pour une âme damnée comme la sienne, faisant du Tyran ce mentor qu'il admirerait et haïrait à jamais, même après que les Crocs du Boucher n'aient fini d'emporter son âme. Il se battrait pour lui, la terre ne sera jamais assez généreuse pour avaler le sang qu'il ferait couler dans cette croisade!
Hors de question que ce fils de pute putride ne vole le respect qui lui revenait. Faire intervenir un champion de la ruine comme Mortarion n'était qu'une preuve de lâcheté de la part du sorcier! Sulpiss mène ses propres assauts et le sang de sa hache éclaboussera bientôt le visage morbide de son rival!

Bousculant les autres généraux sur son chemin, il braqua ses prunelles ardentes dans celles, suintantes, d'Anark...
"Retrouve moi en bas, chien, et voyons qui sera le plus craint..."

Le sorcier resta silencieux, seul un souffle roque s'échappait de sa gorge flasque. Mais il acquiesça.

Le Tyran sourit, tous se détendirent, sauf l'enfant mage, assis à côté, qui vit la larme sur la joue de son Maître.
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Chapitre 1: Résistance - Contamination
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